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 Hylden Mina [Dise] (Terminée)

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Dise
Mina Hyldenavatar

 :Peuple :
Dises
 :Âge du personnage :
19 ans
 :Equipement :
Un brin d'amour, un pétale de douceur, et de quoi apaiser les coeurs.


* * *

Vêtements:

MessageSujet: Hylden Mina [Dise] (Terminée)   Lun 16 Jan 2012 - 21:31

    - Nom: Hylden.
    - Prénom: Mina.
    - Sexe: Féminin.
    - Age: 19 ans.
    - Taille: 1m66.
    - Poids: 56 kgs.

    - Peuple: Dises.
    - Classe: Dises.

    - Description Physique détaillée: La Dise n’est pas encore marquée par l’âge et la vieillesse, puisque seulement dix-neuf années se sont écoulées depuis que le vent l’a porté au pied de l’Arbre aux pommes d’éternelle jouvence. Cette jeunesse, elle ne la gardera pas indéfiniment, puisque contrairement aux dieux, elle ne dispose pas de l’immortalité. Dans la brise elle est née, dans la brise elle mourra lorsqu’enfin son heure viendra de retourner au néant.

    Son visage est encore celui d’une jeune fille. Comme tous les êtres divins, Mina n’a pas à complexer puisqu’elle n’est pas enfant de la laideur. Ses traits, doux et fins, dénotent d’une certaine beauté et ne sont pas sans rappeler ceux des nobles, parmi les mortels. Elle se tient droite, et garde rarement ses yeux rivés vers le sol ; elle préfère de loin fixer l’horizon. Ces derniers justement sont grands, particulièrement expressifs, d’une rare nuance de vert semblable à l’eau trouble des marais.

    Les lèvres sont pâles, discrètes, souvent éclairées d’un radieux sourire. La douceur et la curiosité transparaissent régulièrement chez l’enfant dont la silhouette menue respire la joie de vivre. Celle-ci est soulignée par sa longue chevelure, de couleur plus claire que le brun mais plus foncé que le blanc, presque crème, tombant en cascade sur ses frêles épaules, la courbe de son dos et celle de sa poitrine, et sur ses longs bras achevés par des mains graciles. Il n’est d’ailleurs pas rare que quelques mèches éparses viennent dissimuler l’un de ses yeux.

    Ses doigts sont sans nul doute ceux d’une artiste. Ils n’empoignent aucune arme ni ne se mettent au service de la violence. Ils sont entraînés pour l’art de la musique et de la peinture et non celui de la guerre ou du massacre. Il en va de même pour ses jambes, plus habituées à la danse qu’à la course.

    Mina n’est pas parmi les plus grandes de son espèce, du haut de son mètre soixante-six, ni les plus lourdes avec ses cinquante-six kilos. Son aspect frêle et chétif est accentué par sa peau, légèrement pâle. Elle semble toujours sur le point de s’effondrer ou de s’envoler, brisée en mille petits morceaux de porcelaine, mais cette jeune Dise pleine de ressource n’est pas aussi fragile qu’elle en a l’air.

    Sa voix possède un timbre paisible, calme, et lorsqu’un rire se fait entendre, il est généralement léger, presque timide, tout juste audible. Loin d’elle l’idée de s’esclaffer ouvertement. Il en va de même pour ses gestes, qui ne seront jamais violents et hasardeux, mais plutôt discrets. Sa démarche en elle-même ne montre pas toujours une grande confiance, preuve que Mina, malgré son exubérance une fois la gêne passée, reste une personne facilement apeurée par l’étranger qui se présente à elle.

    Mina aime se parer de jolies robes aux teintes claires et décorer ses cheveux d’un quelconque accessoire. Elle apprécie, inconsciemment, entretenir une apparence assez raffinée. Toutefois, voyageant beaucoup, elle sait faire fi de ce petit confort personnel pour des tenues plus adaptées à l’aventure. Déjà qu’elle n’est pas très bonne cavalière …

    Bien qu’étant une Dise, et de ce fait capable d’emprunter l’apparence qu’elle désire, Mina reste très attachée à son apparence originelle et s’en sépare rarement, à moins d’y être contrainte. Par exemple, pour approcher certains peuples aux nombreux préjugés … Comme les elfes.

    - Caractère du personnage: A l’âge de douze ans, Mina a prêté allégeance à l’Ase du nom de Frigg. Ce choix n’est pas anodin, puisque la jeune Dise réunit nombre de points communs avec cette déesse à la droiture légendaire, dont elle a par ailleurs hérité.

    Tout comme elle, Mina présente un grand sens de la justice. L’égalité est une notion qui lui tient à cœur, enseigné par Freyja lorsqu’elle était une enfant. Aussi, lorsqu’elle descend sur Yggdrasil, loin de voir sa condition d’être divin lui monter à la tête, elle préfère rester discrète et paraître le plus normal possible. Lorsqu’elle le peut, elle tente de rétablir un semblant d’équilibre, bien que ce ne soit pas facile du tout.

    De même, Mina tient toujours ses promesses. Elle a horreur de la trahison et du mensonge. Il lui est bien entendu déjà arrivé de dissimuler ou de déformer la vérité, mais n’a jamais approuvé ce genre de comportement. Elle prône l’honnêteté, et ne promet jamais une chose si elle est sûre de ne pas pouvoir honorer ce serment. Elle cherche également à réconcilier les couples, puisque c’est justement un couple qui lui a offert la vie, indirectement. Elle adore les mariages et perçoit très mal l’adultère et l’infidélité.

    La Dise craint de blesser les gens. Très altruiste, elle se préoccupe énormément des autres, bien plus que d’elle-même. Bien qu’il lui arrive d’avoir ses petits moments d’égoïsme, elle reste disponible et à l’écoute. Elle se plait à consoler et à réconforter, car à ses yeux il n’existe rien de plus beau que de voir la joie transparaître sur un visage. Ivre de vie et de joie, elle essaye du mieux qu’elle peut de contaminer les autres avec sa bonne humeur.

    D’une grande douceur, Mina est l’incarnation-même de la tendresse, et surtout de l’amour, sentiment dont elle est issue. Très sentimentale et fleur bleue, elle rêve de trouver le grand amour. Elle est à la recherche perpétuelle de l’homme qu’elle aimera de tout son cœur et qui saura l’aimer en retour. Il n’est pas rare de la voir observer de jeunes tourtereaux de loin ou de sourire face à une marque d’affection. Mina aime l’amour sous toutes ses formes, que ce soit celui de fiancés, celui entre parents et enfants, celui de deux personnes du même sexe ou celui d’amis, ou encore celui qu’un homme et un animal peuvent entretenir.

    Bien que légèrement timide, une fois la glace brisée, Mina se révélera être une charmante jeune fille, pleine de vie, curieuse et avide d’en apprendre plus sur le monde. Très dynamique, parfois espiègle, elle a sans nul doute su garder une âme d’enfant. Cette exubérance reste néanmoins dure à faire apparaître lorsqu’elle est vraiment sur ses gardes ; seule, elle peut se montrer particulièrement peureuse.

    Plus que de la peur bien qu’elle soit de nature assez craintive, elle ressent surtout une grande pitié envers ces êtres pervertis par le Poison. Elle sait faire preuve de compassion envers ceux qui ont souffert, bien qu’il lui soit impossible de comprendre toute la douleur qu’il les assaillent. Elle aimerait pouvoir sauver tous ces gens rongés par la haine, démolis par la peine, dévorée par le feu et hantés par le Vice. Malheureusement, Mina sait que quelques paroles ou gestes ne peuvent sauver l’être le plus damné. Certaines personnes sont abandonnées des Dieux depuis voilà bien longtemps …

    Très cultivée, elle a soif d’apprendre et de découvrir. Elle peut aussi bien se plonger dans la lecture pendant des heures que d’aller cueillir des informations sur le terrain-même. Très sensible à la beauté du monde, elle s’émerveille devant un rien et voit toujours le côté positif des choses. Il lui arrive parfois de sombrer dans la mélancolie, malgré tout. Lorsque s’imprégner de sa musique ne suffit pas à la consoler, la Dise a tendance à baisser les bras et à perdre de sa fougue pour sombrer dans une léthargie inquiétante. Ces moments sont rares et courts, mais toujours tristes.

    - Équipement: La jeune Dise voyage léger, et, hormis ses vêtements, elle ne s’encombre généralement que de quelques vivres et d’un peu d’argent. Dans ses maigres effets personnels, on pourra toutefois trouver un joli peigne taillé dans un bois d’une blancheur étonnante, sur lequel ont été gravées deux plumes, de chaque côté. Elle tient beaucoup à cet objet pour une obscure raison et le protège farouchement des mains étrangères. La vérité à ce sujet, c’est qu’elle compte offrir ce peigne à l’homme dont elle tombera éperdument amoureuse et dont les sentiments seront réciproques, afin que lui seul ne le touche et soit autoriser à brosser sa chevelure. Elle a réussi à faire une bonne affaire pour cet achat, mais y a tout de même laissée une partie de ses maigres économies.

    Etant une Dise, Mina est excellente musicienne, et son instrument de prédilection est la harpe. Toutefois, celui-ci étant trop encombrant, elle se contente d’une vieille lyre abîmé par le temps, quant à elle faite d’un bois aussi noir que les corbeaux, qui, pressentant l’orage, croassent et s’envolent à tire-d’aile. Les cordes, aux étranges reflets dorés et marquées par l’usure dénoncent une utilisation prononcée de l’instrument. C’est en vérité le cadeau qu’elle a reçu de Frigg.

    Ses vêtements se résument à sa robe blanche assez sophistiquée, qu’elle porte le plus souvent, ainsi qu’à un banal ensemble composé d’un pantalon sombre en mauvais état ainsi qu’un d’un haut plus clair, aussi usé que le bas, mais bien plus pratique pour certains choses, comme les chevauchées ou la traversée d’un bois.

    Mina ne possède aucune arme, et, de toute manière, ne sait pas les manier. Elle refuse d’user de la violence.

    - Ambitions: Mina n’aspire qu’à la paix et l’amour. Avide de découverte, d’enrichissement et de nouvelles rencontres, elle se plait à simplement errer au gré du vent, dans l’attente de voir ce que lui réserve l’avenir. Elle aime sincèrement voyager, et, très curieuse, elle n’hésite pas à aller au devant de l’inconnu. Un désir plus précis néanmoins : celui de trouver l’Amour, celui qui nous saisit au détour d’un chemin, après lequel on court jusqu’à enfin l’atteindre, pour ne plus jamais le laisser s‘échapper.

    - Mère : Comme pour toutes les Dises, c’est de la douce et radieuse Freyja dont Mina est la fille. De la belle Vane, elle a hérité d’un immense amour à revendre, de sa tendresse et de son altruisme. La jeune enfant chérit sa Mère plus que tout et lui est très reconnaissante de tout ce qu’elle a pu lui apporter, à elle comme à ses autres Fils et Filles. Tout ce qu’elle sait lui vient de la divine femme aux longs cheveux de blé dont les yeux azuréens expriment plus de bonté que n’importe quel autre être sur cette terre.
    - Père : Puisque tout Dise né de l’Art, Mina n’en fait pas exception, aussi l’Art pourrait-il être qualifié de « père » pour elle. Née d’un rire discret entre quelques larmes de joie, c’est de l’Amour dont elle descend, sans nul doute.
    - Frères & Sœurs : Chaque Dise en ce monde est son frère, sa sœur. Elle aime chacun d’entre eux, et leur offre toute son affection sans retenu. Ami d’enfance comme parfait inconnu, elle laisse une chance en ouvrant son cœur débordant d’innocence.

    Toutefois parmi tous, deux ce sont démarqués. Le premier est Fërio, Dise de quatre ans sont ainé, le plus doux et le plus calme qu’elle est rencontré, bien que parfois dur et froid lorsqu’il était contrarié. Sa chevelure était presque blanche, assez longue, et ses yeux bleu glace. Il est mort à cause d’une créature ayant eut le malheur de vouloir abuser et se jouer du divin.

    Le second est Leiyo, Dise de six ans son aîné, très proche de Fërio. Il aime énormément rire et s’amuser, et ses arts de prédilections sont le chant et la danse. On le retrouve souvent parmi les gitans. Toujours en vie, il parcourt Yggdrasil pour apprendre tout en distribuant la joie autour de lui. Ses cheveux sont bruns, particulièrement longs et souvent attachés. Ses yeux sont verts. Il est beaucoup plus grand que Mina et son défunt ami.

    - Ase de référence: Frigg.

    - Illustration(s):
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MessageSujet: Re: Hylden Mina [Dise] (Terminée)   Lun 16 Jan 2012 - 21:36

      Une naissance sous les larmes de la joie

    Il était une fois, un jeune couple au comble du bonheur. Les deux fiancés se marièrent, et la vie leur souriant, ils ne rencontrèrent aucun problème, ni d’argent, ni de maladie. Ils prospéraient, tout simplement heureux. Un jour, en consécration de l’amour immortel qu’ils se portaient, ils voulurent un enfant à chérir et à couvrir de tendresse. Toutefois, ils eurent beau essayer, être patient, le résultat était le même : la pauvre femme fut diagnostiquée comme incapable de procréer.

    Cette nouvelle les effondra ; ils désiraient tant ce petit être ! Ils se voyaient déjà l’embrasser, le cajoler, lui apprendre mille choses et le voir grandir … Une immense tristesse envahit le malheureux couple, et les vieilles commères se mirent à chuchoter à qui voulait l’entendre que cela était mérité : autant de belles choses pour les mêmes personnes était injuste, bénis des dieux ou non. Ces paroles cruelles finirent par parvenir aux oreilles des mariés, qui en devinrent encore plus inconsolables et honteux de cette misère qui les assaillait.

    Toutefois, ce que beaucoup ont qualifié de miracle a fini par se produire. De mois en mois, le ventre de la jeune femme se mit à gonfler. Ces mêmes harpies continuaient de médire au sujet du couple, répétant à tout-va qu’ils étaient simplement chanceux, qu’il ne connaissaient pas le bonheur qui résulte d’un dur labeur et de mille peines. Ah, si elles savaient ! Si elles savaient que, le soir où le fils des amoureux naquit, aux larmes de joie se mêla un rire léger empli d’espoir et un baiser volé aussi doux que la vie l’était avec eux.

    On raconte que l’histoire de ces jeunes gens émut profondément la belle Freyja, et, qu’en même temps que ce garçon, naquit une nouvelle Dise. Le vent le plus calme vint porter ce nouvel être au pied de l’Arbre aux pommes d’éternelle jouvence, et ce fut entre les racines de ce dernier que la Mère de chaque Dise trouva son nouvel enfant, qu’elle nomma Mina.

      Une enfance aux couleurs du monde

    L’enfant resta auprès de sa Mère, rencontra ses Frères et ses Sœurs alors qu’elle n’était qu’un nourrisson, un être tout juste né du plus bel amour filial que la douce Freyja ait pu voir à ce jour. Comme tous les siens, Mina reçu l’éducation de la Vane, qui lui inculqua nombre de valeurs. La gentillesse, la compassion, la générosité et l’altruisme en faisaient parti.

    Dès son plus jeune âge, l’enfant se révéla être d’une incroyable douceur à l’égard des autres. Les jours passaient, elle grandissait et apprenait, mais elle ne changeait pas. Au fond d’elle-même, Mina restait l’adorable fillette qui réconfortait sa grande famille avec ses mots tendres et innocents, qui la faisait rire avec son espièglerie, sa malice et sa maladresse touchante propre aux jeunes âmes encore tenues à l’écart du tout le mal qui occupait ce monde : violence, haine, guerre, mort, maladie.

    Parmi ses frères, Mina s’entendait particulièrement bien avec Fërio, jeune homme de quatre ans son aîné. La petite fille de l’Amour le suivait partout où il se rendait. Bien que Freyja se chargeait de l’éducation de ses apprentis artistes divins, l’enfant se plaisait à questionner celui qu’elle appelait « grand-frère » et à apprendre de lui. Malgré son jeune âge, tout juste sept ans à cette époque, leur Mère était très heureuse des talents de ce garçon.

    Il jouait de la harpe mieux que n’importe quel autre Dise de son âge. Mina restait souvent de longues heures à ses côtés, pour l’écouter s’exercer à la maîtrise de son instrument de prédilection. Pendant ce temps, allongée dans l’herbe, elle croquait, dessinait, peignait, ce qu’elle voyait, ce qu’elle rêvait et imaginait. Le garçon était aussi gentil que Mina l’était, et posé, il savait canaliser l’énergie de l’enfant curieuse. Il prenait le temps de la corriger dans ses exercices et de la conseiller afin qu’elle améliore son art.

    Freyja était attendrie de voir deux de ses enfants aussi proches, s’amusant et s’entraidant pour progresser. Quand ils étaient las de travailler et que leur bien-aimée Mère ne leur dispensait pas ses enseignements, ils s’en allaient jouer dans les vastes jardins de Vanaheim, si beaux et paisibles lorsque le soleil les réchauffait de ses rayons. Ils se cachaient, se trouvaient, riaient ensemble, chahutaient, se disputaient parfois et se réconciliaient juste après.

    Fërio et Mina grandirent mais ne se séparèrent pas pour autant. Pendant que la jeune Dise chantait, son ami et « frère » l’accompagnait en variant les instruments, puis quand venait son tour d’entraîner sa voix, Mina pinçait les cordes et soufflait l’air. Lorsque l’un dessinait, l’autre prenait la pose, puis ils échangeaient les rôles. Parfois la petite s’essayait à la poésie, et Fërio les récitait pour elle, puis quand lui-même se mettait à l’écriture, elle lisait ses œuvres.

    Ils étaient de bons élèves, attentifs et réceptifs. Tout ce que Freyja leur apprenait n’était pas joyeux, mais de ces leçons, Mina retenait que l’espoir et l’amour pouvaient sauver n’importe quelle créature. Bien entendu, ce n’étaient là que les pensées naïves d’une enfant, mais peu importait. Un être n’ayant connu ni souffrance ni douleur ne pouvait appréhender l’ampleur qu’était capable de prendre le désespoir lorsqu’il s’insinuait dans les esprits. A tout juste huit ans, elle n’avait encore rien vu de tout ce poison qui infiltrait les veines du Monde pour le pourrir jusqu’au plus profond de lui-même. Ronger les racines pour laisser se mourir le plus beau des arbres.

      Un chagrin au milieu des autres

    L’année suivante, Fërio atteignit son douzième anniversaire, et cette date signa la séparation des deux Dises pour la première fois depuis nombre d’années. Mina découvrit alors la tristesse de savoir l’être cher loin de soi. Les jours passaient et l’enfant s’enfermait dans sa peine, inconsolable, car son frère lui manquait, et qu’étant descendu rendre visite aux mortels avec l’autorisation de l’Ase auquel il avait prêté allégeance, la fillette ne pouvait recevoir de nouvelles.

    Freyja voyait bien que sa fille était inquiète pour le doux Fërio. Bien qu’elle continuait de suivre son apprentissage auprès de ses frères et de ses sœurs, sa joie de vivre semblait d’être envolée. Toutefois un beau matin, plusieurs semaines plus tard, peut-être des mois ou des saisons, Mina ne savait plus vraiment, un Dise vint lui rendre visite. C’était un ami du frère adoré de la douce enfant, venu lui apporter des nouvelles à la demande du concerné. Il allait bien. Il découvrait mille choses passionnantes en voyageant aux côtés de Leiyo, puisque tel était le nom de ce messager.

    Entendre ces mots raviva une flamme ardente dans le cœur de Mina. Elle fit promettre à Leiyo de revenir de temps en temps pour lui faire part de l’état de Fërio et de l’avancée de leur périple. Leiyo lâcha un petit rire en lui disant que l’expression voulait que « pas de nouvelle, bonnes nouvelles », mais il jura de lui rendre visite à nouveau.

    Mina retrouva alors tout son éclat et s’entraîna d’autant plus dans tous les domaines où elle se devait d’exceller, comme les autres de son espèce. Peut-être du fait qu’elle avait autrefois souvent écouté Fërio pratiquer cet instrument, Mina se découvrit une grande attirance pour la harpe. Loin d’égaler le talent de son grand-frère, elle jouait néanmoins avec beaucoup de délicatesse, et surtout, elle y prenait plaisir.

    Ses douze ans approchaient à grande vitesse et Mina s’attendait à ce que cette visite de Leiyo soit la dernière avant qu’enfin elle puisse rejoindre son frère sur Yggdrasil. Mais cette rencontre-là ne fut pas comme les autres. A peine eut-elle aperçut l’expression du Dise, qui avec le temps, était devenu son ami, qu’elle comprit qu’aujourd’hui, ce n’était pas de bonnes nouvelles qu’il apportait ; elle espérait toutefois que rien de trop sérieux n’était arrivé.

    Leiyo s’approcha, le visage grave, de Mina, qui sentait l’angoisse monter peu à peu. Elle avait comme l’impression qu’il se retenait avec difficulté de pleurer.

    - Mina … murmura-t-il. Je suis désolé. 
    Il se crispa d’avantage encore.
    - Je suis désolé … répéta Leiyo. 

    Une larme roula le long de sa joue. Le pauvre semblait si seul, le fardeau de sa peine écrasant son cœur meurtri ! Mina voulait le réconforter, mais elle ne savait comment faire. Ce qu’il cachait semblait si grave, si honteux, qu’elle sentait bien malgré son jeune âge que quelques mots ne suffiraient pas à le consoler.

    - Mina … Fërio … Il est mort !

    Mina ne compris pas tout de suite. Elle mis du temps à saisir exactement ce que Leiyo voulait dire. Un long silence plana, lourd de sens, puis tout lui parut limpide. Un air choqué vint déformer les traits doux de son visage, et peu à peu il s’inonda de larmes, les premières et dernières larmes de douleur qui coulèrent sur les pommettes enfantines.

    Elle avait déjà pleuré autrefois. De petites larmes de crocodile, parce qu’elle était contrariée, parce qu’elle était tombée. Elle pleurerait encore, pour les autres, pour tout ce malheur sur Yggdrasil. Mais jamais des pleurs furent plus douloureux que ceux-là.

    Ses grands yeux stupéfaits, embués, pouvaient à peine distinguer Leiyo, dont la souffrance était égale à la sienne, si ce n’était supérieure. Un étrange sentiment envahit son être tout entier. Elle ne comprenait pas. Pourquoi Fërio était-il mort ? Ce n’était pas normal. Ses yeux parlant pour elle, le Dise compris qu’il était de son devoir de lui expliquer ce qui était arrivé à son cher « grand-frère ».

      Une interlude au goût amer

    Il parla. Longtemps. Il expliqua que Fërio était tombé amoureux d’une belle mortelle, sensible mais vaillante. Il lui était difficile de dissimuler sa condition de Dise, mais sous l’apparence d’un elfe, il réussit à vivre quelques temps aux côtés de cette humaine. Leiyo n’aimait pas cette situation, mais Fërio ne voulait rien entendre. Ce qui dérangeait le plus l’ami de ce dernier était sans nul doute la sœur de cette humaine. Elle ne lui plaisait pas. Il sentait quelque chose de mauvais en elle.

    Ses soupçons se confirmèrent bientôt. Leiyo était bien moins naïf que Fërio, dont le caractère était très proche de celui de Mina sur certains points. Pour lui, il n’y avait aucun doute : cette femme respirait le Mal. C’était un vampire. Il l’avait prévenu, pourtant, le malheureux, que jamais il ne pourrait vivre avec cette mortelle !

    Un beau matin, ils la retrouvèrent morte, dans les bras de sa sœur. Un immense chagrin saisit Fërio, qui en perdait la raison, sous le regard affamé de la vampire. Elle était assez cultivée pour savoir reconnaître un Dise lorsqu’il se présentait à elle. En l’occurrence, elle avait décidé d’en faire sa proie. Mais avant, il fallait jouer avec, et quoi de mieux que de le torturer un peu avec son côté … sentimental ? Aimer puis voir l’être aimé mourir sous ses yeux, impuissant, quoi de plus atroce ? L’immortelle était particulièrement fière de son coup.

    A présent que le Dise se noyait dans le désespoir le plus profond, il était si aisé de le mordre, de s’abreuver, puis de le tuer. Et c’est ce qu’elle fit. En revanche, ce qu’elle n’avait pas du tout prévu à son merveilleux programme, c’était que ce sang divin soit aussi … indigeste. Sans avoir le temps de comprendre ce qui se passait, le vampire mourut, détruit par le poison qu’était devenu l’essence de ce Dise agonisant. Leiyo vit alors son plus cher ami retourner à sa source.

    Mina tentait de calmer ses sanglots, mais ce n’était pas facile. Elle était encore si jeune ! Leiyo non plus n’était pas bien vieux. Instinctivement, Mina se jeta dans les bras de son ami, son confident, son second grand-frère. Elle avait tellement besoin de réconfort ! Ils en avaient besoin tous les deux. Juste un peu de tendresse pour chasser leur peine.

    - Tu sais, commença Mina tout en retenant ses sanglots. Tu sais, Mère nous a dit que vent nous naissions, vent nous mourront. Je crois que nous ne devrions pas être triste, même si c’est dur.
    - Tu as sûrement raison … Mais même en connaissant notre fin, cela reste horrible.
    - Nous ne devons pas être effrayés par notre disparition. Ce n’est que l’annonce d’un autre commencement.


    Leiyo tenta d’esquisser un maigre sourire. D’ici quelques jours, la petite Mina se mettrait au service d’un Ase. Il se devait d’être présent ce jour-là. C’était un moment important de l’existence d’un Dise, il ne pouvait pas manquer ça.

      Un voyage au nom de l'apprentissage

    La jeune Mina décida de servir Frigg, choix sur lequel elle était arrêtée depuis longtemps déjà. En cadeau, elle reçut de l’Ase un instrument, pour le plus grand plaisir de la Dise. C’était une superbe lyre, à l’aspect ancien, mais cela ne faisait que lui ajouter du charme. Ses cordes ressemblaient au soleil et son bois à la nuit. On disait d’elle que le son pur qui en résultait apaisait et réconciliait les cœurs.

    Suite à cela, il fut temps pour la jeune Dise de descendre sur Yggdrasil, pour y apprendre, faire des rencontres et découvrir. Elle trépignait d’impatience, ce qui amusait beaucoup Leiyo, qui lui conseilla pour commencer de rendre visites à ces chers elfes. Effectivement, quoi de mieux que de grands artistes pour commencer à nouer des liens ? Les débuts furent laborieux. Il n’était pas aisé de s’adapter à toutes les coutumes et habitudes de chaque peuple, mais les assimiler au fur et à mesure était très enrichissant. Mina ne restait jamais souvent au même endroit, avide d’aventure.

    Elle resta quelques temps avec son cher Leiyo, le temps de se rassurer. Le Dise étant très attaché au mondes des gitans, aussi ce fut auprès d’eux que Mina passa une grande partie de sa vie sur Yggdrasil, dans un premier temps. De ce fait très imprégnée de cette culture qu’elle apprécie, il n’est pas rare qu’elle aille les retrouver dans l’espoir d’y croiser son frère dansant au son des flûtes et des guitares.

    Des contrés des nains aux immenses forêts vierges en passant par les villes les plus influentes, la Dise se rendit ensuite à de multiples endroits, fit d’innombrables et rencontres et appris autant qu’elle put. Aujourd’hui du haut de ses dix-neuf années, elle sait s’adapter et évoluer à Yggdrasil. Elle parcourt alors le monde, à la recherche de l’Amour, tout en répandant la gaieté, en découvrant et en perfectionnant ses arts. Quoi de mieux que de vivre et de savourer chaque jour comme s’il était le dernier ?
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MessageSujet: Re: Hylden Mina [Dise] (Terminée)   Jeu 19 Jan 2012 - 19:45


Je m'excuse pour le retard, j'ai lu ta présentation en même temps que celle de Lahav [petite lecture dans le train, pas désagréable ma foi], mais je voulais revoir quelques détails avant de te valider.
Et bien... Je suis contente!
Première fiche de personnage de Dise, et bien faite surtout. Ça décroche forcément un sourire, je trouve que tu as bien saisit les fondements de ce peuple un peu particulier, et cela me prouve que Dyn et moi avons bien fait de le mettre en place. J'aime beaucoup le contraste existant entre Mina et les habitants d'Yggdrasil, tu brilles dans l'art de retranscrire la douceur et le 'beau' semble te coller à la peau. Ou bien à celle de Mina, du moins [mais étant donné que je crois profondément qu'il y a toujours un peu de nous dans nos créations...].

Donc encore une fiche validée, ce fut un plaisir à lire, tu vas sûrement goûter au bonheur d'être le premier membre à accéder à l'Asgard... Il faut que je prépare mes PNJs Ases moi.

Tu peux directement créer ton Carnet de bord et commencer à rp!


EDIT: Woah, premier pseudo blanc de l'histoire de FHII... La classe.

_________________
Personnage rp: Jiliann Hesyl

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Hylden Mina [Dise] (Terminée)

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