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 La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)

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MessageSujet: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Mar 19 Juil 2011 - 19:48

La Veille des Festivités

Le duo elfique était arrivé à Mannheim depuis quelques heures déjà. La ville de pierre blanche n’avait pas beaucoup changé depuis la dernière fois que Khaelan y était allé, si ce n’était que quelques nouvelles maisons, sans oublier bien sûr les décorations qui trônaient sur tous les bâtiments à l’occasion de la fête. Les cartiers les plus près des enceintes étaient parés tout simplement de rubans et de guirlandes qui formaient un arc-en-ciel de couleurs vives qui rendaient plus chaleureuse la capitale sans la saturer. C’était agréable de voir autant de vie sans être étouffé par celle-ci. D’ailleurs, les gens s’activaient encore : par-ci, il restait encore des décorations à installer, par-là des livraisons spéciales à faire, un peu plus loin de la nourriture à préparer (les gens laissaient leurs fenêtres ouvertes, et Khaelan pouvait sentir les arômes appétissantes de gâteaux et sucreries de toutes sortes chez les plus riches, et des soupes et pâtés chez la classe moyenne)…

Un peu plus proche du centre-ville, et surtout dans les cartiers un peu plus riches, par contre, on voulait trop se démarquer : énormes bouquets de fleurs à toutes les fenêtres, faux joyaux pendus aux arbres et aux corniches (trop hauts pour attraper sans échelle), guirlandes multicolores en abondance… C’était beau, mais sans l’ombre d’un doute un peu excessif. Bien sûr, les propriétaires devaient en être fiers comme des coqs.

Un détail que Khaelan apprécia particulièrement fut une fresque qui avait été installé sur le pan de mur d'un grand bâtiment, qui illustrait des membres de tous les peuples autour d'un banquet.

Pour en revenir à Khaelan et Dyrlian, ils s’étaient tout d’abord dirigés vers les marchés. Khaelan réussit à trouver une carte assez précise du Midgard à un prix raisonnable. Apparemment, il n’était pas le premier à avoir fait cette demande. Au marché, il put remarquer que les gens ne lui jetaient pas les regards méfiants que les humains réservaient généralement aux elfes. Et il n’était pas le seul qui ne subissait pas ceci en ce jour. En effet, les deux elfes croisèrent plusieurs autres membres de leur peuple qui eux aussi jouissaient de
cette indifférence. Ce doit être à cause de la fête. Il y a tant d’êtres d’autres races que ces humains n’ont pas vraiment le choix que de les tolérer.

Ensuite, ils se dirigèrent vers le quartier des Hôtes. Ils cherchèrent un établissement où passer la, ou plutôt les nuits, qui n’était pas trop cher. Khaelan insista pour chercher plus loin du centre-ville, étant donné que les hôtels situés dans le cœur de la ville seraient en général plus chers mais plus bondés grâce à la facilité d’accès à une multitude de service.

Dans une rue près du quartier des Quais, Khaelan héla un garde.

« Pardonnez-moi, messire, mais y a-t-il un hôtel, une auberge ou tout autre établissement permettant d’accueillir des voyageurs près d’ici? »

Le garde se gratta la tête – enfin, le heaume -, puis répondit :

« Eh bien, il y a l’auberge du vieux Bringhem à trois coins de rue d’ici. Il n’est pas d’aussi bonne qualité que ce qu’on peut trouver plus proche du centre-ville, mais ça fait l’affaire. Et puis, il n’est pas très cher. Vous continuez tous droit. C’est au coin de la troisième rue à gauche. Il y a un panneau de bois inscrit Auberge
Bringhem
dessus.»


Khaelan sourit. Je crois que nous avons trouvé ce qu’il nous faut.

« Je vous remercie de votre aide. »

« Pas de problème » répondit tout simplement le garde.

Puis des questions revinrent à l’esprit du jeune elfe. Les deux questions que Dyrlian n’avait pas pu répondre.

« Au fait, dans combien de jours la fête commencera-t-elle? »

Le garde se retourna une deuxième fois, surpris.

« Quoi? Vous n’étiez pas au courant? C’est demain »

Au tour de Khaelan d’être surpris.

« Demain? Eh bien, tant mieux. Et combiens de temps durera-t-elle? »

« Deux jours. »

Khaelan sous-pesa sa bource pour la deuxième fois cette journée.

« Cela règle un problème. Encore merci! »

« Pas de quoi. »

Les deux elfes se dirigèrent donc vers ledit établissement, qu’ils trouvèrent sans difficulté aucune. L’auberge avait deux étages et était décoré assez sobrement. À l’intérieur, plusieurs boiseries assez simples trônaient, assez pour donner de la chaleur au bâtiment. Déjà quelques personnes étaient attablées, dont un nain et une elfe. Les chaises étaient en bois et le comptoir en pierre grise. Des chandeliers sobres étaient accrochés aux murs et aux colonnes de bois. Un homme, que Khaelan suspectait être « Le vieux Bringhem » était en train de laver le comptoir, et leva la tête pour voir les deux nouveaux arrivants. Une odeur de soupe flottait dans l’air, faisait gargouiller l’estomac de Khaelan, qui lança :

« Eh bien, quel agréable fumet! »


Dernière édition par Khaelan Eklemtaäl le Jeu 28 Juil 2011 - 21:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Mer 20 Juil 2011 - 23:34

Mannheim. La ville portait bien son nom, car, si mes souvenirs étaient exacts, celui-ci signifiait "la ville des humains". Malgré la forte présence de diverses espèces, elfes y compris - nous en vîmes certains lors de notre visite de la capitale -, l'espèce humaine était prédominante.
Nous venions d'arriver dans la ville, et je suivais Khaelan, qui, lui, apparemment, connaissait la ville mieux que moi, étant légèrement en retrait derrière lui, et écoutant d'une oreille distraite les conversations qu'il pouvait avoir avec les marchands. Pendant ce temps, j'observai la ville, et la trouvais encore plus paovisée, décorée, que je ne l'avais pensé... Apparemment, cette fête promettait d'être plutôt importante.
Nous nous dirigeâmes ensuite dans une direction que je devinais, au bout d'un petit temps d'observation, être le quartier des Hôtes. Mon compagnon préféra chercher un établissement plus loin du centre-ville, pour éviter les factures trop excessives, et je le suivis en acquiessant...
Nous étions pratiquement arrivés au quartier des Quais, et nous n'avions toujours pas fait notre choix. Khaelan appela un des gardes de la ville pour obtenir de plus amples informations. Cette fois-ci, j'écoutai attentivement la conversation, sans pour autant y prendre part.

"Pardonnez-moi, messire, mais y a-t-il un hôtel, une auberge ou tout autre établissement permettant d’accueillir des voyageurs près d’ici?", commença le jeune elfe.

"Eh bien, il y a l’auberge du vieux Bringhem à trois coins de rue d’ici. Il n’est pas d’aussi bonne qualité que ce qu’on peut trouver plus proche du centre-ville, mais ça fait l’affaire. Et puis, il n’est pas très cher. Vous continuez tous droit. C’est au coin de la troisième rue à gauche. Il y a un panneau de bois inscrit Auberge Bringhem dessus.", se vit-il répondre.

Après quelques remerciements, et deux ou trois autres questions ou nous pûmes apprendre que lesdites festivités démarraient dès aujourd'hui, et qu'elles ne duraient que deux jours, nous nous dirigeâmes dans la direction indiquée, et trouvâmes facilement l'auberge. Khaelan poussa la porte, et je pus alors voir l'intérieur du bâtiment, où se tenait un petit groupe de personnes : quelques clients - desquels se détachaient aisément un nain et une de nos compatriotes, et le gérant de l'établissement, derrière son comptoir. Dans l'air trainait une odeur de soupe, qui était plus qu'apétissante.

"Eh bien, quel agréable fumet!", dit mon jeune ami.

J'opinai du chef, et lui dis dans notre langue.

"Je te laisse régler les affaires avec le patron ? Même si j'ai de moins en moins de problèmes avec les humains, je... je n'ai jamais été dans une auberge ou un bâtiment de ce genre, et je ne saurais pas du tout comment m'y prendre si c'était moi qui y allais...", dis avec un air un peu gêné à la fin.

Et pourtant, c'était vrai. De toute mon existance, le bâtiment le plus peuplé que j'avais dû visiter devait être... je ne m'en souvenais plus très bien, mais je crois bien qu'il comptenait à peine une demi-douzaine de personnes. Je n'étais pas habitué aux grandes villes. Ou tout du moins par encore...
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Lun 25 Juil 2011 - 18:48

«Je te laisse régler les affaires avec le patron ? Même si j'ai de moins en moins de problèmes avec les humains, je... je n'ai jamais été dans une auberge ou un bâtiment de ce genre, et je ne saurais pas du tout comment m'y prendre si c'était moi qui y allais...»Dit Dyrlian en prenant un air gêné. Khaelan, en se retournant vers son compagnon, sourit.

«Très bien. Mais suis moi, tu pourras ainsi te débrouiller après.»

Après quoi, il se dirigea vers l'homme qui nettoyait le comptoir. Ce dernier avait les cheveux poivre-et-sel, un grand nez rond, des yeux bleus vifs -qu'il remarqua lorsque l'individu releva une seconde fois la tête, se doutant sûrement qu'il allait être interpellé - et quelques rides. Il portait une chemise brune et un vieux tablier de toile beige foncé. Arrivé au comptoir, Khaelan s'éclaircit la gorge et dit:

«Pardonnez-moi, mais êtes-vous l'aubergiste?»

«Oui, c'est moi. Feren Bringhem. Vous voulez réserver une chambre, vous et votre ami, monsieur l'elfe?»


La voix de M. Bringhem était un peu rugueuse

«Certes. On m'a dit que vos prix sont raisonnables. Lesquels il m'intéresserait de connaître.»

«Eh bien, c'est deux pièces d'or par nuit pour une chambre, et une pièce d'or par repas. Parlant de ça, notre soupe avait l'air de vous intéresser!»


Il se mit à rire un peu, et ajouta: «C'est la première fois qu'un elfe s'exclame comme ça face à notre nourriture. Ils aiment peut-être ça, mais ils ne le montrent jamais. Vous êtes pas comme les autres, j'crois. Ou bien vous avez pas mangé un vrai repas depuis quelques jours!»

Khaelan rit un peu à son tour. Après quoi M. Bringhem redevint sérieux.

«Bref. J'vous avertit, mes chambres ne sont pas de la meilleure qualité. Pour ça, faut aller au centre-ville.»

«On m'en a fait part. Je vous remercie tout de même pour l'avertissement.»


Pendant un instant, Khaelan fouilla dans ses souvenirs pour se rappeler des modalités de paiement ici en Midgard.

«Si ma mémoire est bonne, pour les chambres, on paie le matin, non?»

«C'est bien ça. Et pour le repas, c'est, eh bien après le repas. Voulez-vous avoir le menu tout de suite?»

«Certes, je commence à avoir faim, comme vous vous en doutez sûrement. Mais au fait, la soupe dont on sent le fumet actuellement, de quoi s'agit-il?»


Bringhem réfléchit l'espace d'une seconde ou deux, puis répondit:

«C'est une soupe-repas. Au canard, aux haricots rouges, choux et légumes divers.* Vous mangez bien de la viande, vous les elfes?»

Il désigna l'elfe dans le coin de la salle. «Je sais qu'elle, elle est végétarienne, mais pour les autres...»

«Eh bien, moi j'en mange. Je préfère ne pas avoir à tuer d'animaux moi-même, mais je suppose que si je n'ai pas le choix... Oh, mais je ne veux point vous endormir avec ça. Pour mon compagnon... Je ne sais pas. Dyrlian?»


Bringhem attendit une réplique de la part de Dyrlian, puis dit:

«Au fait, ça va me prendre vos noms pour réserver vos chambres.»

Après quoi il leur tendit une feuille. Khaelan écrivit son nom, puis demanda à Dyrlian:

«Sais-tu écrire en Humain?»

Lorsque la feuille fut adéquatement remplie et redonnée à l'aubergiste, ce dernier dit:

«Merci beaucoup. Chambres séparées, je suppose?» À quoi il fut répondu par un hochement de tête de Khaelan. «Très bien, voici les clés de vos chambres. Et le menu avec.»

Il tendit lesdites clés et un menu aux deux elfes. Khaelan les saisit, avec un «Merci Beaucoup», et se dirigea vers une table proche d'une fenêtre.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Jeu 28 Juil 2011 - 4:03

"Très bien. Mais suis moi, tu pourras ainsi te débrouiller après."

J'approuvais sa phrase d'un hochement sec et bref de la tête. Khaelan se mit alors à marcher vers le comptoir, et je le suivis, avec un air attentif : il fallait que je retienne aujourd'hui pour pouvoir m'en server demain ; c'étiat la base de toute leçon, et je l'appliquai à la lettre, écoutant mon jeune ami s'adresser dans la langue un peu rustique à mes oreilles qu'était celle des humains.

"Pardonnez-moi, mais êtes-vous l'aubergiste?"

Je remarquai à cette phrase qu'il n'y avait pas la moindre trace d'accent dans sa voix. Soit il réussissait à maîtriser parfaitement sa voix dans toutes les situations, soit il parlait l'humain pratiquement comme une deuxième langue maternelle. Je ne fus pas long dans mes réflexions, car l'homme au comptoir leva la tête et répondit.

"Oui, c'est moi. Feren Bringhem. Vous voulez réserver une chambre, vous et votre ami, monsieur l'elfe?"

Après quoi, ils discutèrent tous les deux des prix à payer pour pouvoir s'octroyer la nuit et le repas dans l'établissement. Je les écoutais, et faisait en même temps un tour plus attentif de la salle : il y avait exactement six clients dans l'auberge, huit si nous nous comptions. Quatre humains, dans la moyenne de cette race, aucun trait physique vraiment notable. Un nain, qui m'étonnerait toujours, lui et sa race, de par sa carrure et sa force. Une elfe, aux longs cheveux blancs, qui fixait son bol sans piper mot à qui que ce soit. Trois humains discutaient ensemble à une table du fond, et le quatrième était attablé avec le nain, en grande discution qui pourtant ne dépassait pas le volume sonore de l'insupprotable brouhaha...
Pendant ce temps, Khaelan tentait de se rappeler des modalités de paiment : selon ses dires, que confirma l'aubergiste Bringhem, la chambre serait à payer au matin, et le repas après l'avoir pris. Je souriais en pensant à cette règle de bon sens, alors que certains patron préféraient faire payer leurs clients à l'avance... Le bénéfice qui leur revenait était sûrement ainsi plus important.
C'est alors que la conversation tourna autour de la soupe dont l'odeur embaumait la pièce : le plat du jour était ce que Bringhem appelait une soupe-repas.

"Au canard, aux haricots rouges, choux et légumes divers."

Les aliments cités me mirent l'eau à la bouche. Mais notre aubergiste n'en avait pas encore fini avec nous.

"Vous mangez bien de la viande, vous les elfes? Je sais qu'elle, elle est végétarienne,", dit-il en désignant l'elfe attablée dans la salle de son pouce, "mais pour les autres..."

"Eh bien, moi j'en mange.", répondit Khaelan, "Je préfère ne pas avoir à tuer d'animaux moi-même, mais je suppose que si je n'ai pas le choix... Oh, mais je ne veux point vous endormir avec ça. Pour mon compagnon... Je ne sais pas. Dyrlian?"

Il se retorna vers moi. Je fis un signe de la main pour appuyer ma réponse.

"De même. Disons que le fait de manger de la viande de temps en temps ne me dérange pas, mais que tuer une animal vivant me répugne, sauf si j'y suis forcé pour survivre. Mais là, c'est une toute autre situation, alors profitons de votre soupe...", finis-je avec un sourire.

"Au fait, ça va me prendre vos noms pour réserver vos chambres."

Khaelan remplit la feuille que lui tendait l'aubergiste, et me la fit passer, en me demandant :

"Sais-tu écrire en Humain?"

"Il doit me rester quelques souvenirs de ça...", dis-je en souriant et remplissant de mieux que je pouvais le feuillet.

Après qu'il fut corrigé par Khaelan, nous le rendîmes à Bringhem, qui nous confia deux clés et des menus. Khaelan les prit, et alla s'installer à une table située à côté de la fenêtre. Je le suivis, et m'assis en face de lui.
Tandis que j'essayai de redéchiffrer des caractères que je n'utilisais pas dans la vie courante (d'ailleurs, je n'écrivais pas souvent, et je compatis bien y remédier par cette visite à Mannheim), j'engageai la conversation avec Khaelan.

"Ton savoir sur les habitudes, ta façon de parler la langue humaine sans fioriture, comparé à des gens comme moi qui doivent faire de grand efforts pour masquer leur accent sylvain... Tu as déjà voyagé souvent dans le Midgard, je me trompe ?"

HRP : Si quelque chose (surtout au niveau de la langue humaine) ne te convient pas, fais-le moi savoir que je corrige tout de suite
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Ven 29 Juil 2011 - 2:19

Attablés, les deux compagnons se lancèrent dans le choix du repas. En observant le menu, Dyrlian décida d'entâmer une conversation avec Khaelan.

"Ton savoir sur les habitudes, ta façon de parler la langue humaine sans fioriture, comparé à des gens comme moi
qui doivent faire de grand efforts pour masquer leur accent sylvain... Tu as déjà voyagé souvent dans le Midgard, je me trompe ?"


Et c'est parti pour les questions. Tant mieux, j'en profiterai par après pour poser les miennes. Khaelan sourit.

"Certes." commença-t-il simplement. Réponse peu satisfaisante, Khaelan s'en doutait. Se disant que ça ne lui ferait aucun mal de parler un peu plus de lui, de ses habitudes de vie, il broda:

"Il faut dire que mes parents, étant artistes, voyagent beaucoup, entre autre pour chercher de l'inspiration, mais aussi tout simplement pour profiter de ce que la nature a à nous offrir. Et ils m'ont transféré leur goût du voyage."

Il pensa un moment à ses parents, vit quelques uns des paysages dont il fut témoin. Il soupira, puis continua.

"J'ai vu un bon bout de pays, si l'on puis dire. Et encore là, il reste tant de choses à voir! Mais oui, j'ai vu plusieurs fois Mannheim, une ou deux fois Lleya, mais pas en entier... Donc oui, j'ai appris bien des choses en cours de route."

Il jeta momentanément un regard au menu, section desserts, puis vers la fenêtre. Le soleil commençait à se faire bas, mais il avait amplement le temps de manger et de trouver un bon endroit pour en observer le coucher. Après cette très courte réflexion, il revint à la discussion.

"Il me faut aussi mentionner que mes parents m'avaient très tôt appris la langue humaine, langue passe-partout. Et je n'étais pas réticent à l'apprendre."

Il retourna dans le menu. Quelques minutes plus tard, un employé de l'auberge vint prendre leur commande.

"Pour moi, ce sera votre soupe-repas au canard."

Avant que leur repas arriva, Khaelan décida de poser ses propres questions.

"Donc, Dyrlian... Il me semble que je ne t'ai jamais vu à Alfheim. Bien sûr, je ne crois pas avoir vu tout les habitants de notre capitale, étant donné que je voyage beaucoup et que j'habite en fait en banlieue, et non au coeur même de la ville. Bref, habites-tu là-bas?"

Après la réponse de son compagnon, Khaelan enchaîna avec d'autres questions concernant sa vie.

"Et que fais-tu dans la vie? As-tu une profession? Pratiques-tu un art?"

Khaelan poursuivi, après la réplique de Dyrlian: "Personnellement, j'apprends la musique. Je joue de la harpe et du luth, et j'apprends à peu près tous les styles, mais je suis encore loin des grands artistes de notre peuple."

Ainsi, pour toutes les questions auquelles Dyrlian répondait, Khaelan compensait en répondant à son tour. Après un moment, la nourriture arriva enfin à la table des deux elfes sylvains. Un grand sourire se dessina sur les lèvres de Khaelan, alors que son repas lui paraissait si alléchant. Les morceaux de canard flottaient paisiblement dans un bouillon pâle ponctué de haricots et de morceaux de pommes de terre, ce qui fit gargouiller une seconde fois le ventre de l'intéressé.

Pendant le repas, Khaelan se rappela deux phrases qui l'avaient intrigué lorsqu'il avait rencontré Dyrlian: "Quant à ma raison de ma présence ici... C'est une longue histoire, que je préfère ne pas te raconter maintenant, car j'essaie un peu de l'oublier." "Pourquoi tout cela est-il arrivé en si peu de temps..." Il se demandait comment aborder cette question, car ces deux phrases prouvaient que Dyrlian avait plus de vécu que lui. Et pas seulement pour le nombre d'années! D'un côté, il voulait vraiment connaître son histoire. De l'autre, il ne fallait pas trop le brusquer, surtout s'il voulait oublier. Khaelan décida donc de continuer au même rythme qu'il avait commencé.

"Donc, Dyrlian..." Comment formuler la question? "... Racontes-moi un peu ta vie."
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Mar 2 Aoû 2011 - 5:38

Khaelan commença par esquisser un sourire, puis lâcha un rapide :

"Certes."

Cette réponse me fit sourire moi aussi. À lui seul, ce mot me révélait tout et rien sur la vie de mon ami. Il confirmait toutes les suppositions que j'avais pu faire jsuq'ici, sans pour autant donner de nouveaux éléments à ma connaissance. Il enchaîna pourtant peu après.

"Il faut dire que mes parents, étant artistes, voyagent beaucoup, entre autre pour chercher de l'inspiration, mais aussi tout simplement pour profiter de ce que la nature a à nous offrir. Et ils m'ont transféré leur goût du voyage."

Soupir. Je devinais que remontaient en lui des souvenirs desdits voyages qu'il avait effectués. Cela m'intéressait encore plus, car il titillait désormais ma grande curiosité des choses... Il reprit.

"J'ai vu un bon bout de pays, si l'on puis dire. Et encore là, il reste tant de choses à voir! Mais oui, j'ai vu plusieurs fois Mannheim, une ou deux fois Lleya, mais pas en entier... Donc oui, j'ai appris bien des choses en cours de route."

C'est bien ce que je pensais. Ce n'était pas sa première venue dans la capitale. De plus, à l'évocation de Lleya, mon souvenir se porta sur le souvenir de mon après-midi au bord du lac, quelques jours au par avant. Je reportai pourtant bien vite mon attention sur mon jeune compatriote, mais celui-ci regardait le soleil mourant par la fenêtre. Il finit par continer ses explications.

"Il me faut aussi mentionner que mes parents m'avaient très tôt appris la langue humaine, langue passe-partout. Et je n'étais pas réticent à l'apprendre."

Je souris à demi, encore une fois. Il est vrai que, pour nous autres non-humain, la survie dans le grand monde passait par la compréhension, et connaître une langue mondialement parlée aidait beaucoup, autant pour se faire comprendre des humains que des autres espèces, telles que les nains ou les vampires, quoi qu'il soit plus rare que l'on croise ceux-ci, et encore plus qu'on en ressorte indemme...
Pendant ce temps, Khaelan regardait le menu avec attention, et, quand on vint prendre les commandes, il demanda :

"Pour moi, ce sera votre soupe-repas au canard."

"La même chose, s'il vous plaît.", dis-je à l'employé quand celui-ci se tourna vers moi.

Il s'en retourna avec les commandes, et le jeune elfe put alors me questionner, reprennant notre langue natale.

"Donc, Dyrlian... Il me semble que je ne t'ai jamais vu à Alfheim. Bien sûr, je ne crois pas avoir vu tout les habitants de notre capitale, étant donné que je voyage beaucoup et que j'habite en fait en banlieue, et non au coeur même de la ville. Bref, habites-tu là-bas?"

Mes comissures se relevèrent en pensant au début de réponse que j'allais lui servir...

"En effet, il faudrait que tu aies halluciné pour m'avoir déjà vu dans notre capitale, pour la simple et bonne raison qu'en presque un siècle je n'y ai jamais mis les pieds !", dis-je, mi-rieur mi-moqueur, "Visiter Alfheim a toujours été un de mes rêves depuis que je suis enfant. J'ai vu le jour et j'ai grandi, et d'ailleurs vécu, presque tout ma vie dans un petit village qui doit sûrement être absent de la plupart de nos cartes. Il se situe dans les environs du Sudri, à l'amplomb d'Alfheim, si mes souvenirs sont exacts. Et, à ta question implicite : 'Où habites-tu ?', je répondrai que j'
habitais encore ce village il y a dix-sept ans, mais que depuis je suis sur les routes, itinérant, sans véritable toît..."

J'avais devancé une de ses questions, je le sentai, et j'en éprouvai une sorte de fierté : de pouvoir deviner un petit quelque chose juste avant qu'il n'arrive, je trouvai ça plutôt sympatique... Khaelan changea alors de question.

"Et que fais-tu dans la vie? As-tu une profession? Pratiques-tu un art?"

Un sourire dévoila en partie mes dents.

"Je sens que, si j'étais resté chez moi, j'aurais fini fermier, ou un autre métier dans ce genre là... Quoiqu'en y réfléchissant, il me semble qu'à une époque, Peteg recherchait quelqu'un pour reprendre la forge... Enfin, je m'égare : pour répondre à ta question, il me semble que je n'exerce pas de métier réel. J'aime cependant composer des mélodies lyriques dans notre langue, mais c'est beaucoup moins facile qu'il n'y parait ! Je m'inspire souvent de poèmes que j'ai déjà entendu dans mon enfance..."

Il m'instruisit alors à son tour de ses loisirs, et sans doute de son futur métier...

"Personnellement, j'apprends la musique. Je joue de la harpe et du luth, et j'apprends à peu près tous les styles, mais je suis encore loin des grands artistes de notre peuple."

Khaelan me posa alors ensuite d'autres questions d'usage. J'y répondais du mieux que je pouvais, repoussant le plus possible le moment où j'aurais à aborder mon passé damné. Je n'en laissais pourtant rien paraître et donnais des réponses aimables et joyeuses à mon camarade.
Le repas vint, et, pendant quelques minutes, notre conversation s'interrompit, le temps pour nous de nous restaurer quelque peu avec cette soupe au canard qui, ma foi, était plutôt fameuse... Les interrogations de Khaelan reprirent, mais je vis qu'il avait comme une idée fixe derrière la tête. Il finit par la dévoiler, et le moment que je redoutais le plus arriva.

"Donc, Dyrlian... Racontes-moi un peu ta vie."

Tout d'abord, je ne répondis rien, comme si j'avais momentanément perdu le pouvoir de parler, de sourire, et tant d'autres... Cela jeta comme un froid entre nous deux. Puis, au bout d'une vingtaine de secondes qui me parurent durer des dizaines de minutes, je finis par lui dire, soudain grave.

"Excuse-moi de te dire ça, car tu n'y es pour rien dans tout ce qu'il s'est passé, mais je veux avoir une confirmation venant de ta part : souhaites-tu réellement que je te parle de mon passé ?"

C'était un peu exagéré comme présentation, mais il faut croire que j'avais le théâtre dans le sang. Et puis, même si je ne connaissais pas le pire des destins, et que Khaelan n'était pas un tout jeune elfe, quoi qu'il eût sûrement une dizaine d'années de moins que moi, je préférai ne pas trop le choquer, car parler de la Mort à table n'est j'amais chose aisée...
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Mer 3 Aoû 2011 - 15:55

Dyrlian hésita. Comme s'il n'était pas sûr de vouloir répondre, et encore moins comment. C'était ce que Khaelan avait voulu éviter en posant cette question générale au lieu d'aborder directement ce qu'il tenait à oublier. Et décidément, c'était raté. Le moment de silence parut durer une éternité tant la tension était élevée. Quand Dyrlian le brisa enfin, ce fut d'un ton on-ne-peut-plus sérieux.

"Excuse-moi de te dire ça, car tu n'y es pour rien dans tout ce qu'il s'est passé, mais je veux avoir une confirmation venant de ta part : souhaites-tu réellement que je te parle de mon passé ?"

À cette réplique, l'éternel sourire de Khaelan disparut et son regard descendit vers le sol. Une telle réponse ne pouvait qu'être la conséquence d'un événement dramatique. Ça y est, j'en ai demandé trop. J'aurais dû éviter la question. Il était trop tôt: Nous venons tout juste de nous rencontrer! ... Mais je divague. De la manière dont la question était posée, ce n'était pas cela le problème, mais plutôt si je suis capable d'encaisser tout cela.

Khaelan ferma les yeux et passa sa main droite dans ses cheveux. Il attaqua directement la question. Le souhaitai-je réellement? Serais-je capable d'encaisser tout cela? Ma vie a été, jusqu'à maintenant, on-ne-peut-plus paisible. Mais il n'était pas naïf au point d'ignorer le Mal, même au sein de son propre peuple. Ne l'avait-il pas découvert en même temps qu'Immeral, dans une caisse, dans la rue, en train de pleurer, abandonné? Il pouvait encore voir son visage plein d'égratignures, de coupures, de marques de coups; Ses cheveux noirs salis; Ses joues rougies par les larmes. Et après, bien plus tard, n'y avait-il pas eu la rencontre avec le père d'Immeral, ce démoniste corrupteur? Son combat contre ses parents? Ne l'avait-il pas vu mourir, sa vie volée par le couteau protecteur de Seradril Eklemtaäl? Mais être témoin de la mort d'un criminel dangereux est sûrement fort différent de... Hmm, disons la mort d'un ami ou d'un proche.

Khaelan pouvait voir la scène: Ses parents charger l'ennemi, évitant la plupart de ses attaques magiques; Lui qui restait figé par la peur, alors qu'Immeral se jetait sur son père naturel pour protéger ses nouveaux parents; La lame qui transperçait le coeur du démoniste... Il pouvait presque sentir l'énergie magique démoniaque, comme il l'avait ressentie ce soir-là.

Mais... Mais non, je sens VRAIMENT quelque-chose!!!

Khaelan ouvrit les yeux, et tourna son regard vers la dame elfe, qui quelques tables plus loin, portait sa tasse à ses lèvres. Elle interrompit son geste, remarquant qu'on l'observait, et lâcha d'un ton sec: "C'était froid." C'est alors que Khaelan vit la vapeur d'eau qui s'échappait de la tasse. Il se mit à rire de bon coeur. L'instant d'après, lorsque son hilarité s'acheva, il reposa son regard sur Dyrlian.

"Bon... Retournons aux choses sérieuses."

Khaelan savait maintenant sa, ou plutôt ses réponses: Oui, il souhaitait vraiment connaître l'histoire de Dyrlian. Mais pas si ce dernier préférait ne pas parler. Et oui, il pensait pouvoir encaisser ça. Il lui fallait maintenant faire le choix des mots. Normalement, il n'avait pas besoin de prendre du temps pour le faire: ça lui venait spontanément. Là, Khaelan avait trop peur de prendre le champ. Après un autre moment de réflexion, il parla enfin:

"Tout d'abord, désolé pour l'attente." Ce commentaire avait surtout pour objectif de détendre l'atmosphère.
"Donc... Dyrlian, j'ai toujours cru que tu avais plus de vécu que moi. Et pas seulement en nombre d'années." Il avait attendu le bon moment pour sortir cette réplique.

"Certains de tes commentaires, dont cette dernière questions, me l'ont prouvé. Je suis vraiment intrigué par ce que tu as pu vivre. De plus, je crois être capable d'entendre ce que tu as à dire sans problème, même si tes propos font paraître une certaine... intensité. Je sais très bien que la vie n'est pas rose pour tous les elfes. J'ai moi-même vu certaines choses... Un jeune enfant abandonné dans la rue, qui est devenu mon frère adoptif... Un démoniste à son pire..." Ce fut au tour de l'elfe quelques tables plus loin de leur jeter un regard.

Il avait senti le besoin d'appuyer ses propos par ces exemples. Probablement un truc d'orateur: Les gens aiment les anecdotes pertinentes (pas trop longues non plus, tant que c'est intéressant) en général.

"Pour ces raisons: Oui, je veux toujours entendre ce que tu as à dire sur ton passé."

Il inspira longuement, puis expira en un soupir. Il ajouta, en mettant de l'emphase sur ses propos:

"Mais! Si tu ne te sens pas confortable à me raconter ceci, ne te sens surtout pas obligé. Je comprend que nous venons à peine de nous rencontrer. Et si tu préfère que ce soit ailleurs, il y a une autre elfe qui pourrait nous entendre, après tout, soit. Je comptais aller observer le coucher du soleil tout-à-l'heure, et si tu veux m'accompagner, sois le bienvenu."

Il laissa à Dyrlian le temps de répondre.
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Jeu 11 Aoû 2011 - 8:01

Khaelan perdit son sourire dans la seconde. Il fixa le sol pendant un petit temps, avant de passer sa main dans ses cheveux. C'était bien ce que je pensais : la question l'avait quelque peu dérangé. Il ne savait plus vraiment quoi faire : me demander de raconter mon histoire, ou en rester là...
Le temps passa. Je ne sais combien de secondes s'égrénèrent alors que nous restions ainsi, lui ressassant ses pensées, réfléchissant sûrement à la réponse qu'il pourrait apporter à ma question, et moi attendant patiemment sa réponse, sans le presser. Que pouvais-je faire d'autre de toutes façons ? Savoir si on voulait entendre une histoire qui n'était pas particulièrement joyeuse dans son intégralité était aussi compliqué que de trouver les mots pour raconter ladite histoire.
Peu après, mon jeune camarade releva subitement la tête, et se tourna vers l'autre membre de notre peuple. Je ne suivis pas tout leur échange, mais Khaelan finit par éclater de rire. L'atmosphère se détendait donc un petit peu, et j'en profitai pour esquisser sourire en coin...

"Bon... Retournons aux choses sérieuses.", dit-il après qu'il eut arrêté de rire.

Il y eut un autre moment de silence, puis :

"Tout d'abord, désolé pour l'attente. Donc... Dyrlian, j'ai toujours cru que tu avais plus de vécu que moi. Et pas seulement en nombre d'années."

Instinctivement, j'acquiessai sa réplique d'un hochement de la tête. Quand je m'en rendis compte, je me dis que c'était assez stupide de ma part, vu que je ne connaissais pas sa propre histoire, et que, par conséquent, je ne pouvais juger de qui avait vécu le plus d'épreuves dans sa vie.

"Certains de tes commentaires, dont cette dernière questions, me l'ont prouvé. Je suis vraiment intrigué par ce que tu as pu vivre. De plus, je crois être capable d'entendre ce que tu as à dire sans problème, même si tes propos font paraître une certaine... intensité. Je sais très bien que la vie n'est pas rose pour tous les elfes. J'ai moi-même vu certaines choses... Un jeune enfant abandonné dans la rue, qui est devenu mon frère adoptif... Un démoniste à son pire..."

Il s'interrompit, car l'elfe attablée à part nous jeta un regard que je ne réussi pas à interpréter. Pendant ce temps, j'intégrai les informations qu'il me livrait sur lui. Ainsi, il avait un frère, qui n'était pas son frère de sang, certes, mais il s'en moquait peut-être : les liens psychologiques étaient bien plus forts que les affinités sanguines... Le mot qui me fit ticquer par contre fut le "démoniste". Je ne voulais pas généraliser ceux des nôtres qui avaient décidé d'acquérir la magie qu'il leur manquait dans les veines à la naissance, mais je ne supportais toujours pas tout ce qui était lié à Loki.

"Pour ces raisons: Oui, je veux toujours entendre ce que tu as à dire sur ton passé. Mais! Si tu ne te sens pas confortable à me raconter ceci, ne te sens surtout pas obligé. Je comprend que nous venons à peine de nous rencontrer. Et si tu préfère que ce soit ailleurs, il y a une autre elfe qui pourrait nous entendre, après tout, soit. Je comptais aller observer le coucher du soleil tout-à-l'heure, et si tu veux m'accompagner, sois le bienvenu."

Il me tira encore une fois de mes pensées, comme la plupart de mes interlocuteurs, et je réfléchis à sa proposition. J'avais le choix de ne rien lui dire, mais il semblait déterminé à entendre mon histoire, et je voulais bien la lui révéler, tout du moins en partie. Mais la présence d'une autre membre du peuple sylvain, qui avait réagi au mot démoniste, me retenai. Aussi, quand il proposa d'aller voir le soleil couchant, j'acceptai, et me levai lentement, en profitant pour m'étirer. Je déboursai le prix du repas, tout comme Khaelan, et nous montâmes à l'étage. alors que je rentrai dans ma chambre, je me retournai vers mon jeune ami et lui dit d'un ton espiègle :

"j'espère que tu sais grimper aux toîts !"

Je traversai alors ma chambre, et l'examinai d'un coup d'oeil : simple, un lit, un meuble bas et une chaise, ce qui n'était pas si mal et surtout assez cohérent pour le prix de la nuit ; une fenêtre faisait face à la porte, et je l'ouvris en grand, pour passer la tête par l'encadrement. Je me retournai, et commençait alors mon ascension vers le toît. Les tuiles était encore tièdes de la chaleur solaire. Je m'assis, regardant l'astre mourir à l'horizon occidental, en attendant que Khaelan me rejoigne. Quand ce fut chose faite, je plaçai ma main gauche derrière ma nuque, et poussai un long soupir.

"Alors, par où commencer ? Peut-être par le commencement... Je suis né dans la Forêt d'Aranwë, plus précisément dans le village que je t'ai cité tout à l'heure, le quatre Cybia quatre cent cinq, si on en croit les dires de mes parents. J'ai alors grandi et vécu une vie à peu près normale avec mes deux frère et soeur, Shem' et Faelan. Des jumeaux. Ils avaient dix ans de moins que moi, et Dieux savent qu'ils me menaient la vie dure quand je ne voulais pas jouer avec eux !", dis-je en riant un peu, "C'est aussi à cette époque que j'ai le plus étudié, ce qui t'expliquera sûrement mon retard dans toutes les disciplines qui varient au cours du temps. Ma famille a vécu ainsi pendant trente ans... Le jour de mondit trentième anniversaire... ma mère... ma mère s'est tuée. Une stupide chute dans la forêt... Morte sur le coup. J'ai alors commencé à devenir plus asociable, même avec les gens de mon village. J'étais rejeté par la plupart des gens que je connaissais. Mis à part mon père et mes frère et soeur, ils n'étaient pas nombreux ceux qui m'aimaient bien. Mais c'est après que tout s'est embalé...

Je fis une pause. Pendant ce temps, le soleil était descendu encore plus, et il ne restait qu'une mince ellipse de visible. Khaelan attendait que je poursuive. Ce que je fis.

"Quand j'eus soixante ans, je me perdis en forêt. C'est débile, non ? C'est peut-être de là que me viennent mes problèmes d'orientation ! Enfin bref, je ne retrouvai plus mon chemin, et un loup sortit de je-ne-sais-où m'a reconduit sur le chemin. Je l'ai rencontré à nouveau quelques années plus tard : c'était un démon qui travaillait pour Loki. Il m'a alors proposé l'étincelle de magie en échange de mon âme, en échange du culte que vouent les démonistes à Loki. J'ai... j'ai refusé. Il a fait allusion à ma mère, et j'ai perdu mon sang froid, le rembarrant. Il s'est renfrogner et m'a promis qu'il se vengerait. Je n'eus pas longtemps à attendre : sept ans plus tard, soit il y a désormais dix-sept ans, le village a été attaqué par un groupe de cinq hommes vêtu complètement de noir. Il en avaient après mon père. Ils l'ont torturé, et il m'a ordonné de fuir. Ce que j'ai fait. Durant seize ans. Je n'ai jamais vu ce qu'il était devenu, mais j'en suis sûr, je le sens malheureusement en moi : Père est mort ce jour-là."

Théâtralement, le dernier rayon du soleil choisit ce moment pour disparaître. La gorge nouée, je repris difficilement.

"J'ai alors fui pendant seize longues années. J'ai erré sur je-ne-sais-combien de kilomètres, et j'ai fini par revenir à mon point de départ : une nuit, j'ai eu la visite de ma soeur. elle voulait m'avertir de quelque chose, mais elle... elle n'en a... pas eu le temps... Elle a été abattu d'un carreau d'arbalète dans le dos, par l'un des cinq assasins qui nous avait attaqué des années au par avant. Ce dernier et mort pendant l'assaut, car un arbre lui est bêtement tombé dessus. C'est là que j'ai appris son identité. Il s'agissait de... de Shyld, mon ancien m... meilleur ami... Ensuite, il y a quelques temps, je suis descendu jusqu'à Argos, où j'ai fait la connaissance d'une jeune humaine sympatique, mais où j'ai aussi retourvé le deuxième meurtirer : un certain Brannok. Il ne m'a malheureusement pas appris grand chose, et m'a même ouvert sur plus d'interrogations encore, sur les raisons qui les ont poussé à nous éliminer. Il a lâcher le nom d'un certain Linz, mais je n'ai aucune piste pour le trouver. Le quatrième m'est totalement inconnu, et le dernier s'est fait appeler le Boss auprès des autres membres du groupe. Il va donc m'être difficile de les retoruver. Mais le pire dans tout ça, ça reste que je connais le destin de tous les membres de ma famille sauf un : Shem'. J'ai... J'aimerais tant savoir ce qu'il est devenu..."

Je baissai alors la tête, et fermai les yeux. Une larme tomba sur le toît. Une seule. Je me retins ensuite : non, je ne devais pas pleurer ; le passé est le passé, et je ne pouvais rien y faire ; il fallait aller de l'avant.

"D'ailleurs, il doit avoir à peu près ton âge... s'il est encore en vie...", ajoutai-je avec un certain pessimise dans la voix, "Enfin, voilà mon histoire Khaelan. Tu sais à peu près tout ce qu'il faut savoir...

L'obscurité grandissait peu à peu, et l'air se rafraichit. Je m'enroulai dans ma cape, et attendit de voir comment le jeune elfe allait réagir...
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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Ven 12 Aoû 2011 - 3:30

Dyrlian répondit affirmativement. Khaelan soupira et s'adossa doucement sur son dossier, levant la tête au plafond et fermant momentanément les yeux. Il était très satisfait du résultat: Non seulement son interlocuteur avait-il accepté de lui révéler son histoire, mais Khaelan n'avait pas remarqué de réticence chez l'elfe. Puis, Dyrlian se leva. Khaelan devina qu'en effet, il ne voulait pas parler devant la troisième elfe. Ils se dirigèrent vers l'aubergiste pour lui remettre son dû. Khaelan en profita pour lui dire:

"C'était excellent. Merci beaucoup!"

Dyrlian entama alors la montée des escaliers. Le sourcil de Khaelan s'arqua. Tiens? Il veut regarder le crépuscule de sa fenêtre? Il me semble que ce n'est pas un luxe... Mais bon, aussi bien le suivre. Ce qu'il fit, sans poser de questions. Arrivé en haut, Khaelan tira sa
clé et regarda le numéro. Sa chambre était à peu près au milieu du couloir. Logiquement, celle de Dyrlian était juste à côté. Ce dernier
déverrouilla la serrure de bronze, comme Khaelan s'y attendait. La poignée pivota, la porte de chêne s'ouvrit sur une salle simple, avec un lit simple, mais qui paraissait assez confortable. Le tout semblait propre.

Avant de mettre les pieds dans la chambre, Dyrlian s'arrêta, ce qui rendit perplexe le jeune elfe. Puis, il se retourna, un sourire espiègle au visage visage. Tiens donc... Il a quelque chose en tête. Quoi? Il n'eut pas à poser de question.

"J'espère que tu sais grimper aux toîts !"

Un large sourire illumina le visage doux de Khaelan. Décidément, il ne manque pas d'idées! C'est un original, ce Dyrlian! En riant, il répondit:

"Haha... Je devrais me débrouiller si tu mènes."

Ainsi donc, Dyrlian et Khaelan traversèrent la pièce. Khaelan observa brièvement cette dernière, comme son ami d'ailleurs. Il y avait un meuble bas assez simple avec une chaise de base. Au fenêtre, des pots de fleurs de toutes les couleurs étaient solidement cloués. Des guirlandes, multicolores aussi, pendaient gaiement. Le ciel s'était déjà peint de doré, l'astre solaire virait au rouge, deux couleurs qui s'imprimaient sur le rebord des nuages et des maisons. Les rues étaient déjà plus calmes. Dyrlian débuta l'ascension, imité par Khaelan quelques secondes plus tard. Dyrlian se hissa avec une grâce presque féline en haut de la corniche, alors que Khaelan du forcer un peu, et paraissait plus maladroit que la plupart des elfes. Avec un peu de pratique...

Khaelan marcha vers Dyrlian et s'assit à côté de lui. En se retournant, il put apercevoir le lac au loin, qui semblait lui aussi décoré pour les festivités. Il était paré de mille topazes et rubis éclatants qui en mettaient plein la vue au jeune elfe. Plusieurs bateaux reposaient paisiblement aux quais.

Dyrlian commença son récit.

"Alors, par où commencer ? Peut-être par le commencement... Je suis né dans la Forêt d'Aranwë, plus précisément dans le village que je t'ai cité tout à l'heure, le quatre Cybia quatre cent cinq, si on en croit les dires de mes parents. J'ai alors grandi et
vécu une vie à peu près normale avec mes deux frère et soeur, Shem' et Faelan. Des jumeaux. Ils avaient dix ans de moins que moi, et Dieux savent qu'ils me menaient la vie dure quand je ne voulais pas jouer avec eux !"


Faelan... Khaelan... Dyrlian ne semblait pas avoir remarqué la ressemblance entre les deux prénoms. Pendant que Khaelan établissait se lien, Dyrlian s'était mit à rire de bon coeur. Il enchaîna:

"C'est aussi à cette époque que j'ai le plus étudié, ce qui t'expliquera sûrement mon retard dans toutes les
disciplines qui varient au cours du temps. Ma famille a vécu ainsi pendant trente ans... Le jour de mondit trentième anniversaire... ma
mère... ma mère s'est tuée. Une stupide chute dans la forêt... Morte sur le coup."


Khaelan l'interrompit d'un "Mes sympathies" vite glissé. Dyrlian reprit:

"J'ai alors commencé à devenir plus associable, même avec les gens de mon village. J'étais rejeté par la plupart des
gens que je connaissais. Mis à part mon père et mes frère et soeur, ils n'étaient pas nombreux ceux qui m'aimaient bien. Mais c'est après que tout s'est emballé..."


Le coeur de Khaelan se mit à battre plus vite à l'annonce de l'éventuel moment fatidique. C'était du sérieux, maintenant. À ce moment, seul un mince croissant de soleil demeurait dans le ciel. Dyrlian continua.

"Quand j'eus soixante ans, je me perdis en forêt. C'est débile, non ? C'est peut-être de là que me viennent mes
problèmes d'orientation ! Enfin bref, je ne retrouvai plus mon chemin, et un loup sortit de je-ne-sais-où m'a reconduit sur le chemin. Je l'ai rencontré à nouveau quelques années plus tard : c'était un démon qui travaillait pour Loki. Il m'a alors proposé l'étincelle de magie en échange de mon âme, en échange du culte que vouent les démonistes à Loki."


À la mention de Loki et de son culte, Khaelan frissonna. Des échos des paroles prononcées par le père naturel d'Immeral retentissaient dans sa tête.

"J'ai... j'ai refusé. Il a fait allusion à ma mère, et j'ai perdu mon sang froid, le rembarrant. Il s'est renfrogner
et m'a promis qu'il se vengerait. Je n'eus pas longtemps à attendre : sept ans plus tard, soit il y a désormais dix-sept ans, le village a été
attaqué par un groupe de cinq hommes vêtu complètement de noir. Il en avaient après mon père. Ils l'ont torturé, et il m'a ordonné de fuir. Ce que j'ai fait. Durant seize ans. Je n'ai jamais vu ce qu'il était devenu, mais j'en suis sûr, je le sens malheureusement en moi : Père est mort ce jour-là."


Pour une deuxième fois, Khaelan fit part de ses sympathies. Le soleil avait choisi ce moment-là pour disparaître de l'horizon. Une chape d'obscurité commença à englober le monde, à l'image du récit de Dyrlian. Khaelan baissa les yeux. Il pouvait presque deviner comment cette histoire allait finir. Dyrlian enchaîna, difficilement à cause de l'émotion.

"J'ai alors fui pendant seize longues années. J'ai erré sur je-ne-sais-combien de kilomètres, et j'ai fini par revenir
à mon point de départ : une nuit, j'ai eu la visite de ma soeur. elle voulait m'avertir de quelque chose, mais elle... elle n'en a... pas eu
le temps... Elle a été abattu d'un carreau d'arbalète dans le dos, par l'un des cinq assassins qui nous avait attaqué des années au par avant.
Ce dernier et mort pendant l'assaut, car un arbre lui est bêtement tombé dessus. C'est là que j'ai appris son identité. Il s'agissait de... de
Shyld, mon ancien m... meilleur ami... Ensuite, il y a quelques temps, je suis descendu jusqu'à Argos, où j'ai fait la connaissance d'une jeune humaine sympathique, mais où j'ai aussi retrouvé le deuxième meurtrier : un certain Brannok. Il ne m'a malheureusement pas appris grand chose, et m'a même ouvert sur plus d'interrogations encore, sur les raisons qui les ont poussé à nous éliminer. Il a lâcher le nom d'un certain Linz, mais je n'ai aucune piste pour le trouver. Le quatrième m'est totalement inconnu, et le dernier s'est fait appeler le Boss auprès des autres membres du groupe. Il va donc m'être difficile de les retrouver. Mais le pire dans tout ça, ça reste que je connais le destin de tous les membres de ma famille sauf un : Shem'. J'ai... J'aimerais tant savoir ce qu'il est devenu..."


Ainsi, l'histoire de Dyrlian se révélait comme étant la plus sombre que l'on ait contée à Khaelan. Morts, trahisons, disparitions, fuite... vengeance. Comme Khaelan l'avait prévu. Il posa amicalement sa main sur l'épaule de Dyrlian. Ce dernier avait baissé la tête et fermé les yeux, et une goute solitaire avait coulé sur sa joue. Khaelan n'avait rien put dire. Il n'aurait jamais pu prétendre comprendre ce que ressentait l'elfe. Ce dernier reprit.

"D'ailleurs, il doit avoir à peu près ton âge... s'il est encore en vie..."

Une pointe de pessimisme était présente dans sa voix. Khaelan demeura silencieux, le temps que Dyrlian conclue:

"Enfin, voilà mon histoire Khaelan. Tu sais à peu près tout ce qu'il faut savoir..."

Khaelan décida de lui laisser une minute de silence pour récupérer. Un vent frais se leva, alors qu'il mettait de l'ordre dans ses pensées. Après ladite minute, il s'éclaircit la gorge, et dit:

"Eh bien... Ce sont des expériences bien tristes que tu as vécu. Moi, comparé à cela... Il faut dire que ma vie en entier ce compare plus à ce que tu as vécu avant la mort de tes proches. Je ne prétendrai pas pouvoir comprendre... La seule mort que j'ai vue était celle d'un criminel, le démoniste que j'ai mentionné tout-à-l'heure. Le père d'Immeral..." Il avait murmuré cette dernière phrase. Il soupira.

"Je me souviendrai de cette nuit. Écoute: Je sais que les festivités dureront deux jours, mais aurai-je à nouveau l'occasion de te le dire? Je ne sais point. Alors voici: si jamais tu vas à Alfheim un beau jour et que tu as besoin de quoi que ce soit, j'habite une petite maison en bois, qui ressemble beaucoup à un arbre d'ailleurs, en haut d'une colline qui surplombe la ville. À l'ouest. Mes parents sont des gens généreux, toujours prêt à aider les gens, ami ou non. Tu n'as qu'à leur demander. J'espère que je serai dans les parages à ce moment, mais même dans le cas contraire..."

Il s'arrêta un moment.

"Bref, descendons avant qu'il ne fasse trop noir pour bien voir la corniche, d'accord?"

Il se leva et descendit du toit, sans trop de difficulté cette fois. À l'intérieur, il attendit Dyrlian.

"Je ne sais pas si tu l'avais entendu toi aussi, mais tout-à-l'heure, j'ai entendu des humains parler d'un discours donné par le Roi demain, pour inaugurer les festivités. Au cas au tu serais intéressé à entendre cela... Bonne nuit, Dyrlian!"

Il quitta la chambre de son compagnon de route pour entrer dans la sienne. Il se coucha et dormit paisiblement après cette journée remplie d'émotions. Le lendemain, il devra se lever aux aurores.

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MessageSujet: Re: La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)   Mar 23 Aoû 2011 - 19:48

"Eh bien... Ce sont des expériences bien tristes que tu as vécu."

Ce fut la première phrase qui brisa le silence qu'avait apporté mon histoire et mes déclarations. L'elfe avait laissé passer une minute de respect pour moi-même et mes proches, et je le remerciai au plus profond de moi-même pour cela.

"Moi, comparé à cela... Il faut dire que ma vie en entier ce compare plus à ce que tu as vécu avant la mort de tes proches. Je ne prétendrai pas pouvoir comprendre... La seule mort que j'ai vue était celle d'un criminel, le démoniste que j'ai mentionné tout-à-l'heure. Le père d'Immeral..."

Immeral. Je retenais le nom. C'était donc son frère qui se prénommait ainsi. Peut-être sans le vouloir, peut-être même sans le savoir, sans s'en rendre compte le moins du monde, Khaelan racontait par bribes sa vie, et permettait à ceux qui le côtoyaient d'en apprendre beaucoup sur lui, d'une manière diluée qui rendait chaque renseignement délectable pour qui voulait faire plus ample connaissance avec lui. Et j'étais dans ce cas-ci.
Mon jeune ami soupira, et reprit.

"Je me souviendrai de cette nuit. Écoute: Je sais que les festivités dureront deux jours, mais aurai-je à nouveau l'occasion de te le dire? Je ne sais point. Alors voici: si jamais tu vas à Alfheim un beau jour et que tu as besoin de quoi que ce soit, j'habite une petite maison en bois, qui ressemble beaucoup à un arbre d'ailleurs, en haut d'une colline qui surplombe la ville. À l'ouest. Mes parents sont des gens généreux, toujours prêt à aider les gens, ami ou non. Tu n'as qu'à leur demander. J'espère que je serai dans les parages à ce moment, mais même dans le cas contraire..."

Il laissa sa phrase en suspens, mais je voyais à peu près ce qu'il voulait dire : il m'invitait à passer par chez lui si je me rendais un de ces jours dans notre capitale. Je hochai de la tête, et retenai l'adresse dans un recoin de ma tête, pour la ressortir au bon moment...
Cela me fit penser que je ne pouvais pas lui rendre la pareille. Contrairement à Khaelan, je n'avais plus, ou certainement plus, de foyer. Mon village était perdu au fin fond de la forêt, et je ne l'avais pas apperçu depuis plus de dix-sept ans maintenant... Et Shem' ? Qu'était-il devenu ? Parler de mon frère et de ma soeur avait fait rejaillir en moi de nombreuses émotions, et aussi beaucoup d'interrogation. Si je n'avais pas rencontré Shad dans la forêt il y a quelques jours de cela, jamais je ne serais arrivé à Mannheim, mais par contre, j'aurais sans doute pu lever le voile sur le devenir de mon frère et de mon village...
Khaelan coupa court à mes pensées et déclarant :

"Bref, descendons avant qu'il ne fasse trop noir pour bien voir la corniche, d'accord?"

Je hochai la tête, et souris. Laissant passer mon compagnon d'abord, je rentrai ensuite dans ma chambre. Khaelan, avant de quitter la pièce pour regagner la sienne, me dit une dernière chose.

"Je ne sais pas si tu l'avais entendu toi aussi, mais tout-à-l'heure, j'ai entendu des humains parler d'un discours donné par le Roi demain, pour inaugurer les festivités. Au cas au tu serais intéressé à entendre cela... Bonne nuit, Dyrlian!"

Je lui rendis la politesse en lui souhait à lui aussi de passer une bonne nuit, et m'assis sur mon lit une fois la porte refermée. J'allumai la petite bougie située sur la table de chevet, et me mis à réfléchir, parlant des fois à voix basse...

"Que faire ? Que puis-je donc faire ? Parler de tout ça à ranimer le sentiment de vengeance, et j'avais promis de la laisser de côté pour le moment. De plus, il va bien falloir que je sache ce qu'il est advenu de Shem', et du village... Non, mais écoutez-moi ! Je parle tout seul maintenant ! Enfin, ça m'arrivait déjà avant, mais... ah, et puis zut ! Pensons !"

Je retournai alors au mutisme, tandis que mon cerveau tournai à toute allure : vengeance, ou vie
normale ? Ce choix était dur à appliquer, et il me fallut beaucoup d'efforts pour remettre la vengeance encore une fois de côté, comme je l'avais fait au par avant en décidant de partir pour la capitale du Midgard. Mais cependant, je n'allais pas oublier ma famille, loin de là. Et même si je pensais à eux tous les jours...
Je pris alors ma dague, et relevais ma manche droite. Avec ma senestre, j'écrivis conscencieusement le nom des quatre membres de ma famille : Faelan, Anlia, Sendian, et Shem'. Une fois l'opération terminée, les quatre prénoms luisait à la lueur de la chandelle d'un rouge rubis, alors que ce n'était que du sang.

"Le sang aura beau couler, et les plaies auront beau cicatriser, les mots resteront, et jamais je ne vous abandonnerai, vous tous. Mais laissez-moi seulement profiter un peu de la vie que j'aurais dû avoir depuis si longtemps..."

Je soufflai alors la bougie, et me dévêtis en partie. J'allai à la fenêtre avant de me coucher, et fixai le ciel qui commençait à se remplir d'étoiles.
De là-haut, ils pouvaient sûrement me voir, et j'espérai qu'ils étaient fiers de ma décision.
En réponse, une étoile scintilla. Ou tout du moins, c'est ce que je crus voir...
~ FIN DU TOPIC ~

HRP : désolé de repartir encore une fois avec mon histoire familiale, mais je pense que ce sera la dernière fois avant un petit bout de temps ;)
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La veille des festivités (Privé - Dyrlian Eslin)

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