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 En cours de route [Solo] - {Terminé}

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Elfe
Dyrlian Eslinavatar

 :Peuple :
Elfe sylvain
 :Âge du personnage :
97 ans
 :Equipement :
Une dague, un brin d'amour-propre et une pointe d'humour piquant


* * *

Vêtements:

MessageSujet: En cours de route [Solo] - {Terminé}   Lun 4 Juil 2011 - 5:02

Cela faisait quelques jours déjà que j'avais laissé Shad en Aranwë, du côté elfique de la frontière. Je repensais au jeune homme, et espérais que, de son côté, tout se passait pour le mieux...
Quand à moi, j'étais... légèrement là où je ne m'y attendais pas. Ce qui ne me surprenait même plus désormais. J'avais suivi la direction du soleil levant, et je me retrouvais donc à la lisière de la forêt d'Aranwë, sur une plaine qui, d'après le peu de cartes du Midgard que j'avais vues, s'appelait la plaine de Nebesha. Si je me souvenais bien de la géographie de la région, il y avait une rivière qui ne coulait pas loin. Ledit cours d'eau partait en aval vers l'océan de Hecate, formant un delta non loin de la ville d'Argos, mais, si l'on remontait vers sa source, on trouvait en amont un grand lac, sur la "côte" duquel était implantée une ville : Lleya, la ville des mages. Mannheim n'était qu'à une journée de marche après cette cité. Suivre un fleuve ne devrait pas être une tâche très compliquée... Je me mis donc en quête de cette rivière.
Pendant que je marchais, je repensais aux événements récents. Ma rencontre avec Laëla, puis celle de Shad, m'avait ouvert les yeux : la vengeance était certes un trait de mon caractère, et j'avais juré sur les mânes de mes parents et de ma soeur que je ferais tout pour que les cinq assassins payent pour leur crime. Un l'avait fait, et malheureusement c'était Shyld. De plus, mon ancien meilleur ami savait apparament ce qu'il était advenu à mon frère, mais n'avait pu me le divulguer avant de passer de l'Autre Côté. Brannok avait lui lâché quelques informations, qui pour l'instant ne m'était pas d'une grande utilité. Sauf peut-être sur deux points : d'une, ma prochaine cible serait un dénommé Linz ; de deux, si le groupe avait été formé il y a un peu plus de vingt ans, le "Boss", comme l'appelait Brannok, avait connu mon père bien avant, sûrement quand celui-ci ne connaissait pas encore ma mère, ce qui me laissait penser que cet inconnu devait avoir une centaine d'années maintenant, et qu'il n'était pas humain, bien loin de là... Aucune information sur le quatrième membre.
Mais le ciel était bleu, le soleil couleur orange doré descendait lentement à l'horizon, le chant des oiseaux me ravissait les oreilles : j'étais en vie, et c'était bien cela le plus important. Vengeance ou pas vengeance, comme disait mon père autrefois : "On n'a qu'une seule vie, alors autant qu'on en profite à fond..." C'est pour cela que je poursuivai sur ma lancée d'il y a quelques jours : je n'abandonnais pas ma vengeance, mais elle viendra après que je me suis amusé et que j'ai profité un tant soit peu de ma vie, de ma jeunesse.

"Et puis...", lançai-je dans le vent qui soufflait doucement en ce soir doux pour la saison, "Si ça se trouve, l'un d'entre eux mourra avant moi. Cela me facilitera la tâche..."

Tout en prononçant ces paroles, j'arrivai à ladite rivière que je visais peu au par avant. Je me tournai donc vers la gauche, l'amont, et, vérifiant que l'eau coulait bien de le sens contraire à ma marche, je me mis en route.

***

La nuit vint à tomber. Je n'avais pas peur de voyager de nuit, ayant eu cette habitudes des années durant, mais je préférais tout de même profiter d'un peu de repos. Or, aucun arbre, aucune structure naturelle que je puisse utiliser pour me servir d'abri. Je décidai donc de continuer d'avancer et, quand il fit vraiment trop sombre pour que je pus distinguer la rivière - je m'en rendis compte quand, en croyant la suivre sur la berge gauche, je trempai les pieds dedans -, je m'arrêtai pour, si ce n'est dormir, tout du moins me reposer un peu.
Je m'installai à même le sol, n'ayant pas réellement d'autres moyens de faire, tout en pensant qu'une fois arrivé à Mannheim, il faudrait que j'investisse dans un peu plus d'équipement pour voyager, malgré mes maigres économies, et, comme à mon habitude, mis mes bras croisés derrière ma tête et regardai le ciel nocture.
Il était noir d'encre, parsemé ici et là de minuscules trous brillants que seules les étoiles savent si bien faire. À certains endroits, des groupes d'étoiles reproduisaient des versions imagées de ce qui existait ici, dans ce monde, et je m'amusai à les reconnaître. La lune passa dans le ciel, et je pus voir sa lente mais majestueuse avancée le long du ciel.
Je m'endormis devant ce magnifique spectacle, aux apparences surnaturelles, et pourtant si réel, se déroulant seulement à des milles et des milles au dessus de nos têtes...

***

Les rayons du soleil vinrent me chatouiller peut-être une demi-heure après que celui-ci ne se fut levé. J'ouvrais un oeil, puis l'autre, et me relevait doucement en gémissant, comme d'habitude au réveil.
Après m'être aspergé le visage d'eau, et avoir bu tout mon soûl - car, n'ayant pas de quoi manger, il me fallait bien quelque chose pour me désaltérer -, je me remis en marche. Je finis par tomber sur quelque fruit, ou tout du mons ce que je pris de prime abord pour des fruits, car ces petites bêtes réagirent à l'approche de ma main et m'attaquèrent. Elle faisaient à peine trente centimètres, et je m'en saisis pour les observer de plus près. J'aurais bien aimé m'en faire un repas, mais préférai les laisser repartir, pour qu'ils puissent vivre leur vie, comme je vivais la mienne.
C'est donc le ventre vide que je repris ma route, tout en songeant à diverses choses. Les sujets que j'avais abordé la veille étaient loins dans ma tête, et ne semblaient pas vouloir ressortir de si tôt. C'est alors, que, habitude étrange que j'avais prise depuis quelques temps, je récitai machinalement la date du jour...

"Nous sommes aujourd'hui le 4 Cybia..."

Je m'arrêtai là. Quatre Cybia. Ma date de naissance. J'avais désormais quatre-vingt-dix-sept ans, et approchais dangereusement de la centaine. Avoir un âge très long à prononcer, et pourtant assez court à écrire - deux chiffres - me convenait. J'allais bientôt passer à un âge court à prononcer et plus long à écrire. Je ne pus rien dire d'autre que :

"Bon, et bien, joyeux anniversaire, Dyrlian. Puisse ta quatre-vingt-dix-huitième année être bonne..."

Et sur, ces pensées, je repris ma route. Encore un peu de voyage et je serais à Lleya...
~ FIN DU TOPIC ~
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