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 Acte 1: La fête de Mannheim [Solo]Terminé

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AuteurMessage
Elfe
Khaelan Eklemtaälavatar

 :Peuple :
Elfe sylvain
 :Âge du personnage :
85
 :Equipement :
Ses vêtements, un poignard, son luth, sa lyre, un journal de bord et du matériel pour y écrire. Et une chaîne solide.


* * *

Vêtements:

MessageSujet: Acte 1: La fête de Mannheim [Solo]Terminé   Dim 4 Déc 2011 - 0:22

Acte 1 : La fête de Mannheim


Les rayons du Soleil matinal n’avaient pas encore fait leur apparition que Khaelan sortit de sa torpeur bienfaitrice. Il se leva et s’étira longuement, puis se dirigea vers la fenêtre ouverte. L’odeur de la terre humide de part la rosée du matin vint à ses narines. Les yeux fermés, son sourire éternel aux lèvres, il se délecta de l’arome délicate si familière, si apaisante. Un soupir de bonheur sortit de ses poumons alors que ses paupières s’ouvrèrent à nouveau, pour apercevoir les trainées rosées qui teintaient le ciel bleu poudre. Déjà, un halo doré précédent le disque solaire apparaissait à l’horizon.

Khaelan se pencha un peu plus vers le sol. Les ruelles étaient toujours calmes, toute la population de Mannheim dormait encore. Toute la population? Il entendit des bruits de pas légers, typiques d’un elfe, venant de la chambre d’à côté. Dyrlian… La pensée de son ami lui donna une idée. S’inclinant vers le toit, il s’agrippa à la corniche et s’y hissa une deuxième fois, non sans difficulté. Puis, il s’adossa contre les tuiles de céramique encore froides, un frisson lui parcourant l’échine.

Parmi les maisons, le disque de lumière apparut, teintant le ciel et les toits de doré. Les rayons du Soleil se déposèrent doucement sur la peau de l’elfe, le réchauffant. Souriant de plus belle, il se mit à chantonner tout bas, de sa voix élégante, une mélodie légère. Le cœur tout aussi léger, il redescendit à sa chambre lorsque le spectacle de l’aube fut achevé.

La pièce baignait maintenant dans une lumière blanche pure. Les boiseries étaient éclatantes sous les rayons de Soleil. Khaelan prit son sac et en sortit ses vêtements de la veille. Puis, il aperçut, au fond de la besace, l’éclat d’une des pierres semi-précieuses qui ornaient l’élégante tenue que lui avaient achetée ses parents. Il sortit ces vêtements à leur tour et les contempla. Ils étaient si beaux qu’il n’avait jamais vraiment osé les porter, se trouvant bien peu digne de cet ouvrage. Mais cette journée n’était pas ordinaire. En ce jour, débutaient les festivités annuelles de Mannheim. Et puis, il fallait bien qu’il les porte un jour! De toute façon, il avait bien vu d’autres elfes ici porter des tenues toutes plus somptueuses les unes que les autres. Sa décision prise, il revêtit les vêtements élégants, prit son sac en n’y laissant qu’un peu de provisions et une carte de la ville, et descendit.

M. Bringhem était déjà à l’ouvrage, préparant les assiettes et les ustensiles. L’aubergiste leva calmement la tête en entendant Khaelan arriver. Il avait l’air très serein, ce matin-là. S’éclaircissant la gorge, il dit :

« Décidément, nous avons des lèves-tôt à l’auberge. »

Khaelan, sachant à qui le tenancier faisait référence, acquiesça.

« Votre ami, monsieur Eslin, est déjà sorti, mais vous avez l’air de vous en douter. Eh bien, ce n’est pas si surprenant, au fond. Une telle fête, il faut en profiter! »

« Cela est bien vrai. » répondit l’elfe.

« Donc… Passé une bonne nuit, monsieur… Eklem…taäl? C’est bien ça?»

Souriant, Khaelan répondit doucement, pour ne pas réveiller les autres clients :

« Certes, je vous remercie bien. Et oui, c’est bien cela. »

S’avançant vers le comptoir, il sortit de la monnaie de sa bourse et la tendit à l’aubergiste.

« Voilà pour la nuit. Tout était très bien! »

Riant, M. Bringhem ajouta :

« Content que ça vous ait plut. Désireriez-vous manger quelque chose? Boire quelque chose? »
Sous-pesant son sac, Khaelan répondit : « Oh, non merci. La nature m’a été très généreuse en chemin. »

« C’est vous qui voyez. »


Sur ce, Khaelan sortit dehors. Il n’y avait que quelques marcheurs matinaux qui, comme lui, souhaitaient profiter du calme qui habitait la ville avant que les rues ne reviennent à la vie. Khaelan resta sur place un instant, observant la scène paisiblement. Sous les arbres parsemés de guirlandes multicolores, la terre dégageait encore la même odeur agréable. Les oiseaux avaient commencé à chanter. Des oisillons quémandaient déjà de la nourriture à leurs parents à coup de piaillements impatients, mais agréables à l’oreille du jeune elfe. Khaelan inspira profondément, puis laissait sortir un autre soupir de joie, et partit en direction du marché, où la veille il avait vu la fresque.

Sur place, il s’assit sur un banc et sorti ce qui allait lui servir de petit-déjeuner : Un peu de pain et une pomme, bien emballée et au frais. En mangeant, il observa la fresque. On y voyait un banquet, avec des gens de toute race et de toute classe sociale, levant leur coupe à la paix. Chaque coupe représentait le peuple auquel appartenait chaque personnage. Il remarqua un détail assez cocasse : les riches de l’œuvre avaient des coupes modestes, alors que les pauvres, eux, utilisaient des coupes nobles. Message subtil qui prônait que la force d’un royaume, c’est son peuple. Il vit un autre détail : Les trois personnages centraux, un homme, une elfe et un nain, tous les trois de classe moyenne, tous plus colorés que les autres personnages et mis en relief, n’avaient pas les bonnes coupes : Le nain avait la coupe de l’elfe, en granit blanc entouré d’entrelacs gracieux en forme de racines; l’humain avait la coupe du nain, en mithril brillant sertit de grosses pierres précieuses; et l’elfe avait la coupe de l’humain, en or peinturé et sertit de pierres plus petites. Une véritable ode à la paix qui, à l’époque actuelle, semblait plutôt surréaliste : bien peu de membres de chaque peuple accepterait de boire ainsi dans la coupe de l’autre. Mais au moins, Khaelan n’était pas le seul à espérer voir ce jour arriver.

À la fin de son repas, une silhouette drapée vint s’assoir à côté de Khaelan. Sous sa capuche, l’homme portait une barbe noire de jais et de longs cheveux noirs… ayant la même élégance que ceux d’un elfe. D’ailleurs, il avait cru remarquer quelques traits de l’homme qui rappelaient vraiment ceux d’un elfe : visage long et fin, pommettes hautes… D’ailleurs, la barbe avait quelque chose de pas naturel qui semblait louche à Khaelan. L’homme, s’il en était vraiment un, tourna la tête vers lui l’espace d’un instant. Khaelan le reconnut une fraction de seconde avant qu’il lance, tout bas, avec un accent pourtant très humain :

« Salut ».

Il s’agissait de son mentor, Thelmoril d’Arthelas, soigneusement déguisé en humain. Khaelan se mit à rire, et dit :

« Une fausse barbe… Vous me surprendrez toujours, Thelmoril! » Une admiration encore plus profonde pour son enseignant avait rempli Khaelan : Lui, un elfe, avait combattu les préjugés et le dédain qu’éprouvaient bien d’autres, traits qui lui avaient probablement été transmis, pour satisfaire sa curiosité sur les humains, en se faisant passer pour l’un d’eux. Quel exploit! C’était un véritable exemple à suivre pour tous les elfes, selon Khaelan. Un véritable symbole de la recherche de la paix entre ces deux races qui se méprisent plus que toute autre. Depuis combien de temps? Il en avait une petite idée : lors de leur première rencontre, il l’avait tutoyé, il s’était exprimé comme un humain. C’était un signe que déjà à l’époque, il avait l’habitude de côtoyer les hommes, qu’il s’était approprié leur culture, du moins en partie… Pendant que Khaelan émettait ce raisonnement, Thelmoril avait eu le temps de répondre, cette fois si avec son accent naturel :

« Khaelan, tu sais pourtant que tu peux me tutoyer! »

« Je sais, oui, je sais… Je ne m’attendais pas à te voir ici. »

Thelmoril répondit tout simplement :

« Moi, oui, même si je ne t’ai pas vraiment cherché. Je savais qu’il était important pour toi d’entreprendre se premier voyage seul. Mannheim est la première destination par excellence pour des voyageurs comme nous. »

Khaelan dût reconnaitre la logique derrière ces propos. Que pouvait-on ne pas trouver dans la capitale humaine qui ne soit pas utile pour voyager?

« Certes. »

Thelmoril ajouta :

« Eh puis, tu allais bien finir par apprendre que la fête allait avoir lieu. »

« Certes. »

Puis, Thelmoril se leva.« Bon. Mannheim commence à se réveiller, et je n’ai pas envie de manquer quoi que ce soit. Je ne crois pas que toi non-plus. Alors, on ferait mieux d’y aller, non? »

Khaelan se leva. Il était prêt à partir à la rencontre de la ville, de ses habitants, des autres peuples, de leur culture... Il était prêt à aller s’amuser.

« En effet. À plus tard, si jamais on se revoit ici! » Répondit-il, tendant la main à son mentor.

« Oui, à plus tard! » Ajouta Thelmoril en serrant la main de son élève. « Si non, on se reverra à Alfheim dans, quoi, quelques mois? » Demanda-t-il, en lui faisant un clin d’œil.

« À peu près. » Réplica tout simplement Khaelan, avant d’ajouter : « Qui sait jusqu’où le vent me portera? Nous verrons bien. »

Sur ce, les deux Wudu-elfen se séparèrent, Thelmoril en riant de bon cœur. C’était bien son élève qui parlait, le futur barde. Khaelan, quand à lui, était encore plus heureux qu’il ne l’était il y avait à peine deux minutes. Thelmoril avait dit vrai : Mannheim s’éveillait. Les commerçants de tous les genres, de vendeurs de bijoux à pâtissiers cuisinant des spécialités locales, s’installaient dans les rues. Quelques lèves-tôt commençaient déjà à visiter leurs kiosques. Des enfants étaient déjà debout, courant partout et rigolant, touchant à tout, s’amusant tout simplement. Et déjà, Khaelan se sentait absorbé dans un tourbillon d’odeurs, de goûts, de paroles et de cultures. Il avait un bon pressentiment concernant le déroulement des deux journées de fêtes qui allaient se dérouler.

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Acte 1: La fête de Mannheim [Solo]Terminé

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