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 Manque - Partie II [Terminé]

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AuteurMessage
Mage
Cëryl Eludiaavatar

 :Peuple :
Humain
 :Âge du personnage :
19 ans
 :Equipement :
Du matériel de voyage, de lecture et d'écriture !


* * *

Vêtements:

MessageSujet: Manque - Partie II [Terminé]   Dim 13 Mar 2011 - 19:05

Le Sudri suivait son cours, et Cëryl suivait le Sudri. Son voyage de Mannheim en direction d'Alfheim, la première destination où il désirait entamer ses recherches, se déroula sans encombres et le jeune mage n'avait pour seules compagnes que les eaux qui avançaient tout comme lui, en direction du sud-est. L'après-midi avançait, et le jeune homme marchait d'un pas assuré en regardant la rivière et les reflets étincelants que le Soleil provoquait à sa surface. Il surprit quelques poissons à bondir soudainement au dessus des flots coulants sans cesse, pour ensuite retomber dans leur bras et s'échapper à toute vitesse en faisant battre leur queue frénétiquement. Cela amusait Cëryl de contempler tous ces petits événements propres à la faune et la flore locale, c'est à dire celle de la gigantesque forêt d'Aranwë. Il observait les plantes et les fleurs autour de lui, parfois même s'arrêtait pour en ramasser une et la placer dans son journal, comme s'il s'agissait d'un herbier. Il pensait en faisant cela qu'il pourrait partager ses anecdotes de voyage avec Adrena quand il la retrouverait. Il croisa également le chemin d'un être pour le moins étrange, un esprit d'Aranwë. La créature mesurait dans les trois ou quatre mètres et il se sentit minuscule en passant près d'elle. Il dû même s'écarter un peu de son chemin puisqu'elle ne semblait même pas se rendre compte de sa présence et était tout à fait capable de l'écraser sans le vouloir.

L'après-midi touchait à sa fin quand il décida de s'arrêter pour passer la nuit sur la rive du Sudri, après s'être lavé là où l'eau était peu profonde. Il s'allongea sur le sol parsemé de petits galets ronds, qui n'était pas sans lui rappeler le lac de Mannheim, et plongea dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain il repartit à l'aurore, et cueillit quelques baies sur les arbres pour son petit-déjeuner. Ce maigre repas le rendit quelque peu maussade et il avait hâte d'atteindre la ville elfique et de goûter aux spécialités culinaires des créatures sylvaines. Il marcha sans prendre de pause du matin jusqu'à l'après-midi lorsqu'il atteignit le point où le Sudri se divisait en deux embranchements. Il n'avait pas le choix et devait traverser le fleuve. Il trouva un pont elfique, dont il admira le travail de l'auteur, qui lui permit de franchir l'obstacle et de se rapprocher de son premier objectif.

C'est vers 14 heures qu'il atteignit la ville. Il fut subjugué et s'arrêta même dans son parcours quand il l'eut en vue. Elle était magnifique, à la fois blanche et argenté, fourmillant de centaines d'elfes qui allaient et venaient à travers les rues conçues selon une architecture unique en son genre, une sorte de toile dont le centre était une place incroyablement grande. En parcourant les premières rues il remarqua la beauté émanant des elfes tout autour de lui, qui paraissaient avancer avec grâce et élégance, sans faire aucunement attention à sa présence. Il les regardait déambuler de tous les côtés, discuter chaleureusement entre eux avec une courtoisie étonnante, et reprocha à sa propre race de ne pas ressembler à ces modèles de la perfection. Cependant il découvrit que même la perfection avait ses limites lorsque, flânant sans faire attention là où il marchait, il percuta l'un d'eux qui lui adressa un regard noir plein de froideur et de mépris. Il s'excusa tant bien que mal mais l'elfe s'éloigna rapidement en proférant ce qui devaient être des insultes à voix basse.

Cëryl avait entendu parler du caractère quelque peu hautain des elfes mais il ne s'attendait pas non plus à cela. Aucun elfe ne voulut lui répondre, alors qu'il essayait d'en intercepter quelques uns pour leur demander des informations sur son amie. Certains lui dirent qu'ils n'avaient pas le temps, d'autres qu'ils n'avaient rien à lui dire et encore d'autres ne lui adressèrent même pas un regard lorsqu'il les héla. Dégoûté, Cëryl chercha une auberge où il paya une chambre au gérant, un elfe qui semblait tout aussi froid que les autres. Il monta à l'étage et s'affala de tout son long sur son lit et s'offrit un repos bien mérité.

Le lendemain matin ne lui apporta guère plus de satisfaction. Aucun elfe ne paraissait avoir aperçu de cavalière humaine dans la ville, et Cëryl commença à se dire que c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, malgré sa persévérance et sa volonté qui demeuraient, fort heureusement, inaltérables et cela quoi qu'on puisse lui dire.

La chance le frappa alors qu'il errait près de la fontaine divine, près de la place centrale alors que l'astre solaire projetait ses rayons au plus fort au dessus de lui. Il y vit plusieurs personnes, hommes comme femmes elfes, en train de prier autour, et fut également ébloui par la beauté et la pureté cristalline du monument. Il découvrit non loin de celui-ci deux hommes, humains cette fois-ci, probablement des étrangers comme lui, en train de bavarder. L'un paraissait assez âgé tandis que l'autre, plutôt jeune, devait avoir son âge. Il les aborda pour leur demander s'ils avaient aperçu une cavalière, et le vieillard répondit par la négative. Soupirant et s'éloignant après un triste remerciement, Cëryl entendit des bruits de course derrière lui. Le jeune revenait vers lui.

« Maintenant que vous le dîtes, j'ai vu une cavalière à la sortie ouest de la ville la dernière fois. Je ne sais pas où elle allait, mais probablement vers Lome-Lith, ou peut-être Jotunheim. Essayez ces deux villes, si vous voulez mon avis. »

Cëryl fut tellement heureux d'apprendre cette nouvelle qu'il offrit au jeune homme de lui payer à boire, mais celui-ci semblait presser par le vieil homme, qui devait être son grand-père. Cëryl le remercia de tout son cœur et se mit à courir vers l'ouest mais se ravisa bien vite, il devait faire le plein de provisions avant. Il avait lu quelque part que le voyage entre Alfheim et Lome-Lith prendrait bien deux jours en marchant à cadence normale. Il passa donc dans une boutique acheter de quoi se nourrir et ne pas avoir à cueillir des fruits ou des baies. Il remplit son sac d'en-cas en tout genre et repartit aussitôt, le cœur plein de joie, vers la forêt d'Aranwë mais à l'ouest cette fois-ci.

En sortant de la ville, il se jura d'y retourner un jour pour mieux la visiter, car elle l'avait profondément marquée. Il espérait qu'Adrena se trouve bien à Lome-Lith, sinon il irait jeter un coup d'œil à Jotunheim.

Le voyage reprit de nouveau.


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Manque - Partie II [Terminé]

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