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 Heyerdhal Maelennig [Terminée]

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Noble
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 :Peuple :
Humains
 :Âge du personnage :
19 ans
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Le poids des lignées passées et à venir


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MessageSujet: Heyerdhal Maelennig [Terminée]   Lun 19 Jan 2015 - 0:47

    - Nom : Heyerdhal
    - Prénom : Maelennig
    - Sexe : Féminin
    - Age : 19 ans
    - Taille : 147 cm
    - Poids : 43 kg
    - Peuple : Humains. Et gare au petit malin qui oserait lui prêter des origines naines.
    - Classe : Noble. Heyerdhal jusqu’au bout des ongles.


    - Description physique détaillée : Maelennig fait partie de ces êtres si menus qu’on a peine à croire qu’ils ont quitté l’enfance, de ces jeunes filles si frêles qu’on se demande comment leur corps pourrait un jour abriter la vie. Et pourtant c’est bien une femme qui fixe le visiteur perplexe, le visage encore un peu rond d’une adolescente mais le regard pénétrant d’une digne fille de seigneur Heyerdhal.
    Sous son opulente chevelure châtain aux boucles incertaines, qui laisse dégagé un front haut à l’admirable blancheur, deux yeux d’un bleu intense fixent le monde avec une détermination tranquille, inébranlable. Maelennig n’est pas hautaine, non, mais elle se tient bien droite et n’hésite pas à lever légèrement son menton délicat pour regarder son interlocuteur dans les yeux. On ne baisse pas les yeux sur elle comme on condescend à jeter un regard à une servante ou à une enfant. On ne prend pas l’ascendant sur elle sous prétexte que l’on mesure deux têtes de plus et que l’on arbore une barbe assez fournie pour étouffer quelqu’un avec. On regarde la fille d’Anseln Heyerdhal dans les yeux avec tout le respect qui lui est dû, ou on ne la regarde pas, on ne lui parle pas, on ne se tient même pas en sa présence. Malgré son gabarit Maelennig en impose et elle le sait, elle a très tôt appris à compenser par sa présence les centimètres que la nature lui a refusés.
    Ses coiffures sobres mettent en valeur son visage délicat et ses lèvres pleines d’un rose d’aurore, et ses robes marine discrètement brodées d’argent répondent à ses yeux d’océan. Elle est belle la fille d’Anseln Heyerdhal, elle a la beauté fragile et la pâleur rosée du liseron, et la force des mauvaises herbes. Jamais blessée, jamais malade, toujours à trottiner à droite et à gauche, que ce soit pour donner des instructions aux servantes ou rendre visite à un quelconque membre de sa nombreuse famille, dormant peu, lisant beaucoup, Maelennig jouit en effet d’une santé de fer que lui envieraient beaucoup d’hommes dans la force de l’âge.

    - Caractère du personnage : Qu’on ne s’y trompe pas, cette mignonne demoiselle a aussi son petit caractère. Si elle est généralement sérieuse, distinguée et d’une politesse exemplaire comme l’exige son rang, elle n’en est pas moins capable de se montrer d’une fermeté et d’une inflexibilité qu’on ne soupçonnerait pas au premier abord. On ne contredit pas une Heyerdhal. Quand Maelennig s’exprime, c’est qu’elle estime avoir raison. Si elle a raison, alors on ne la contredit pas. Pas sans de solides arguments du moins. C’est aussi simple que cela. Non qu’elle soit pourrie-gâtée ou refuse la discussion, il faut juste trouver le ton, les mots et les arguments pour lui prouver qu’elle a tort. Hausser le ton n’est pas une solution efficace, bien au contraire elle peut amener de fâcheuses conséquences. Maelennig est adepte des colères froides et, en dernier recours, des vengeances que d’aucuns qualifieraient de mesquines, mais qu’elle désignerait plutôt comme détournées. D’ordinaire elle est pourtant relativement directe, autant que faire se peut dans sa position, et porte une affection particulière à l’honnêteté, dont elle peut pardonner certains excès si les intentions en sont bonnes.
    On n’envisage pas de faire d’une Heyerdhal une docile poupée de réception dont le ventre enflé et désenflé constituerait l’unique intérêt véritable. Maelennig a toujours été très claire sur le sujet. Porter des enfants oui, car c’est là la raison d’être et la fierté des filles des Seigneurs d’Yggdrasil ; passer le restant de ses jours à broder au coin d’une fenêtre en enchaînant les grossesses, non, et si son futur seigneur et maître y voit quelque chose à redire, elle saura le faire changer d’avis, peu importent les moyens à mettre en œuvre.
    Surtout, on ne tente pas, on ne prévoit pas, on ne rêve même pas de salir le nom des Heyerdhal. L’honneur de Maelennig est extrêmement chatouilleux. Elle est fière de faire partie de sa famille, c’est son plus grand orgueil, et les Ases savent qu’elle en a de l’orgueil. Si elle avait été un homme, nul doute qu’elle aurait déjà livré plusieurs duels – et les aurait gagnés. Quand Maelennig veut quelque chose, elle se donne les moyens de l’avoir.
    Main de fer dans un gant de velours, elle ressemble au fond à ses deux sœurs Cordelia et Draedia qu’elle a pourtant peu côtoyées : celle-ci douce et paisible, aimante, ferme mais sans excès, celle-là déterminée, ambitieuse et prête à user de tous les moyens honorables en sa possession pour parvenir à ses fins. Bien à elle en revanche sont sa curiosité constante et le zeste de jovialité qu’elle laisse parfois voir à sa famille ; bien à elle également les entorses au protocole qu’elle peut risquer lorsqu’elle estime que les gains potentiels sont supérieurs aux risques encourus, sur le plan humain ou matériel. Après tout la Fortune sourit aux audacieux.

    - Équipement : Une courte lame est en permanence suspendue à sa ceinture, comme il sied à une demoiselle Heyerdhal qui a appris les rudiments du combat rapproché. Un autre poignard est toujours dissimulé dans sa manche. Pour le reste, Maelennig est une jeune fille de haute lignée ordinaire aux longues robes de velours et de brocart, fourrées en hiver (et dont le poids lui arrache encore quelques froncements de sourcils au moment de les revêtir), aux bijoux massifs mais ornés avec raffinement, la plupart conçus par les voisins nains des Heyerdhal ou cadeaux de ses sœurs.
    A noter que depuis toute petite elle porte des colliers d’ambre, censés attirer la protection de Freyja. Son frère Soedal lui a récemment offert un large collier de plaques d’ambre séparées par des gouttes d’or, un des nombreux trésors de la famille Heyerdhal dont il a hérité au décès de leur père. Elle le porte chaque jour depuis lors.

    - Ambitions : Concilier le devoir d’une fille de seigneur, belle-sœur de roi par-dessus le marché, et celui d’une future épouse de seigneur, sans y perdre son intégrité, s’annonce comme l’Épreuve de sa vie. Donner des enfants à son futur époux, inévitablement un seigneur et qui aura donc bien besoin d’une progéniture aussi nombreuse et vigoureuse que possible, ne sera pas non plus une mince affaire surtout compte tenu de son gabarit. Mais ce n’est pas quelque chose d’aussi trivial qu’une grossesse ou deux, ou même dix, qui viendront à bout de Maelennig Heyerdhal, digne représentante de sa maison.


    - Mère : Solveig Heyerdhal née Eydis, 58 ans. Maelennig a hérité de sa petite taille et de ses yeux bleus. Cette femme au fort caractère, fille unique d’un des proches conseillers de son beau-père, a fait de ses enfants de solides fils et filles des montagnes, aptes à tenir leur rang et à faire prospérer la maison. C’est à elle également qu’est revenue, lorsqu’il fut temps, la délicate mission d’expliquer à ses filles que le lit seigneurial ne servait pas qu’à dormir, mission dont elle s’est acquitté avec une remarquable efficacité mais peut-être d’une manière un peu trop directe au goût des enfants de neuf à douze ans qu’étaient alors ses filles. A cet âge, toute demoiselle bien éduquée affirme, le nez levé avec la condescendance de celle qui sait, qu’il suffit d’être une bonne épouse et de prier très fort Freyja pour tomber enceinte.
    - Père : feu Anseln Heyerdhal, décédé d’une crise de goutte début 502 à 65 ans. Maelennig a hérité de lui ses cheveux châtains et sa minceur. Homme doux mais ferme, il a su inculquer les valeurs Heyerdhal à ses quatre enfants, faire de son fils un futur seigneur compétent et honorable, et trouver les meilleurs partis pour ses filles. Sa mort fut une lourde perte pour le royaume, une cruelle épreuve pour les siens, et le premier véritable deuil de Maelennig.
    - Frères & Sœurs : Cordelia, 40 ans, l’aînée de la fratrie, grande rousse à la crinière bouclée, a hérité du caractère bien trempé de sa mère et d’une ambition sans bornes entachée d’aigreur. Sans doute parce que, bien que mariée à la plus grande fortune de Bakken, elle restera celle des filles d’Anseln Heyerdhal qui a fait le moins bon mariage.
    Soedal, 38 ans, unique fils ayant survécu à l’enfance, et actuel seigneur Heyerdhal. Portrait craché de leur grand-père paternel, il est probablement celui des enfants qui a le plus souffert du décès de leur seigneur et père. Pour l’instant il se contente de gérer les affaires courantes (auxquelles s’est nouvellement adjoint le sujet du mariage de sa jeune sœur), mais nul doute que lorsqu’il aura totalement pris les choses en main son indiscutable talent éclatera à nouveau au grand jour.
    Draedia, 35 ans, reine de Midgard. Douce et discrète, à l’opposé de sa sœur aînée, elle doit en partie sa situation actuelle à quelques mots judicieusement glissés par Cordelia à l’oreille de la mère de Cid II.
    - Neveux et nièces : Maelennig voit assez peu les enfants de ses sœurs Cordelia et Draedia. Elle est en revanche assez proche des enfants de son frère Soedal et en particulier de l’aînée Nera, plus jeune qu’elle de trois ans seulement, compagne des jeux de son enfance et des chevauchées de son adolescence.
    - Dames de compagnie : Comme toute fille de seigneur, Maelennig est entourée d’un certain nombre de demoiselles de bonne naissance. Certaines sont là parce qu’on ne pouvait pas se mettre leur famille à dos en les refusant, d’autres sont des confidentes ou ce qui s’en rapproche le plus.
    - Jörkiel Jörden : Ce prétendant pour le moins atypique laisse Maelennig quelque peu perplexe. Elle apprécie sa franchise, le fait qu’il ait commencé par lui demander son avis et l’avertir des conditions de vie du Nord avant de réclamer sa main, mais elle ne peut s’empêcher de se demander quelle est la part de sincérité et de calcul dans sa franchise même. Son inexpressivité l’intrigue et l’inquiète parfois même un peu, mais à d’autres moments il lui semble que c’est un masque.


    - Illustration(s) :
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Dernière édition par Maelennig Heyerdhal le Sam 14 Fév 2015 - 6:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Heyerdhal Maelennig [Terminée]   Sam 14 Fév 2015 - 6:10

Maelennig a toujours été une surprise. Surprise d’abord de sa conception, puisque le dernier enfant du couple, Draedia, avait déjà seize ans, que la dernière fausse couche remontait à plusieurs années, et que la mère allait sur ses quarante ans. Surprise de la naissance deux semaines avant terme, surprise de la force des premiers cris. La sage-femme avait prédit un peu plus tôt que ce serait un fils, et à voir l’énergie de l’enfant certains se demandèrent si Loki n’avait pas fait une des farces dont il avait le secret en mettant une âme virile dans un corps si chétif. Le problème serait vite réglé, pronostiquaient les mauvaises langues, pour qui la prématurée ne passerait pas le changement de saison. On pria Freyja, on suspendit de l’ambre au cou de la fillette pour attirer la protection de la déesse. L’enfant de l’été passa non seulement l’automne, mais encore l’hiver et le printemps, et les saisons qui suivirent. Autre surprise.

C’est peu après la naissance de la jeune Maelennig que sa sœur Draedia épousa en grande pompe le prince Cid, héritier du trône. On dit que ce fut une très belle fête, une de celles dont on parle encore vingt ans plus tard, le regard brillant. La fillette regretta longtemps de ne pas avoir connu cet événement, d’autant que tout ce qui avait marqué sa parenté proche avait eu lieu juste avant ou juste après sa naissance. Elle se consola en étant, de fait, la petite princesse de Valkoinen, chérie de ses parents, de ses serviteurs et de son frère. Après la naissance de sa fille aînée Nera, ce dernier s’occupa cependant un peu moins de sa minuscule petite sœur, la laissant aux bons soins de sa mère et de ses nourrices.
Maelennig, trois ans, ne cacha pas son mécontentement de découvrir que le monde pouvait parfois tourner autour de quelqu’un d’autre qu’elle ; un jour néanmoins elle découvrit que sa nièce, bien que baveuse et pas très compréhensible, n’était somme toute pas bien méchante, et tout s’arrangea. La mère de Nera en revanche n’aimait pas trop que sa jeune belle-sœur tourne en permanence autour de sa première enfant, craignant toujours un geste maladroit ou une malfaisance enfantine – tant de périls guettent les nourrissons ! –, et bien qu’elle soit trop effacée pour oser faire part de ses inquiétudes à sa belle-mère ou à son époux, elle s’efforçait toujours de limiter les contacts physiques entre la petite Maelennig et sa fille chérie. La demoiselle en conçut plus tard une certaine aigreur : après tout elle ne demandait qu’à jouer avec une fillette de son âge et de son rang, sa nièce de surcroît. La fille du seigneur Anseln Heyerdhal ne pouvait uniquement partager les jeux des enfants des serviteurs, tout de même, et Cornelia comme Draedia vivant auprès de leur époux respectif sur les terres des Eivind, elle ne voyait que rarement ces neveux-là. Elle se consola en chargeant la pauvre Line de tous les maux. Comme une demoiselle bien élevée ne ment pas, même à trois ou quatre ans, elle força simplement certains traits. À ses yeux d’enfant Line était peu impliquée, timide, effacée, absente, inexistante, n’était là que pour donner des enfants à son époux et pleurer sur les morts en bas âge. Toutes choses que ne serait jamais une demoiselle Heyerdhal digne de ce nom. Toutes choses qu’elle ne serait jamais.

Le temps passait lentement à Valkoinen. La demoiselle grandissait peu, restait très mince, mais survivait à toutes les maladies et à toutes les petites blessures du quotidien, semblant ressortir plus vive et plus forte de chaque épreuve. Elle apprenait auprès de sa mère à tenir une maisonnée, à bien se comporter avec ses servantes, à recevoir dignement ses hôtes ; en peu de mots, à faire honneur aux siens en toute circonstance.
À son entrée dans l’adolescence on commença à la faire participer aux bals qui illuminaient régulièrement Valkoinen, des prétendants se firent connaître, mais rien n’était assez bon pour la dernière fille à marier d’Anseln Heyerdhal, pour le soleil de ses vieux jours, et surtout pour une belle-sœur de roi.
Difficile toutefois pour la jeune fille de ne pas comprendre au bout d’un moment que la véritable raison du refus systématique de l’un ou l’autre de ses parents était tout autre. S’ils étaient si réticents à se séparer de leur tendre Maelennig, de leur chère enfant si menue, si fragile, c’est qu’ils étaient intimement convaincus qu’elle ne survivrait jamais à la moindre grossesse.
La demoiselle décida rapidement de consacrer une heure de plus par jour à des exercices physiques, car une demoiselle Heyerdhal était en droit de savoir se défendre et monter à cheval comme un homme. Elle n’avait que trop occupé son enfance à apprendre à commander la maisonnée et à maîtriser les arts féminins. Surtout, cela renforcerait peut-être sa constitution, et ses parents cesseraient de vouloir la vouer au célibat. Sa nièce Nera se joignit à ses entraînements, estimant que cela ferait davantage d’elle une vraie Heyerdhal que d’apprendre à placer des invités à une table de banquet selon leur rang ou que de broder ses robes. Maelennig pouvait difficilement lui donner tort sur le principe, d’autant qu’il y aurait toujours un intendant pour placer les invités et des servantes pour broder ses robes. Elle la poussa néanmoins à ne négliger aucune des deux facettes de son éducation, car une femme qui ne maîtrisait que des activités d’homme ne ferait jamais une bonne épouse.

Quelques années d’équitation et d’autodéfense plus tard, il fallut bien constater que la constitution de Maelennig n’avait guère changé. Sous la peau en revanche courait une musculature discrète mais bien présente, la poigne de la jeune fille était devenue plus ferme sous tout rapport, son pas se faisait souvent plus ample et dynamique qu’il ne convenait à une demoiselle autre qu’une Heyerdhal, mais toujours pas de projet de mariage en vue. Les prétendants défilaient, et étaient invariablement éconduits, souvent par un "nous verrons cela" aussi efficace mais moins insultant qu’une porte claquée au nez, mais parfois avec une agressivité d’autant plus grande que s’aggravait la goutte du seigneur Anseln Heyerdhal. Parfois, en riant avec Nera, Maelennig s’imaginait arrière-grand-tante célibataire, aigrie et rabougrie, hébergée dans un coin du château de Valkoinen, qui mènerait la vie dure aux descendants de son frère.

A l’occasion du bal donné en l’honneur des quarante ans de règne de son père, de nouveaux prétendants se présentèrent. Tous ceux qui tentèrent de faire savoir leur intérêt au seigneur Anseln ou à son épouse reçurent la réponse vague accoutumée. Maelennig dansa, discuta et fut informée de l’intérêt porté à une éventuelle alliance avec sa famille par un jeune veuf de trente-deux ans, Seigneur Jörden de son état. Les commentaires avec Nera allèrent bon train. Il était vieux, portait encore le deuil de son épouse, cherchait alliance avec la belle-famille du roi, protestait l’une ; il aurait pu être bien plus vieux, n’avait caché ni sa réputation d’homme pressé ni son intérêt pour une alliance avec les Heyerdhal, temporisait l’autre, qui préférait ce genre d’approche directe à un poème vantant ses innombrables vertus écrit par une autre main que celle du prétendant. Quelques rencontres supplémentaires permirent à Maelennig de mieux cerner le seigneur Jörden et de décider qu’elle trouverait difficilement meilleur parti avant d’être immariable. Elle donna son accord pour le dépôt d’une demande en mariage, tout en conseillant de passer par sa mère plutôt que par son père. Une approche de dame Solveig Heyerdhal donna le résultat habituel, formulé en des termes inhabituels : bien que sur le plan politique l’alliance soit difficile à rejeter, sur le plan humain elle refusait de laisser sa fille si fragile épouser un porte-malheur ambulant dont toute la famille proche avait péri, qui régnait sur la région la plus inhospitalière de Midgard et probablement d’Yggdrasil et qui, pour faire court, pouvait se chercher une épouse ailleurs. La dame Heyerdhal y avait mis suffisamment de formes pour rester d’une politesse irréprochable, mais le message restait le même. Le seigneur Jörden repartit donc dans le Nord sans avoir établi les bases d’une future alliance matrimoniale.

Moins d’un mois plus tard, une crise de goutte plus aiguë que les autres vint à bout du seigneur Anseln Heyerdhal. Un de ses gardes fidèles abrégea ses souffrances d’une lance, pour lui donner une chance d’échapper à Helheim où vont les morts de maladie. Il fut pleuré par sa veuve, ses filles de retour à Valkoinen pour ses derniers instants, ses nombreux petits-enfants, son peuple, et son héritier fut anéanti au-delà des larmes. Maelennig ne réalisa pas tout de suite que son père était parti auprès d’Odin, ne l’intégra pas réellement comme une nouvelle donnée de la vie de tous les jours, et se concentra sur l’état inquiétant de son frère.
Les seigneurs de Midgard défilèrent pour lui offrir leurs respects, le roi lui-même prit le temps de rendre hommage à son défunt beau-père et à son beau-frère, et une délégation d’Utgard fit même le déplacement. Les condoléances se succédaient, Soedal les recevait d’un hochement de tête machinal. Les femmes de la maison se relayaient pour répondre quelques mots à chacun, Draedia en sa qualité de reine prit plusieurs fois sa place pour lui permettre de se reposer.
Maelennig cherchait parfois à s’isoler dans une bibliothèque où il s’avéra que le seigneur Jörden avait pris ses quartiers entre deux cérémonies officielles. Il se proposa pour parler à Soedal. Songeant qu’un homme qui avait connu tant de deuils saurait probablement trouver les mots, mieux qu’elle en tout cas, elle accepta. Progrès il y eut effectivement.
Puis le sujet d’une alliance revint dans la discussion, et elle réalisa qu’en permettant au seigneur Jörden de s’entretenir aussi étroitement avec son frère si faible psychologiquement, elle avait peut-être commis une erreur ; elle réclama du temps. Tout le monde n’avait pas la capacité de Jörkiel Jörden à penser au mariage pendant le deuil, elle en tout cas ne l’avait pas. Il lui demanda de le faire prévenir lorsque le sujet pourrait être à nouveau abordé ; elle accepta. Ce délai lui laisserait par ailleurs l’occasion d’évaluer les dégâts de toutes sortes chez son frère. Par chance le seigneur Jörden n’avait pas cherché à profiter de la faiblesse du nouveau seigneur Heyerdhal qui se remettait doucement, et ils n’étaient jamais restés totalement seuls. Le deuil s’acheva et son frère reprit les affaires courantes en main.

C’est lorsque Soedal prit place à table sur le siège de son père, pour son premier repas depuis des jours, qu’elle comprit vraiment et qu’elle dut se cacher pour pleurer.

Quelques mois plus tard, son frère surprit tout le monde en mentionnant qu’il était grand temps que sa chère petite sœur prenne enfin un époux digne de son rang, elle ne pouvait tout de même pas rester à marier toute sa vie. Elle fit donc prévenir le seigneur Jörden que les négociations pouvaient être rouvertes. Et que le meilleur gagne la main de la sœur du nouveau seigneur Heyerdhal.
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MessageSujet: Re: Heyerdhal Maelennig [Terminée]   Lun 16 Fév 2015 - 16:18

Voilà une fiche qui me semble impeccable. Bien détaillée, qui cadre parfaitement avec la description des Heyerdhal. Te voilà donc validée, mademoiselle!

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Heyerdhal Maelennig [Terminée]

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