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 To be lulled by the wind [Terminé]

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AuteurMessage
Amazone
Jiliann Hesylavatar

 :Peuple :
Humains
 :Âge du personnage :
27 ans
 :Equipement :
Carnets de Haan, 'Sigma', flèches aiguilles de différentes longueur & un petit aigle d'argent.


* * *

Vêtements:

MessageSujet: To be lulled by the wind [Terminé]   Mar 8 Fév 2011 - 22:05

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Chacun a toujours, au plus profond de lui-même, un désir secret,
un désir plus fort que tout, un désir fou...

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Avez-vous jamais entendu parler des fourberies du malin et rusé Loki, génie du feu, ombre du Mal ? Connaissez-vous les histoires, fables et contes qui secouent le divin monde des Ases, chatouillent les douces habitudes de ces Immortels ? Il n’est de plus odieux et détestable personnage que celui-ci, mais le barbe ne peut que remercier ce diable informe pour toute l’inspiration qu’il offre aux artistes… C’est pourquoi en ce jour nouveau, moi, Lyr, je m’apprête à parfumer vos oreilles d’un récit haut en couleurs, narrant la rencontre remarquée entre l’acariâtre Loki et la douce Sif aux cheveux d’or. Retiens-ton souffle peuple de Völsungar, et…


Völsungar.
L’odeur, la couleur, la tessiture de Völsungar. Une cité de bois et de hauteurs, gracieuse comme une femme, fière telle une amazone. Si son peuple n'a cessé d'évoluer, de se mouvoir, elle pourtant reste semblable aux premières descriptions, au commencement. Bien plus qu'une ville, un abri ou un amas de population c’est un sanctuaire, lieu habité d’une âme, endroit frémissant et vivant ; un être naturel que beaucoup au-delà des frontières croient dompté et soumis, mais qui ne répond pour autant à rien de tout cela. Véritable allégorie de la beauté sauvage désirée du tout Yggdrasil, elle est depuis toujours fidèle au peuple marginal qui lui a offert nom et identité. Tout est simple et sublime, tout ici respire la bravoure et le courage. Et, même si le but tient à cœur, même si les pommes du jardin de Vanaheim n’ont à ce jour d’égales, laisser un tel lieu génère des regrets. Völsungar, arbres gigantesques, dieux du monde terrestre. Elle peut dire, Jiliann, elle peut penser, elle peut hurler que rien ne lui est cher et que nul ne pourrait la retenir. Mais elle, cité de son état, connaît la femme plus que n’importe qui. Elle les connaît toutes, les a toutes connue.

Qui es-tu ?

Jiliann, un écart, une vie parmi d’autres pour des envies aux courbes d’utopies. Un désir divin sur la surface duquel elle ne peut que se brûler, un besoin aguicheur qu’elle n’a rien pour parer, comme une fatalité délicieuse qui l’enserre avec une violence qu’elle prend stupidement pour de la passion.
Contrairement à beaucoup, Jiliann n’a pas à oublier. Il n’est rien qu’elle doive absolument chasser de son esprit, nulle blessure trop profonde, terreur, immondice. Ce n’est ni un héros ni un sage, pas plus un visionnaire qu’un messie. Qui es-tu ? Qui est-ce. D’où provient cette évidence, cette logique d’accorder à chacun ou chacune l’étiquette dévoilant au monde sa personne et le mystère qui, dissimulé, aurait offert aux autres le droit de penser à leur façon. Mais il est terriblement humain de créer des cases, peu importe qu’elles soient désignées irritantes ou détestables; car sans repères et sans préjugés l’Homme se perd, sans habitudes il n’a plus rien et se sent nu, bête à qui l’on aurait arraché la fourrure. Là est l’ambigüité première de l’esprit.

Mais, où vas-tu ?

A la pointe, au sommet. Le ciel n’a rien de l’immensité de l’océan rageur, le ciel est création de l’Homme apeuré, oublié. Qu’il veuille se l’avouer ou non, le besoin de l’être supérieur, du dieu, du divin est naturellement présent en chacune des créatures foulant la terre d’Yggdrasil. Odin, Frigg, Thor, Bälder le Brillant ; combien de noms et de représentations, mais dans quel but. Rêver d’êtres intouchables que jamais les yeux ne verront, idolâtrer le vide sans apercevoir ne serait-ce que la couleur d’un retour. Tout est là. Mais la question est où vas-tu… S’allonger sur l’herbe trop verte des parterres d’un jardin aux allures de dernière demeure, synonyme de l’Avalon, île des possibles. Arracher des branches le fruit rondouillard à l’éclat vermeil, l’objet des désirs, pure quintessence. Et que l’on dise qu’elle s’y brûlera les ailes, que l’on pointe du doigt la fanatique aux idées qui même la dépassent, elle marchera vers le lointain, assurée d’y dénicher l’onguent de toutes ses blessures.

Pour quoi.

La peau se détend légèrement sous les doits halés, les fissures, mêmes minimes, accusent le temps qui s’enfuit. Jiliann a peur. Et contre le monstre qui dévore sa jeunesse elle ne peut rien. C’est comme ça, c’est un fait. Rien. Rien ? Mais la pomme, mais l’esprit, mais l’art du mal… Il existe trop de légendes, trop de rêves pour pouvoir y faire un juste tri. Par la création de l’utopie on détruit le véritable, et les hommes se perdent dans les méandres du ‘il semblerait’. Peur de tomber en poussière, peur des cendres, peur du temps. Vieillir plus que mourir effraie Jiliann. Seule la pomme du jardin de Freyja, douce Freyja, peut sauver l’humain de la déchéance qui fatalement l’attend en bas de l’échafaud.
Les têtes tombent, Jil’. Et c’est ainsi.


La femme marqua un temps d’hésitation, le dos tourné au groupe réunis autour de la jeune Lyr , qui faisait en cette chaude après-midi ses premiers pas de conteuse. Les légendes et fables sont tout ce qu’il restera, seules elles traversent les âges sans vieillir, et tant que sur Yggdrasil vivront les hommes, alors elles perdureront. De lignées en lignées, de siècles en siècles. Seuls les mots, seuls les souvenirs survivront au Ragnarök, plus résistants que les Ases eux-mêmes. Chante, Lyr, colore les visages de Völsungar car tu joues et deviens immortelle par les notes qui frémissent sous tes doigts, les mots qui caressent tes lèvres. Chante, Lyr, fait leur croire que le monde est miel et l’avenir certain. Une légère brise délia la chevelure brune d’un Jiliann immobile, qui lentement se rendait compte de ses pas, de son départ, sa fuite de plein jour. Personne ne la retiendrait, partait qui voulait où il voulait, ainsi sont les amazones. Un bloc solidaire et uni d’êtres débrouillards et foncièrement solitaires. Elle aurait le temps, la force de se retourner pour apercevoir du coin de l’œil sa propre miniature, le corps à peine ébauché, fillette au crin aussi sombre que le sien, fruit de ses entrailles. Cette chair qui pendant presque neuf mois durant avait régné en unique souveraine sur son ventre douloureux. Mais là est l’inédit pour ce peuple marginal ; non, le regard commun de Jiliann et Ambre ne se croisera pas, car aucun lien ne les unis l’une à l’autre. Du moins pas plus qu’à d’autres. Au loin se dessine la possibilité d’une divine île verdoyante, un habitat de pureté et de jouissance, un jardin de pommes adorables… L’amazone leva les yeux vers le ciel dégagé, les lèvres sèches et les paupières lourdes, portant à elles-seules le poids de nuits trop courtes. Peu importait les arbres, la magnificence des arbres. Un seul avait à présent avait à ses yeux le droit de s’approprier l’intérêt tout entier, unique, crochu peut être, sublime sans aucun doute. Le temps du départ était venu, maintenant, à la minute précise où le frisson cascadait le long de sa carcasse, rester détruirait toute tentative. Sans un mot, sans un signe. Avec un roulement d’épaule elle recala parfaitement l’arme qui lui enserrait le tronc et réajusta la lanière d’une besace de cuir à demi-pleine. Quelques aliments, quelques aiguilles, Sigma, les carnets. Rien d’autres n’avait de valeur, pas plus l’habitation qu’Ambre.
D’un pas incertain elle prit le chemin traversant la cité forestière, la face blanchâtre, comme à l’habitude.


… Sif, folle de rage, s’en alla chercher son époux. Ce dernier fouilla durant des heures d’Asgard ainsi que Vanaheim, puis parcourut le tout Yggdrasil sans réussir à mettre ne serait-ce qu’un doigt sur l’immonde Loki au visage farceur. Il entra dans une telle colère que la terre en trembla. Ce fut un…


Chante, Lyr, chante…
Mais tu sais, Jil’, que si c’est tout droit que tu cours, ici tu ne reviendras jamais. Il n’existe aucun retour pour les déraisonnés.
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