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 Culture [Terminé]

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Elfe
Khaelan Eklemtaälavatar

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MessageSujet: Culture [Terminé]   Sam 28 Jan 2012 - 22:04

Culture

… Et déjà, Khaelan se sentait absorbé dans un tourbillon d’odeurs, de goûts, de paroles et de cultures…

À peine deux minutes avaient passées après que lui et son mentor se séparèrent qu’il était entouré par la foule. Tous ces gens qui ce massaient sur les étals du marché, certains à la hâte pour ne manquer de rien, d’autres, paisiblement pour profiter de tout; toutes ces personnes de tailles, de rangs, d’origines, de races différentes, parlant avec leur propre langue, leur accent, leurs expressions toutes plus colorées les unes que les autres; tous ces commerçants et artisans, vendant leurs produits variés, petits ou grands, en bois ou en cuir, de farine ou de fruits; tant d’odeurs, tant de saveurs, tant de paroles, tant de beauté et de diversité… Mais surtout, tant de gens qui s’amusaient à leur façon, discutant de tout et de rien, observant, jouant, riant, profitant pleinement de la fête, mordant dans la vie comme s’il n’y avait pas de lendemain, comme si chaque bouchée, chaque souffle, chaque geste était précieux, était compté. On n’a qu’une vie, et elle est si courte. Aussi bien en profiter! Nous n’avons pas la longévité des elfes, encore moins l’éternité des dieux, et il y a tant de choses à voire… Ce genre de comportement, cette soif de vivre, était fort agréable aux yeux du jeune elfe sylvain.

Khaelan s’aperçut qu’il désirait se joindre à tous ces gens. Il voulait discuter avec eux, s’amuser comme eux, mordre aussi pleinement dans la vie qu’eux… Il désirait vivre les festivités avec les humains, comme les humains. Depuis longtemps, Khaelan souhaitait la réconciliation entre ces deux peuples qui se méprisaient plus que tout. Mais ce désir d’appartenance aux humains était nouveau. Il voulait plonger la tête la première dans ces eaux, pour lesquelles il n’était présentement que visiteur. Si seulement c’était si simple! En ce jour de réjouissance, les humains devaient de se montrer respectueux envers les autres races, plus qu’en temps normal, certes. Mais jamais les humains n’accepteraient qu’un elfe arrogant et hautain s’incruste dans leur collectivité. La solution était simple : Khaelan devait devenir humain.

L’elfe repensa à Thelmoril, habilement déguisé en humain et imitant à la perfection ce peuple, et comprit que quelque chose d’autre que la curiosité et le désir de connaissance sur les hommes le motivait peut-être à agir ainsi. Thelmoril et Khaelan étaient habités par les mêmes valeurs, l’artiste avait donc sans aucun doute ressenti le même désir qui habitait maintenant son apprenti. Khaelan s’imaginait alors comme son enseignant, au milieu des humains, vivant comme eux. Il voulait relever le défi.

Mais une objection fit surface : Comment allait-il y arriver? Contrairement à son mentor, il ne possédait pas de fausse barbe, ni de capuche qui pourrait cacher ses oreilles. Les gens verraient bien qu’il est un elfe, non pas un humain. Mais puisque j’agirai en humain, cela devrait prouver que je ne suis pas l’elfe arrogant typique, qui ne « s’abaisserais jamais au niveau des humains », non? Malgré cette réflexion, le doute s’installa chez Khaelan, entraînant avec lui un certain malaise. Les gens le croiraient-ils sincère? Ne penseraient-ils pas qu’il agi ainsi de manière non désintéressée? Sans déguisement valable, ce plan n’était-il pas voué à l’échec? À cette dernière réflexion, Khaelan s’arrêta brusquement, puis s’écarta du chemin en entendant les cris d’exaspération derrière lui. Mais voyons, Khaelan! se dit-il. Tu n’arriveras à rien si tu ne tentes rien! Il faut foncer pour atteindre ses objectifs! Foncer et avoir confiance en soi. À partir de ce moment, tu n’es plus un elfe : Tu es un humain, et ce n’est pas négociable!

Ayant pris sa décision et trouvé la volonté nécessaire pour garder le cap, ses yeux se rivèrent sur l’horizon, sur la foule; et il avança tout droit, d’un pas déterminé.



L’astre solaire avait parcouru plus de la moitié de l’étendue céleste en cette magnifique journée presque exempte de nuages. Khaelan, lors de son parcours du marché, avait vu bien des choses, goûté bien des plats typiques de plusieurs régions de Midgard, même un ou deux venant d’Utgard, mais outre pour se sustenter, avait peu acheté, histoire de voyager léger. Il avait aussi entendu bien des chants et bien des instruments. Mais il eut peu d’occasions de converser avec les gens, donc ne pu constater les effets de sa « transformation en humain ». Quelques fois, lorsque les marchands l’appelaient « messire Elfe », il eut pu sortir des phrases du genre « Qui, moi? Mais non, ‘y a pas d’elfes, ici! », et pu rigoler en lisant la confusion sur leur visage, mais cela se limitait justement à la confusion. Néanmoins, l’elfe… enfin, l’humain était satisfait du déroulement de la journée jusqu’à présent.

Il se trouvait maintenant au centre-ville de Mannheim, sur une place circulaire au centre de laquelle trônait une magnifique fontaine de granit. Au pied de cette fontaine, on pouvait voir des ménestrels, des jongleurs et des acrobates performer dans le but d’amuser la foule et d’obtenir quelques piécettes. Derrière la fontaine, à l’opposée de Khaelan, on distinguait une grande artère menant vers le château, maintenant clairement visible au dessus des autres bâtiments. Qu’importait le nombre de fois où il avait vu la majestueuse demeure royal – de loin, il va sans dire - le grand bâtiment de pierre grise demeurait impressionnant par son élégance, sa prestance et par la force qui s’en dégageait.

Du coin de l’œil, Khaelan vit une terrasse. S’approchant, il vit qu’elle était rattachée à une taverne. La pensée du liquide doré qui y était assurément distribué lui rappela qu’il avait soif. De plus, ce serait une occasion de mesurer plus amplement les effets de son « humanité ». D’un pas énergique, il entra dans l’édifice de vieilles pierres ternies par le temps, qui ajoutaient à son charme. Il prit deux secondes pour détailler l’intérieur : les murs tout de pierre revêtus et le plafond voûté donnaient un aspect ancien qui plaisait fort à l’elfe. Des banderoles de tissus rouges recouvrant en partie les parois intérieures de l’établissement ainsi que les meubles en pierre ajoutaient un peu de chaleur au tout. À la fin de ce court examen visuel, Khaelan se dirigea vers le comptoir et lança, plein d’entrain :

« Hola, tavernier! Une bière, je vous prie! »

La surprise était lisible sur le visage de l’homme, qui aurait juré, l’espace d’un instant, que ce fut un humain qui s’adressait à lui. Et il ne fut pas le seul : Khaelan discerna du mouvement autour de lui, notamment des hommes se penchant vers leurs camarades pour discuter tous bas, sans se faire entendre. L’elfe se doutait un peu de la nature des propos, mais ne s’en soucia pas. Le tavernier, un homme dans la quarantaine, de bonne carrure et aux longs cheveux bruns, avec une barbe toute aussi longue, demanda :

« Une bière… Comme vous voulez, mais… Vous êtes sûr? On sert aussi des boissons plus raffinées, c’est plus en demande chez les elfes. »

Khaelan fronça les sourcils, faisant mine d’être surpris.

« Ouais, mais… » commença-t-il, s’assurant de s’exprimer comme un humain. Il tourna la tête à droite et à gauche, comme s’il cherchait quelque chose.

« … pourquoi vous me dites ça? » Continua-t-il, l’air sérieux. « J’suis pas un elfe, moi! »
Au même moment, il porta ses mains à ses oreilles et en cacha les extrémités pointues. Un large sourire moqueur illumina son visage et il fit un clin d’œil au tavernier, dont l’expression perplexe l’amusait. Mais le clin d’œil fit comprendre à l’homme que l’elfe n’était pas fou, qu’il ne souhaitait que détendre l’atmosphère. Du coup, il éclata de rire, suivit par les clients les plus proches, qui avaient tout suivi de la conversation. Khaelan ajouta son propre rire au leur. À la fin de l’hilarité générale, le tavernier répondit à la demande de l’elfe.

« Hahaha… Très bien, monsieur l'humain! Une bière, ce sera! » dit-il, en précisant le prix. Khaelan paya et remercia le tavernier, et, après avoir reçu sa chope, remplie à ras-bord du liquide doré et moussant, sorti à la terrasse et s’assit à une table proche de son centre.

Khaelan était en train de siroter pensivement son breuvage, le regard porté vers la place, appelée par la plupart de la populace « Place de la Fontaine », qu’un homme l’interpela :

« Pourquoi vous prenez-vous pour un humain? »

Khaelan tourna la tête. L’homme était grand, de carrure moyenne, et ses longs cheveux noirs coulant en vagues le long de son visage dur. Ses yeux gris-verts étaient tout aussi froids et durs que le reste de son faciès. L'air moqueur, Khaelan tenta de détendre un peu l’atmosphère :

« Mais je n’ai pas besoin de prétendre, voyons! » Il allait porter encore une fois ces mains à ses oreilles, mais le regard toujours dur de l’homme le découragea. Il pouvait lire du mépris dans ses yeux. Khaelan redevint un elfe, l’espace d’un instant, ayant retrouvé son sérieux.

« Vous devez vous douter de la réponse : Elle est en vous, en vos yeux, en votre jugement sur notre race. Jugement sûrement fondé. Si j’ai agis en humain en ce jour, c’est parce que les humains préfèrent parler aux humains qu’aux elfes hautains et arrogants que nous sommes, du moins en partie. »

L’homme hocha la tête : Khaelan avait raison. Mais l’elfe pu lire de la confusion dans son regard. Il se doutait bien des questions qui occupaient ses pensées : Comment était-il possible qu’un elfe admette ainsi les défauts de sa race? Comment était-il possible qu’un elfe veuille entretenir des relations amicales avec des membres de cette race sujette à leur attitude dédaigneuse? Mais une seule question sortit de sa bouche :

« Mais qu’est-ce que ça vous rapporte? »

Khaelan sourit à l’homme.

« Votre race est magnifique. répondit-il. Toutes les races comportent des vices, d'ailleurs. Même nous, les elfes, qui nous croyons parfaits, sommes loin de l'être. Est-ce que perfection rime avec arrogance? »

L’homme fit non de la tête. Khaelan sentit qu’il marquait des points, qu’il arriverait à lui faire comprendre qu’il n’était pas comme ses confrères. Il continua, penché vers l’homme:

« Vous, les humains, avez plusieurs grandes qualités : Votre grande diversité, notamment. Tant de valeurs, de goûts, de cultures différentes! Et vous êtes très colorés. La plupart d’entre vous mordent dans la vie avec tant d’entrain, comme s’il n’y avait pas de lendemain! C’est si intéressant à observer. Mais je veux faire plus que cela : Je veux vivre tout ceci avec vous. »

L’homme était médusé. Jamais il n’aurait imaginé de telles paroles sortir de la bouche d’un elfe, ça se voyait sur son visage, dans ses yeux. Aussi, il s’éloigna de la table sans un mot. Khaelan fut envahi par un sentiment de triomphe : Il avait réussi à faire douter un humain de ses préjugés sur les elfes.

Prions tout de même pour que cet homme ne se fasse pas trop d’illusions.


Dernière édition par Khaelan Eklemtaäl le Mer 11 Avr 2012 - 23:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Mar 31 Jan 2012 - 20:07

Une Dise au milieu des hommes ... Et des elfes.


La jeune Dise était de retour sur Yggdrasil depuis peu, après avoir rendu visite à ses Frères et Sœurs à Vanaheim. Revoir ces beaux jardins et les sourires rayonnant de ces personnes qu’elle connaissait depuis toujours lui avait fait le plus grand bien. Mais vient toujours le moment où il est temps de rejoindre le monde des Mortels. Toutefois descendre ne fut pas vain, une fois de plus, puisqu’à peine arrivée, Mina eut vent d’une grande fête se tenant à la capitale de Midgard, réunissant tous les peuples de ces vastes contrées.

Une fête, ce que cela devait être formidable ! Il y aurait tellement de gens, de cultures mélangées, et toute cette musique ! Elle était impatiente d’entendre les chants des nains lorsqu’ils donnaient du cœur à l’ouvrage et de sentir vibrer les cordes des beaux instruments des elfes. Sans oublier les récits des voyageurs, les peintres ambulants et les belles dames dansant au bras de leur époux … Il y aurait de la joie, des rires, peut-être des querelles vite effacées par l’ivresse, aussi bien provoquée par l’ambiance festive que l’alcool. Il y aurait tant de couleurs et de sons, de gens, de visages … Elle avait si hâte de s’y rendre !

La jeune fille ne tarda pas à faire marche vers Manheim, et par chance la belle cité n’était pas bien loin. Le temps était superbe et les êtres de ce monde semblaient pour la plupart habités d’une incompréhensible fièvre, alors que la fête ne devait débuter que le lendemain. Déjà les représentants de ces différents peuples affluaient vers la capitale, et les auberges manquaient de place pour accueillir tout le monde. Mina dû faire le tour de plusieurs d’entre elles avant d’obtenir une petite chambre, en échange d’une partie de ses économies, ramassées en jouant dans les rues. Cette nuit-là, elle eut peine à fermer l’œil, si curieuse et excitée à l’idée d’être au petit matin. Ce fut le sommeil qui eut raison de son énergie, et elle ne s’endormit que lorsque les saoulards en bas furent emportés par l’harassement.

Mina se réveilla de très bonne heure, alors que le soleil lui-même rechignait à entamer sa sempiternelle course dans le ciel. Ayant décidée de garder l’apparence avec laquelle elle était née pour cette visite aux Hommes, son premier réflexe fut de peigner ses longs cheveux. Malgré son impatience à l’idée de descendre arpenter les rues vraisemblablement déjà quelques peu animées au vue des bruits qui lui parvenaient de l’extérieur, elle prit le temps de démêler sa crinière, comme elle l’appelait. Malgré tout, une fois cela terminé, elle se précipita vers la fenêtre qu’elle ouvrit au vol, et se pencha afin de mieux voir ce qui se passait dehors, un immense sourire illuminant son visage. Elle était telle une enfant découvrant le monde pour la toute première fois.

La foule s’activait déjà, déambulant dans les rues en parlant bien fort des derniers potins. Les femmes étaient resplendissantes et les hommes se retournaient parfois à leur passage, les commères lançant rumeurs et ragots pendant que les marchands criaient à tue-tête pour attirer l’attention des passants. Drapeaux et étendards ornaient les maisons, fleurs et rubans décoraient les allées, et musiciens animaient cette matinée de morceaux joyeux et entraînants. Quelle joie, que de ressentir toute cette chaleur humaine, cette effervescence et ce bonheur en chacun ! La Dise ferma les yeux un moment. Elle savourait cet instant de la vie. Ce qu’elle était heureuse d’être venue au monde en tant qu’être divin … Cela lui permettait de profiter de la découverte d’Yggdrasil d’avantage encore que les mortels.

Lorsqu’elle fut repue de cette paix intérieur qui l’envahissait, la Dise décida de quitter sa petite chambre, n’emmenant avec elle que sa lyre, cadeau de la grande Frigg. Elle n’en aurait peut-être pas besoin, mais elle refusait d’aller quelque part sans ce précieux objet, quand bien même elle le récupérerait à son retour, le soir même. Elle descendit les escaliers à vive allure, guillerette, et salua l'aubergiste au passage d’un radieux sourire.

- Bonjour jeune fille, lança l’homme massif avec entrain.
- Bonjour, monsieur ! répondit-elle avec énergie.
- Tu es bien matinale, petite. Tu as u rendez-vous galant ? rit-il sans moquerie.
- Non ! J’ai juste hâte d’aller dehors !

Un rire léger s’échappa d’entre ses lèvres alors qu’elle engloutissait rapidement un morceau de pain beurré. Sans plus attendre, elle se précipita vers la sortie et inspira profondément l’air gorgé de mille saveurs exquises. Aussitôt, elle se fraya un chemin parmi les badauds et déambula d’étale en étale, s’arrêtant parfois pour écouter un artiste ou saluer quelqu’un. Il lui arrivait de se mêler aux enfants avant de reprendre sa route, ainsi que de s’approcher d’un oiseau avant qu’il ne s’envole. Pleine de vie, elle tourbillonnait, chantonnait, s’émerveillait devant un rien et riait pour la moindre petite chose. La Dise respirait l’innocence, et sa timidité semblait comme effacée par cette atmosphère qui se prêtait à aller à la rencontre des autres.

Bientôt, sans s’en rendre compte, elle atteignit le centre ville, là où la foule était encore plus compacte que dans les quartiers marchands, et elle fut vite emportée par les vagues des passants errant de rue en rue. Un peu maladroite, elle se fit bousculer à plusieurs reprises, entraînée par les gens et se perdit, incapable de se repérer dans cette immense ville qu’elle ne connaissait pas. Ce ne fut qu’au bout d’une interminable suite de « pardon, excusez-moi, j’aimerais passer … » que la jeune Dise réussit à atterrir quelque part, sans vraiment comprendre comment. Propulsée dans une taverne, plus bruyante qu’au petit jour puisque les heures s’étaient écoulées, elle ne sut pas vraiment quoi faire. D’un œil vif, elle balaya la pièce du regard.

Ivrognes, saoulards et bons vivants étaient rassemblés autour d’une choppe de bière, réunis par l’appel de l’alcool, et vociféraient tout en jouant aux dés, en exécutant quelques démonstrations de bras de fer et en s’échangeant quelques défis. Certains parlaient de leur famille, se plaignant de leur femme, qui le menait à la baguette, d’autres évoquaient les affaires et le commerce. Tout ici respirait la bonne humeur, et Mina se dit qu’elle était finalement chanceuse d’avoir atterrit ici. Quelles belles rencontres allait-elle pouvoir faire ? Car ce n’était pas la dominance masculine des lieux qui allait l’effrayer ! Elle était bien trop naïve pour craindre les hommes, surtout emportée par l’ivresse des festivités.

Bien vite, elle repéra un étrange elfe discutant avec le patron de l’établissement, répétant à qui voulait l’entendre qu’il n’était pas habitant Lyzangard mais un humain comme chacun ici bas. Quel étrange comportement ! Intriguée, Mina observa la scène de loin, dissimulée derrière un pilier de bois, soutenant la mezzanine qui accueillait elle aussi nombre de tables surpeuplées. Ses mains posées sur la colonne, le visage dépassant à peine pour voir et entendre ce qui se déroulait du côté de cet excentrique personnage, elle restait attentive tout en cherchant à rester discrète. Enivrée, oui, mais timide tout de même, et loin de la liberté des rues, elle commençait tout de même à retrouver ses petites appréhensions vis-à-vis du monde.

Néanmoins très curieuse, elle ne manqua pas un bout de ce qui se dit entre l’homme taciturne et l’elfe aux mœurs étranges, une fois ce dernier déplacé vers la terrasse. Cela parlait visiblement de tolérance, de préjugés et de mentalité, mais ce que Mina entendit surtout, ce fut les compliments et l’ouverture d’esprit qu’exposa l’habitant de Lyzangard dans ces quelques phrases. Quelle joie d’écouter un tel discours ! C’était si beau, si vivant ! Et cet homme qui semblait convaincu … La force des mots était tout simplement incroyable.

Lorsque l’interlocuteur de l’elfe décida de quitter la taverne, Mina prit l’initiative de rejoindre cette étonnante personne, prenant sur elle pour aller lui parler. Des étoiles plein les yeux, elle prit place sur la chaise qui venait d’être libérée et entama avec entrain :

- Quelles belles paroles ! Votre esprit est magnifique, c’est merveilleux. Je suis tellement contente de voir qu’il existe des gens aussi gentils et ouverts que vous ! J’ai déjà bien voyagé et les mentalités ne sont pas partout les mêmes. La vôtre montre bien que tout est possible. Qu’un elfe pense ainsi est formidable. Mais pourquoi prétendre être humain ? En jouant la comédie, vous n’attirez que le rire et la moquerie, quel dommage. Pourtant, voyez, lorsque vous êtes naturel — et les Ases savent à quel point il revient vite lorsqu’on tente de le chasser ! — vous êtes capable de faire réfléchir une personne aussi fermée que ce monsieur !

Sans vraiment s’en rendre compte, durant sa tirade, elle avait prit les mains de l’elfe dans les siennes. Remarquant son geste après avoir dit ce qu’elle avait sur le cœur, elle s’empourpra brusquement et s’empressa de les retirer. Très gênée, elle baissa les yeux et fixa ses doigts, caressant le bois sombre de son instrument. Mal à l’aise, elle bafouilla quelques excuses maladroites.

- Pardonnez-moi, je … Je crois que je me suis mêlée de ce qui ne me regardez pas. Je suis désolée, j’agis sans penser aux conséquences de mes actes, je suis trop émotive, je crois bien … Je suis sincèrement désolée de m’être montrée aussi exubérante. Je n’aurais pas dû m’imposer ainsi à vous. Je … Je crois que je vais partir, maintenant. Je … Je ne voudrais pas … vous déranger d’avantage ...

Aussitôt, elle se leva et se mit en tête de quitter la taverne, mais à peine se fut-elle retournée pour se diriger vers la porte qu'elle se cogna contre un serveur, plutôt jeune mais visiblement peu aimable. Mina tomba alors en arrière, sur les fesses, ce qui n’inquiéta pas le rustre pour autant.

- Faites attention enfin, regardez où vous mettez les pieds ! J’ai pas le temps pour des gamines niaises de votre genre ! Ah les étrangers ...
- Je … Je suis désolée …

Alors que le garçon s’en retournait servir les ivrognes, la jeune Dise frottait sa tête qui, dans sa chute, avait percuté le bord de la table où elle était précédemment installée en compagnie de l’elfe. Rouge de honte, elle osait à peine lever les yeux. Ce qu’elle pouvait se montrer maladroite et désordonnée lorsqu’elle se laissait submergée par ses émotions … Il était grand temps qu’elle apprenne à brider un peu ses sentiments. C’était ce qu’elle se répétait depuis des années. Mais était-ce sa faute si elle était de nature simple, à se contenter de petit rien et montrer ses ressentis ?
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Elfe
Khaelan Eklemtaälavatar

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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Sam 4 Fév 2012 - 4:14

Aussitôt son interlocuteur parti, Khaelan remarqua du coin de l’œil quelqu’un se diriger dans sa direction. Il tourna la tête vers la jeune femme, qui aurait sûrement à peu près son âge si elle avait été une elfe, et fut frappé par ses yeux. Ses grands yeux d’une jolie teinte de vert pétillants de joie, peut-être même d’admiration, qui à eux seuls avaient rempli l’elfe de bonheur : Cette dame s’était non seulement intéressée à la discussion, mais en avait été ravie. Aurait-il put demander mieux? Son visage aux traits délicats, encadré gracieusement de ses longs cheveux blancs crème, reflétaient cette même joie, qu’elle ne tentait visiblement pas de contenir.

Avant même que Khaelan ait pu dire un mot, la jeune femme s’assit en face de lui et prit la parole avec entrain :

"Quelles belles paroles ! Votre esprit est magnifique, c’est merveilleux." Comblé de bonheur, rougissant presque, il eut à peine le temps d’entamer un « Merci bien » que la demoiselle enchaîna :
"Je suis tellement contente de voir qu’il existe des gens aussi gentils et ouverts que vous ! J’ai déjà bien voyagé et les mentalités ne sont pas partout les mêmes. La vôtre montre bien que tout est possible. Qu’un elfe pense ainsi est formidable."

Quel éloge! Khaelan ne s’était pas attendu à tant. Un large sourire illuminait maintenant son visage. Mais ce fut de courte durée.

"Mais pourquoi prétendre être humain?"

Surprise. Ça non plus, il ne s’y était pas attendu après de tels compliments.

"En jouant la comédie, vous n’attirez que le rire et la moquerie, quel dommage."


La moquerie?
Il ne put développer son questionnement : Dans toute sa passion, son entrain, son énergie – et quelle belle énergie elle avait, d’ailleurs! -, ses douces mains avaient pris les siennes. Elle ne semblait pas l’avoir réalisé, mais Khaelan, oui. Ses yeux s’ouvrirent un peu plus et ses pommettes rougirent légèrement, mais pas assez pour qu’elle ne le remarque.

En même temps, la jeune femme continuait son discours :

"Pourtant, voyez, lorsque vous êtes naturel — et les Ases savent à quel point il revient vite lorsqu’on tente de le
chasser ! — vous êtes capable de faire réfléchir une personne aussi fermée que ce monsieur !"


Tout cela était arrivé si vite! Khaelan était dépassé et confus. Le doute et la chaleur des mains de cette demoiselle qu’il venait de rencontrer, qui était encore une étrangère pour lui, l’avaient percutés de plein fouet… apparemment, avec autant de force que la gêne percuta son interlocutrice lorsqu’elle réalisa qu’elle tenait ses mains dans les siennes. Rapidement, ses joues devinrent rouges. Elle qui, il y avait un instant à peine, le regardait directement, les yeux dans les yeux, assurée, ne put soutenir le regard de Khaelan. Il sentait venir avec appréhension la suite des événements. Il s’en mordit la lèvre. Il devait dire quelque chose pour chasser cette honte qui rongeait le visage de la jeune femme. Il voulait continuer la discussion. Mais il n’eut pas le temps de prendre la parole. Il ne put empêcher ces mots de sortir de sa bouche.

"Pardonnez-moi, je … Je crois que je me suis mêlée de ce qui ne me regardait pas. Je suis désolée, j’agis sans penser aux conséquences de mes actes, je suis trop émotive, je crois bien…"

Immédiatement, il la coupa :
"Mais non, voyons! Vous n’avez rien fait de mal!"
Mais elle fit celle qui n’entend pas.

"Je suis sincèrement désolée de m’être montrée aussi exubérante. Je n’aurais pas dû m’imposer ainsi à vous. Je … Je
crois que je vais partir, maintenant. Je … Je ne voudrais pas … vous déranger d’avantage ..."


Khaelan ne voulait pas qu’elle parte. Cette femme… Cette femme qui partageait son point de vue, qui portait visiblement en elle les mêmes valeurs que lui… Il avait eu de la chance de la rencontrer, mais déjà elle s’éclipsait, sans qu’il ait pu apprendre à la connaître.

"Non, attendez!"


Mais ça ne servit à rien. Déjà, elle se levait. Et au même moment, un serveur passait derrière elle. Les yeux de Khaelan s’écarquillèrent alors qu’il voyait venir le moment de l’impact. Brusquement, il se leva à son tour, et, dans un vain effort pour avertir les deux personnes allant être impliquées dans l’incident, il cria:

"ATTENTION!"

Elle heurta le jeune homme de plein fouet, bascula vers l’arrière, tomba. Un frisson parcouru l’échine de l’elfe lorsqu’il vit sa tête se cogner contre la table, suivi d’un deuxième lorsqu’il vit l’expression irritée du serveur qui demeura inchangée même en voyant la situation et entendit ses propos méprisants alors qu’il se dirigeait vers elle pour l’aider:

« Faites attention enfin, regardez où vous mettez les pieds ! J’ai pas le temps pour des gamines niaises de votre genre ! Ah les étrangers ... »

Il osait lui faire des reproches alors qu’elle venait de se faire mal?! Non, mais, pour qui se prend-il? Outré, Khaelan murmura entre ses dents : "Pas le temps pour la politesse, non plus?". Puis il se retourna vers la demoiselle, qui fuyait toujours son regard, et s’accroupit devant elle. Inquiet, il lui demanda :

"Ça va aller? Vous n’avez pas trop mal, j’espère?"


En même temps, par réflexe, il porta sa main derrière sa tête et tâta, pour sentir si elle s’était blessée. Le diagnostique : rien. Tant mieux. Il soupira de soulagement.

"Bon, rien de grave. Rien du tout, d'ailleurs. Heureusement."

Khaelan prit alors sa main et l’aida à se relever. Puis, il la regarda droit dans les yeux et, avec un sourire en coin qui se voulait chaleureux, il lui dit :

"Vous n’avez rien à vous reprocher. Je suis bien heureux que vous m’ayez fait part du fond de votre pensée. Merci beaucoup."

Après quoi, il tira la chaise sur laquelle elle était assise il y avait un instant.

"Vous n’êtes pas obligée de partir. D’ailleurs, j’aimerais bien que vous restiez. J’aimerais que l’on continue notre discussion, si cela ne vous dérange pas trop."

Puis, s’asseyant à sa place, il lui demanda :

"Puis-je vous acheter quelque chose à boire? À manger?"
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Sam 4 Fév 2012 - 17:02

Alors que la Dise se massait toujours le haut du crâne, l’elfe vint s’inquiéter de son état. Elle en était très flattée, mais elle n’aimait pas du tout causer du tracas aux autres ; surtout aux inconnus faisant preuve d’autant de gentillesse à l’égard des étrangers. Il lui annonça qu’elle n’avait rien de bien grave, et Mina le remercia d’un petit sourire timide. Quelle adorable personne. Une chance immense que de l’avoir rencontré aujourd’hui ! La vie réservait tellement de surprises aux habitants d’Yggdrasil … Quelle joie que d’être née !

La jeune fille accepta volontiers l’aide de l’elfe pour se relever et posa sa main dans la sienne, bien que légèrement gênée par ce geste. Elle n’était pas habituée à ce genre de situation. Elle était encore jeune, et avait tellement à apprendre … De plus, elle ne devait offenser personne. N’ayant pas encore connaissance de toutes les coutumes des différents peuples, elle devait se montrer très prudente. Ce serait si dommage de se faire détester à cause d’un petit faux pas …

Une fois debout, elle observa l’elfe, qui la fixait clairement, un sourire ourlant ses lèvres. Comme les habitants de ce monde étaient beaux ! Elle se le disait souvent, mais cet inconnu le lui prouvait une fois de plus. Elle n’avait encore rencontré que peu d’habitants de Lyzangard à ce jour, mais se montrait toujours très admiratif face à leur apparence.

- Merci à vous … murmura la Dise. Je m’emporte vraiment trop. Je suis désolée de vous avoir causé du tracas.

Lorsque son interlocuteur l’invita à rester pour discuter encore un peu, Mina vint s’asseoir sur la chaise galamment retirée. Quelle personne charmante ! Il contrastait étrangement avec certains rustres s’enivrant un peu plus bas. Les gens étaient si différents les uns des autres … Cette fête était l’occasion de réunir tout un chacun sans se soucier de ce genre de choses. Cet elfe en était la preuve vivante : les mentalités pouvaient changer à l’aide de quelques arguments forts. La tolérance était une qualité précieuse.

L’inconnu lui proposa de se désaltérer ou de se sustenter, mais Mina protesta aussitôt, rouge de gêne, ses mains s’agitant nerveusement.

- Oh non merci, c’est adorable de votre part mais je ne voudrais pas abuser de votre gentillesse.

La jeune Dise baissa les yeux, ne sachant comment réagir à présent. Et si l’elfe se vexait face à ce refus ? Était-ce impoli de sa part que de décliner cette offre ? Elle ne voulait pas le froisser … D’un autre côté, elle ne voulait pas lui faire dépenser son argent pour elle, une parfaite inconnue tout juste rencontrée ! Ah, elle s’était envolée bien loin, l’assurance née dans le feu de l’action … Vite, il fallait trouver un sujet de conversation !

- Je ne suis encore jamais allée au Lyzangard, mais j’ai entendu dire que votre peuple n’aimait pas beaucoup les humains … J’ai donc été très étonnée de vous entendre. A vrai dire, j’ai aussi été très agréablement surprise de voir cette fête capable de réunir les peuples, pour quelques jours … C’est vraiment extraordinaire.

Ses mots étaient timides, mais au moins, elle avait réussi à aligner des phrases cohérentes sans bafouiller. Elle devait avouer en être assez fière. Ce qu’elle aimerait bien être moins timide ! C’était parfois si handicapant qu’elle se demandait si elle ne devrait pas songer à corriger ce problème sur le champ. Mais pour l’heure, elle devait juste faire quelques efforts. A défaut de faire disparaître ses rougeur, elle s’exprimerait sans fourcher !

- Finalement, je suis assez contente de m’être perdue dans cette grande ville. Sans toute cette foule, je ne vous aurais peut-être jamais rencontré, et cela aurait été dommage, n’est-ce pas ? Grâce à cette discussion, je sais à présent que certains membres de votre peuple savent faire preuve de beaucoup de d’altruisme même envers les humains.

Bien sûr, elle n’était pas humaine. Pas vraiment. Mais cela, elle devait le cacher. Elle savait bien ce qui arrivait aux Dises dont la nature divine avait été découverte. Les Ases les détruisaient, tout simplement. Vent ils naissaient, vent ils mourraient … Mais elle n’avait pas très envie de disparaître de suite. Il lui restait encore beaucoup à voir et à apprendre. Son long voyage était loin de s’achever, et cette idée l’enchantait tout à fait.

Le serveur à l’attitude désagréable vint les revoir, pour leur demander s’ils désiraient quelque chose. Mina laissa son interlocuteur s’exprimer, puis décida de commander un simple jus de fruits. Par chance, cet endroit était peu coûteux, peut-être en raison des festivités, afin d’attirer le plus de monde possible. Lorsque le jeune homme revint, il jeta un regard mauvais à l’elfe et à la Dise, déposa les boissons et s’en alla en pestant. Qu’il lui en veuille à elle, Mina pouvait le comprendre, mais pourquoi son camarade de table devait-il lui aussi subir cette animosité ? Avait-il entendu les reproches qu’il avait murmuré à son égard ?

Perdue dans ses questionnements, Mina fixait le liquide d’un œil absent, son doigts caressant le verre dans de lents mouvements exécutés machinalement. Aussi sursauta-t-elle lorsqu’un homme reposa violemment sa choppe sur sa table et riant bruyamment. Elle s’excusa auprès de l’elfe pour se petit moment d’égarement, puis se souvint de quelque chose.

- Je viens de penser … Je ne sais même pas comment vous appeler. Puis-je connaître votre nom, ami elfe ?

Elle accompagna cette demande d’un petit sourire sans arrière-pensée, simple expression de sa joie.
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Lun 6 Fév 2012 - 1:56

À son offre, la demoiselle rougit de gêne – encore une fois – et répondit par la négative.

« Comme vous voudrez. »

Et une deuxième fois, elle baissa les yeux. Imperceptiblement, Khaelan soupira. Comparé à la manière dont elle l’avait abordé au tout début – avec entrain, passion, curiosité -, son comportement lui paraissait fort peu caractéristique, ce qui était vraiment dommage. Khaelan le réalisait maintenant par le contraste : la joie de vivre qu’elle avait manifestée plus tôt, sa bonté d’âme visible, son ouverture d’esprit… Cette femme était l’incarnation même de ses idéaux. Cette pensée le fit frissonner. Une telle coïncidence… L’œuvre des Ases? C’est ridicule, voyons. Ma vie est déjà très bonne, les Ases n'auraient aucune raison d'avoir pitié de moi, et pour ce qui est de la reconnaissance, je ne suis pas un de leurs champions. Ce doit être une simple coïncidence… Une coïncidence bien fortuite…

À la fin de sa courte réflexion, la demoiselle avait repris la parole.

« Je ne suis encore jamais allée au Lyzangard, mais j’ai entendu dire que votre peuple n’aimait pas beaucoup les humains… » Commença-t-elle. Bien. Elle ramenait la conversation au sujet d’origine. Ça rendrait plus facile pour lui d’exprimer sa pensée.

« C’est malheureusement bien vrai. » répondit-il.

« … J’ai donc été très étonnée de vous entendre. A vrai dire, j’ai aussi été très agréablement surprise de voir cette fête capable de réunir les peuples, pour quelques jours … C’est vraiment extraordinaire. »

Cela confirmait ses pensées : Elle et Khaelan étaient sur la même longueur d’onde à ce sujet. Et il ne se garda pas de lui dire :

« Je suis entièrement d’accord avec vous : cette fête a vraiment des effets magnifiques.»

La demoiselle semblait encore un peu gênée. Se dégênerait-elle éventuellement? Qu’est-ce que Khaelan pouvait faire pour la remettre en confiance? Qu’est-ce que je donnerais pour la voir avec la même assurance que tout à l’heure… C’était beau à voir!

Elle continua, exprimant encore une fois à peu près ce qu’il ressentait :

« Finalement, je suis assez contente de m’être perdue dans cette grande ville. Sans toute cette foule, je ne vous aurais peut-être jamais rencontré, et cela aurait été dommage, n’est-ce pas? »

Khaelan ne put s’empêcher de sourire à cette coïncidence. Lui aussi venait de remercier le Destin d’avoir fait en sorte de rencontrer cette jeune femme. En même temps, cette dernière continuait :

« Grâce à cette discussion, je sais à présent que certains membres de votre peuple savent faire preuve de beaucoup d’altruisme même envers les humains. »

Pour la deuxième fois, un sentiment de victoire envahit Khaelan : Il avait réussi non seulement à prouver qu’il n’était pas comme les autres, mais aussi qu’il n’était pas le seul. Du coup, voulu lui faire part de son hypothèse par rapport à sa propre attitude :

« Il faut dire que j’ai eu de la chance : Je n’ai pas été élevé à Alfheim même, mon contact avec les autres membres de ma race s’était fait plus tard que pour la plupart des elfes. Il me semble même que ce fut après mon premier contact avec les humains. Ironique, non? Bref, je suis moi aussi heureux d’avoir pu vous rencontrer. Vous me semblez être une bonne personne. Vous ne semblez pas détester les elfes, non plus, ce qui n’est pas très courant parmi les humains. »

Puis il repensa à leur discussion de tout à l’heure. Elle avait parlé de moquerie. Là était le moment de lui fournir une réponse :

« Au fait, j’aimerais revenir sur notre première discussion. Vous aviez parlé de moquerie de la part des humains. Vous aviez sûrement raison : je ne doute pas que plusieurs clients ont dû trouver cela risible. Mais honnêtement, j’avais plutôt l’impression que cela les amusait, tout simplement. En tout cas, c’est ainsi que le tavernier a réagis. Ou peut-être suis-je plus naïf que je le crois. »

Sur ce, il prit une gorgée de bière, tout en observant la réaction de son interlocutrice. Il continua :

« Toujours est-il que je n’y croyais pas dur comme fer, à mon histoire d’humanisation, et j’avais l’impression que j’avais bien laissé paraître le fait que je plaisantais. Et puis, j’ai tout de même réussi quelque chose en me "prenant pour un humain" : j’ai attiré la curiosité des gens. Vous voyez, si j’avais tout simplement dit : "Faites comme si j’étais humain" au tavernier, l’homme de tout à l’heure serait-il venu me voir? L’aurais-je surpris autant? Peut-être que oui, peut-être que non. »

Il prit une autre petite gorgée, histoire de laisser le temps à la jeune femme de digérer ses mots. Puis, il reprit :

« Néanmoins, j’y suis peut-être allé trop fort. J’aurais pu souligner ma volonté que l’on me traite comme un humain d’une manière un peu plus sobre. Et cela, je n’y avais pas pensé. Je suppose que je vous dois encore des remerciements : vous m’avez apporté un peu plus de sagesse. Alors, merci bien! »

À ce moment-là, le serveur pressé et désagréable de tout à l’heure arriva pour prendre leur commande. Khaelan n'avait pas faim, et n'avait pas fini sa bière. Faisant non de la tête, Khaelan lui dit :

« Tout est beau, merci bien. »

Puis, la demoiselle commanda un verre de jus de fruit. Sur ce, l’homme parti, pour revenir peu de temps après avec le breuvage, en profitant de l’occasion pour leur jeter un regard mauvais. N’ayant pas l’intention de le provoquer, Khaelan évita tout simplement ce regard. Une fois qu’il fut hors de portée de voix, l’elfe lâcha :

« Tant mieux s’il sait que je désapprouve. »

Il se tourna vers la jeune femme et constata qu’elle était perdue dans ses pensées, fixant son breuvage d’un œil absent*. Puis il la vit sursauter au moment où un homme s’était mis à rire bruyamment en déposant sa chope sans finesse. Elle s’excusa de son égarement.

« Oh, ce n’est rien. »

Puis, il la vit réagir comme si quelque chose lui était venue en tête. Chose qu’elle ne tarda pas à exposer :

« Je viens de penser … Je ne sais même pas comment vous appeler. Puis-je connaître votre nom, ami elfe ? »

Ami elfe? Se répéta-t-il dans sa tête, le sourire aux lèvres. Alors elle le considérait déjà comme un ami? Merveilleux! Le sourire de la jeune femme, un sourire simple comme il les aimait, venait supporter ses propos.

« Je m’appelle Khaelan Eklemtaäl. Et vous, mademoiselle? »

Il reçu sa réponse : Mina Hylden. Un bien joli nom.

« Je suis ravi de faire votre connaissance, Mina. »

En se levant, il lui tendit la main. En même temps, il remarqua l’instrument noir qu’elle gardait avec elle. Une lyre. Il se rappelait l’avoir vu lorsqu’il avait aidé Mina à se relever, mais, concerné par son bien-être, n’y avait pas fait attention. Cela eut dont de piquer sa curiosité. Les yeux brillants, il posa la question qui habitait maintenant ses pensées alors qu’il s’asseyait :

« Au fait, j’ai remarqué votre lyre tout à l’heure. Vous êtes donc une musicienne? »

Il lui laissa le temps de répondre, puis il lui dit :

« Je suis moi-même un musicien. Un apprenti-barde. Je joue du luth et de la lyre, comme vous. Hmm, pourrais-je voir votre instrument de plus près, s’il-vous-plaît? »

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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Lun 6 Fév 2012 - 18:50

Peu à peu, la jeune Dise chassait sa gêne et souriait d’avantage, plus sereine. Bien que son exubérance passée ne reviendrait pas de suite, elle se détendait à vue d’œil et cessait de s’excuser pour un oui ou pour un non. Ce fut avec une vive attention qu’elle écouta les mots de l’elfe, concernant son peuple, et surtout sa vie. Ainsi fut-il habitué aux hommes tôt dans son enfance ? Quelle étrange situation pour un habitant du Lyzangard. Mina n’avait encore jamais rencontré un fils de ces terres qui soit aussi intéressant. Son comportement comme le dialogue qu’ils entretenaient se montraient très enrichissants et la demoiselle manifestait un grand intérêt pour cette personne. Intérieurement, elle avait hâte d’en apprendre plus sur lui.

- Vous êtes chanceux. Grandir loin des préjugés est une aubaine. Pouvoir se forger ses propres opinions sur le monde sans être influencé à outrance par les on-dit, les rumeurs et les vieilles croyantes désuètes permet de voir ce qui nous entoure d’un œil tout à fait différent. Je suis persuadée qu’il est bien plus enrichissant de découvrir les choses à sa manière plutôt que de se contenter de ce que l’on raconte, comme si cela était une vérité absolue.

Elle-même était dans cette situation. Etant née et ayant grandit loin des royaumes d’Yggdrasil, elle ne savait de ce monde extraordinaire que ce que ses aînés lui avaient raconté ; et autant dire que les Dises ne le voyait pas de la même façon qu’un homme, un elfe ou autre nain. Chaque être ici-bas le percevait à sa manière, mais pour une créature divine, il prenait une dimension toute particulière. Ils étaient des artistes, eux recherchaient la beauté, les sentiments et l’inspiration à travers leurs périples. Ils vivaient de sagesse, de contes et de joie. Mina aussi. Chaque fois que ses pieds venaient effleurer la terre des Mortels, elle était impatiente de retourner à Vanaheim pour narrer ses découvertes à ses cadets, pour les faire rêver.

Tout en continuant d’écouter l’elfe, la jeune Dise sirotait son jus de fruit. Parfois, elle jouait avec une mèche de ses longs cheveux, liait ses mains, ou posait sa joue sur l’une d’entre elle, la tête ainsi légèrement penchée, fixant son interlocuteur. Qu’il était beau. Aussi bien par l’âme que le corps. Il serait très intéressant de composer une chanson à son sujet pour montrer à ses Frères et Sœurs que tous les représentants de ce peuple n’étaient pas fermés et haineux des hommes.

- Il est vrai que vous avez probablement amusé ces gens … Mais il est triste que l’on ne vous accepte pas naturellement. Pourquoi devoir passer par la dérision et le rire pour ouvrir les cœurs à plus de tolérance ? Je ne vois ici ni homme ni elfe, ni roi ni marchand. Je ne vois que des enfants d’Yggdrasil, des fils et filles des Ases. Vous et moi ne sommes pas bien différents. Nous vivons sous le même ciel, nous pétrissons de nos pieds la même terre et nous respirons le même air pour vivre. Les frontières ne sont que concept orgueilleux, ce monde est né sans ces dernières. C’est l’arrogance de ceux qui vivent ici-bas qui les a créé, mais elles n’existent pas vraiment.

Mina n’aimait pas cette idée de barrières départageant Yggdrasil pour séparer les peuples. C’était comme bannir les cultures et les échanges. Un nain, de part sa petite taille, valait-il moins qu’un homme ? Entre deux forgerons, le petit être en apprendrait sûrement beaucoup au géant. D’où venait ce besoin de se sentir supérieur aux autres, de mépriser ce qui ne nous ressemble pas ? Ce comportement, la jeune Dise ne le comprenait pas. A Vanaheim, il n’y avait pas ce genre de problème. Bien que certaines personnes nourrissaient parfois un peu d’animosité envers certains de ses confrères, jamais cela ne se transformait en violence ou en haine. Tout au plus, il y avait du dédain respectueux, afin d’éviter de se tirer dans les pattes. Du moins, c’était ainsi avec ceux qu’elle connaissait. Se trompait-elle sur son propre peuple ? Leur Mère leur avait pourtant appris la gentillesse et l’amour.

- Je pense que si les hommes ont pu rire de vous, c’est bien parce que vous ne leur ressembliez pas. D’une certaine manière, on aurait dit que vous vous moquiez de votre propre peuple. Cela ne peut que plaire à ceux qui vous méprisent. D’autres comme la personne avec qui vous avez parlé ont sûrement ressenti de l’incompréhension, ont été déstabilisés. Mais malgré tout, dans aucun regard je n’ai cru apercevoir une acceptation simple de vos origines. C’est triste … Bien que cela soit jour de fête, les vieilles habitudes restent trop rudement ancrées.

Mina poussa un léger soupir. Tout était parfois si compliqué. Elle rêvait d’une Yggdrasil unie, comme aux temps anciens, avant que l’on ne décide de la partager et de reclure chaque espèce derrière ses murailles fictives. Elle avait lu un livre un jour à ce sujet. Ses aînés lui en avait également parlé. Que le monde devait sembler encore plus vaste à cette époque … Ces frontières seraient-elles un jour abolies ? Ces fragments de terre se souderaient-ils à nouveau pour porter le nom unique de « Royaume d’Yggdrasil » ?

La question sur l’identité de son interlocuteur reçut réponse, et elle se dit que ce nom était bien difficile à prononcer ; et surtout à retenir. Cette pensée légère lui arracha un sourire amusée, qu’elle ne tenta même pas de refouler. Elle se contenta simplement de faire connaître son nom à son tour.

- Je me nomme Mina Hylden.

Mina dût se retenir de placer son statut de Dise derrière son nom, habitude prise à Vanaheim lorsqu’elle déclinait son identité à ses nouveaux Frères et Sœurs. Elle était définitivement restée trop longtemps au pays du divin. Il était grand temps de redescendre sur terre, et surtout de se débarrasser de ce mécanisme. Fichu Fërio et ses tics de langage ayant déteint sur elle !

Entre temps, Khaelan — puisque tel était le nom de l’elfe — s’intéressa à l’instrument de la jeune fille. Une vive joie envahit la Dise à l’évocation de son instrument. Il lui était si précieux, elle était heureuse de voir qu’on s’y intéressait. Sa lyre était son bien le plus précieux. Elle ne remercierait jamais assez la douce Frigg de lui en avoir fait don.

- Oui, je suis musicienne … Artiste en général. Je chante, je danse, et je peins aussi.

Son interlocuteur lui révéla être lui aussi musicien. Voilà un point commun de plus entre eux deux. Un apprenti-barde, ce devait être très intéressant ! Mina n’émettait aucun doute sur le fait qu’apprendre en compagnie d’autres personnes devait être passionnant, puisqu’elle-même avait toujours appris au milieu de ses semblables.

Avec beaucoup de précaution, la demoiselle tendit la lyre usée de bois noir à l’elfe, en lui demandant d’en prendre soin. Malgré son apparence, elle ne doutait pas de la résistance de l’instrument aux cordes dorées, mais elle serait peinée de le voir malmené. Tout en observant Khaelan l’examiner, elle pensa qu’il avait rarement dû voir tel objet dans sa vie. C’était un peu prétentieux … Mais sûrement vrai. On ne tenait pas un présent des Ases entre ses mains tous les jours.

- Je ne joue pas que de la lyre. J’ai touché à de nombreux instruments, mais celui-ci est mon préféré, avec la harpe. Malheureusement, ce second n’est pas aisé à transporter lorsqu’on voyage.

Mina se permit un petit rire discret. Ses yeux ne quittait pas l’elfe et la lyre, en attente du moindre petit commentaire.

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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Mer 22 Fév 2012 - 3:23

Mina lui tendit son instrument en bois noir, tout en lui demandant d’y faire très attention. Khaelan lui répondit par son sourire doux. Il la comprenait parfaitement, lui aussi aurait voulu qu’on prenne bien soin de son luth ou de sa lyre.

Il tenait maintenant l’instrument noir, qui contrastait avec la blancheur de la robe de sa propriétaire. Comme il était magnifique! Étrangement, Khaelan ne pouvait reconnaître quel bois avait été utilisé pour fabriquer la lyre. Le bois de couleur obsidienne était taillé avec délicatesse et formait des courbes gracieuses. Son apparence usée lui donnait un beau cachet. Les cordes étincelaient d’un reflet doré. Les doigts de Khaelan parcoururent le bois avec douceur, laissant s’échapper un « Oh… » tout bas. En même temps, sa propriétaire avait prise la parole :

« Je ne joue pas que de la lyre. J’ai touché à de nombreux instruments, mais celui-ci est mon préféré, avec la harpe. Malheureusement, ce second n’est pas aisé à transporter lorsqu’on voyage. »

Khaelan leva son regard et lui répondit, en riant légèrement :

« Ah oui, je n’imagine pas quelqu’un voyager avec un instrument faisant presque sa taille sur son dos! »

Puis, son regard se reposa sur l’instrument. L’envie d’en pincer les cordes, d’entendre leur son qu’il imaginait cristallin, le prit alors. Il approcha ses doigts des cordes, puis se figea, en proie au doute. Il n’osait pas les toucher. Par respect envers l’instrument. Envers sa propriétaire. Khaelan regarda Mina et lui dit, un sourire gêné aux lèvres :

« Je n’ose pas toucher aux cordes… »

Puis, il lui tendit son instrument et ajouta :

« Votre lyre est vraiment magnifique. »

À l’image de sa propriétaire, pensa-t-il, ses yeux se replongeant dans les siens. Vraiment, quelle chance il avait eu de la rencontrer! Une artiste, comme lui. Une personne ouverte d’esprit, comme lui. Elle rayonnait par sa bonté. Enfin, elle lui avait apporté une grande sagesse. Ses paroles firent écho dans sa tête : …Mais il est triste que l’on ne vous accepte pas naturellement. Pourquoi devoir passer par la dérision et le rire pour ouvrir les cœurs à plus de tolérance ? Je ne vois ici ni homme ni elfe, ni roi ni marchand. Je ne vois que des enfants d’Yggdrasil, des fils et filles des Ases. Vous et moi ne sommes pas bien différents. Nous vivons sous le même ciel, nous pétrissons de nos pieds la même terre et nous respirons le même air pour vivre. Les frontières ne sont que concept orgueilleux, ce monde est né sans ces dernières. C’est l’arrogance de ceux qui vivent ici-bas qui les a créées, mais elles n’existent pas vraiment… Tant de vérités dans ces quelques phrases. …D’une certaine manière, on aurait dit que vous vous moquiez de votre propre peuple. Cela ne peut que plaire à ceux qui vous méprisent… Encore vrai. …dans aucun regard je n’ai cru apercevoir une acceptation simple de vos origines…

En son cœur, il sentait qu’il devait laisser tomber l’acte. Elle avait raison : En rien la dérision n’aiderait à la lutte pour l’amitié entre ces deux races. Non. Ici, maintenant, il ne pouvait rien faire. Ailleurs, par contre, là où les gens pourraient le voir comme il est, là où les gens auraient le temps de le considérer réellement, il pourrait luter. Il pourrait prêcher la paix par l’exemple. En riant, il fit part d’une partie de ses pensées à Mina :

« Je repensais à ce que vous m’aviez dit un peu plus tôt. C’est drôle, moi qui voulais prêcher par l’exemple, j’ai fini par prêcher par la parole… Qui plus est, pas tout à fait par la bonne parole, vous m’avez fait réaliser cela. »

Puis il regarda vers la place, pensivement, et continua :

« De toute façon, je suis ici pour m’amuser, pour voir des choses, pour en sentir, pour… pour profiter de la fête comme tout le monde, quoi! Aussi bien rester moi-même et ne pas trop me soucier de ce que les autres peuvent penser de moi. Les avis constructifs restent tout de même les bienvenus. »

Il se retourna vers Mina et, lui faisant un grand sourire, lui dit :

« J’ai l’impression de ne pas pouvoir vous remercier assez pour votre sagesse, Mina. Je l’ai déjà fait, mais… Vos paroles ont beaucoup de valeur à mes yeux. Au fait, vous pouvez me tutoyer. »

À sa requête, son amie lui demanda de faire de même.

Il but la dernière gorgée de sa bière, son regard retournant vers l’extérieur de la terrasse. Plus précisément, il regardait les ménestrels qui performaient encore devant la foule pleine de vie. Il avait hâte d’enfin pouvoir rejoindre leurs rangs. Cela l’amena à penser à son mentor, ainsi qu’à lui-même. Je ne suis pas encore un Artiste, car selon Thelmoril, il me manque quelque chose pour qu’il puisse me considérer comme tel. Du talent? Des connaissances théoriques? … À moins que… C’est vrai. Je ne suis pas encore un barde. Voilà ses mots. Alors… Un barde… Un barde divertis les foules… Il me manquerait donc… L’expérience de la foule?

Alors que ces pensées atteignaient sa conscience, il se mit à sourire de plus belle. Ou plutôt, son sourire permanent s’élargit Mais bien sûr! Je dois faire de moi un barde pour qu’il me considère comme tel. Mais maintenant? Sans instrument? Ce serait dûr... À moins que je me joigne à eux… Gratuitement, bien sûr. Je peux chanter. Mais refuseraient-ils à cause de ma race? Cela ne serait pas très bon pour leur image. Et puis, si Mina acceptait de venir…

Khaelan tourna la tête vers Mina, les yeux pétillants et un sourire qui reflétait son enthousiasme étampé au visage. S’éclaircissant la gorge, il prit la parole :

« Dites-moi – euh, dis-moi, Mina… Je regardais ces musiciens, là-bas, au bord de la fontaine, et j’avais envie de les rejoindre, de jouer une ou deux chansons avec eux. Enfin, chanter, dans mon cas : Je n’ai pas d’instrument avec moi. Ce serait fait gratuitement, bien entendu. Bref, je me demandais si tu voulais bien venir avec moi. »

Et il attendit sa réponse, le cœur battant légèrement plus vite, en espérant qu’elle accepte.
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Jeu 23 Fév 2012 - 21:25

Mina observa silencieusement son camarade elfe qui découvrait son instrument avec précaution. Elle devait avouer qu’elle n’était pas peu fière de ce présent. L’objet était magnifique, et le son qu’il dégageait était si pur qu’il apaisait tous les cœurs. Pouvoir apporter la sérénité à l’aide de quelques notes et cordes pincées était quelque chose d’extraordinaire aux yeux de la jeune fille, qui ne cherchait qu’à répandre la joie. Il n’y avait rien de plus merveilleux que de voir un sourire de bonheur se poser sur les lèvres d’un enfant d’Yggdrasil.

Khaelan répondit à ses paroles en baissant les armes ; l’argumentation de la Dise l’avait-elle convaincu ? Ces agissements partaient pourtant d’une noble pensée, mais le proverbe l’affirmait clairement : l’Enfer était pavé de bonnes intentions. Cela n’empêcha pas la demoiselle de lui adresser un doux sourire. Sa compagnie était si agréable ! On croisait rarement personnage aussi haut en couleur qu’il respirait la simplicité. Ce mélange offrait là une très charmante compagnie et loin d’elle l’idée de s’en plaindre.

Les mots qu’il prononça quant à sa sagesse étonna grandement Mina, et la surprise se vit clairement sur son gracieux visage. Elle, sage, vraiment ? Elle ne faisait pourtant que répéter ce qu’elle avait apprit de sa Mère, auprès de ses frères et de ses sœurs. C’était sa vie à Vanaheim qui lui avait appris à distinguer le plus beau et le sincère de chaque chose pour l’écarter des vices et du poison. Toutefois, côtoyer les mortels lui avait également enseigné nombre de valeurs. Le fait que la vérité absolue n’existait pas, notamment.

Timide et rougissante, elle répondit en baissant les yeux, à la fois flattée et mal à l’aise.

- Je ne pense pas être de meilleur conseil qu’une autre … Mon avis est peut-être erroné. De loin, c’est ce que j’ai pensé percevoir, mais je peux tout à fait faire erreur. Les hommes, au même titre que les elfes ou tout autre créature de ce monde, sont durs à comprendre. Mais … Observer, écouter, c’est si enrichissant que chaque expérience permet d’en découvrir davantage chaque jour pour mieux appréhender tous ces peuples.

Être remerciée pour de simples mots était gênant. Elle n’avait pas l’habitude. Bien qu’elle fréquente les mortels depuis un certain temps déjà, elle restait toujours très peu sûre d’elle : comment réagir, que dire, que faire ? Au milieu des siens, tout était si simple … Il suffisait de rire pour montrer sa joie et de pleurer pour dévoiler sa peine. Tout était si naturel, si spontané ! Ici-bas, il était dur de distinguer le vrai du faux, car les fils et filles de ce monde étaient trompeurs. Quel dommage que de laisser s’échapper la pureté des sentiments pour les corrompre ainsi par des mensonges !

Mina fut prise au dépourvue par le fait de devoir tutoyer son interlocuteur. N’était-ce pas là impoli ? Bien qu’il en fasse la demande, c’était inattendu, ils se connaissaient depuis si peu de temps ! Ses pommettes prirent une fois de plus une légère teinte rosée alors qu’elle rassemblait son courage. Elle devait à tout prix faire des effort, elle aussi.

- Si je dois vous tutoyer … Alors faites … euh … fais-en de même.

Son jeune ami sembla se perdre dans des réflexions dont elle ignorait tout alors qu’elle-même contemplait la foule. Un groupe de musiciens étaient réunis autour d’une fontaine, divertissant les passants. Quel beau spectacle, que de voir les enfants danser au rythme des flûtes et des violons, que d’entendre le fredonnement des couples joyeux et de sentir ces artistes distiller la joie à l’aide de leur seul talent !

Khaelan justement lui proposa d’aller les rejoindre ; lui ne pouvait jouer puisqu’il n’avait pas d’instrument sur lui, mais proposait de les accompagner à l’aide de sa voix. Quant à elle, on ne lui refuserait probablement pas de mêler le son de sa lyre à celui des instruments déjà présent sur les lieux. L’idée était très alléchante. Elle aimait tant la musique que la simple pensée que de jouer avec d’autres personnes la réjouissait tout à fait ; de plus, elle avait hâte d’entendre le chant de son camarade elfe.

C’est un sourire bien moins hésitant que les précédents qui vint ourler ses lèvres, et elle accepta l’offre de Khaelan non sans une impatience évidente dans l’intonation de sa voix. Elle referma sa prise sur le présent de Frigg et ajouta, avec une certaine fierté rappelant celle des enfants montrant un magnifique dessin à leur parent :

- Bien entendu que je viens ! Pour une Dise, il n’y a rien de plus beau que de partager son art auprès des enfants d’Yggdrasil !

Un rire discret se fit entendre, puis elle constata soudain son erreur. S’empourprant subitement, elle tenta de rattraper le coup. Sa superbe disparut au profit de sa timidité habituelle.

- Enfin, je veux dire … C’est ce que l’on raconte. J’ai vécu quelques temps au sein du peuple gitan, beaucoup pensaient que les fils et filles de Freyja aimaient se mêler aux mortels afin de leur faire profiter de leurs arts. Je suppose que ce n’est qu’une rumeur … A moins que vous ne connaissiez quelqu’un ayant déjà rencontré un représentant de Vanaheim ?

Elle espérait être assez crédible. Au moins, elle ne mentait pas : les gens du voyage avec lesquels elle avait erré quelques temps en compagnie de Leiyo racontaient souvent à qui voulaient l’entendre à quel point les Dises étaient des êtres purs et joyeux. Parfois, elle soupçonnait son frère d’avoir trop laissé paraître sa véritable nature, mais de cela, elle n’aurait jamais aucune certitude. Si son statut était clairement évoqué, les Ases n’hésiteraient pas à lui faire regagner les grands vents. Elle espérait sincèrement que, si les gitans avaient deviné quoi que ce soit, ils aient été assez intelligents pour taire ce secret.

Quant à Khaelan … Il n’y avait sûrement pas de soucis à se faire. Elle n’était qu’une artiste comme une autre pour l’heure et avait hâte de montrer de quoi elle était capable ; fierté de Dise. Derrière cette fragile demoiselle se cachait une bien espiègle enfant. Sa famille d’Eden ne se trompait pas lorsqu’elle affirmait que la jeune enfant n’avait pas beaucoup grandit dans sa tête sur bien des points.

Chassant sa réserve trop encombrante, Mina décida de laisser un peu plus de place à la spontanéité malgré ses appréhensions et prit les mains de l’elfe dans les siennes pour le tirer jusqu’aux ménestrels attroupés près de la belle fontaine. Manheim était un lieu très agréable, sans nul doute.

La jeune Dise s’assit sur le rebord de pierre de la structure et lâcha les doigts de son camarade. Elle observa furtivement la foule, puis inspira profondément. Dans ses souvenirs, elle n’avait encore jamais joué devant autant de monde, et surtout accompagnée d’autant d’autres musiciens de talent. Toutefois, elle savait qu’elle ne devait pas se laisser intimider. Si il y avait bien un domaine pour lequel elle ne devait pas se laisser décourager, c’était celui de l’art, et ce peu importe la personne se tenant face à elle.

Du bout des doigts, elle caressa le bois de la lyre, puis vint effleurer les cordes une à une. Un son doux et apaisant vint se joindre aux notes des autres instruments, et bien vite elle se calqua sur leur rythme. C’était si agréable ! On aurait dit une hymne à la joie, comme une grande ronde de bonheur, réunissant des êtres de différentes contrées sans se préoccuper de leurs origines. C’était un assemblage de cultures et d’ivresse pour un morceau qui donnait envie de se laisser aller à la bonne humeur. Et, lorsqu’elle entendit Khaelan se mettre à chanter, elle joignit sa voix à la sienne, sans cesser de jouer. Quelle chance pour ces passants que de profiter des arts d’une Dise sans se douter qu’elle se tenait non loin d’eux !
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Ven 24 Fév 2012 - 3:58

Le sourire radieux qui illuminait le visage de Mina ravit Khaelan. Toute timidité semblait l’avoir abandonnée. Cette joie qu’émanait la jeune femme à l’idée de performer son art aurait très bien été une réponse suffisante pour l’elfe, mais elle l’exprima verbalement :

« Bien entendu que je viens! »

Encore une fois, le sourire de Khaelan s’élargit. Elle était partante!

« Pour une Dise, il n’y a rien de plus beau que de partager son art auprès des enfants d’Yggdrasil ! »

À la mention du mot « Dise », les yeux de Khaelan s’écarquillèrent et son sourire disparut sous l’effet du choc. Une Dise?! Ses sens en éveil, rien ne lui échappa : le teint empourpré de son visage, ses explications qui justifiaient ses propos sur ce peuple divin sans justifier son usage… à moins que l’on croit qu’elle avait été comparée à une Dise, mais elle aurait dû, dans un tel cas, utiliser cette explication en premier. Il n’y avait aucun doute sur la race de Mina.

« … À moins que vous ne connaissiez quelqu’un ayant déjà rencontré un représentant de Vanaheim ? »

Khaelan se devait de répondre au moins à cette question :

« Non. Du moins, pas à ce que je sache. »

Alors qu’il répondait à Mina, une légende au sujet des Dises, qui recelait d’ailleurs tout ce qu’il savait sur eux, refit surface. On racontait qu’une d’entre elle avait parcouru Yggdrasil, répandant le bonheur par le biais des arts, comme Mina venait de l’affirmer. Un bon jour, elle rencontra un homme, duquel elle tomba amoureuse. Après plusieurs années, elle lui révéla qu’elle était une Dise. Quelques instants après, elle disparut. Mina risquait-elle donc de disparaître? Un frisson d’effroi lui parcouru l’échine. Khaelan n’avait pas du tout envie que cela arrive, aussi joua-t-il le jeu de l’ignorant.

« Alors… Si je comprends bien, d’aucuns v… t’on déjà comparé à une Dise? »

Puis, il se remit à sourire et ajouta, d’un ton qu’il voulait doux, malgré la tension qui s’accumulait en lui, de peur de faire une erreur :

« Avec raison, si j’en crois les légendes, ainsi que tes propres propos. »

Khaelan se leva en continuant :

« Bref, pour revenir au sujet de notre future performance, je suis heureux de te savoir partante. Alors, on y v…eh! oh! »

Mina venait de prendre ses mains comme plus tôt, cette fois-ci pour le tirer vers l’extérieur de la taverne. Ils passèrent devant le serveur, auquel Khaelan remis l’argent en lui demandant de le donner au patron. Puis, ils entrèrent tous les deux dans la foule. En se faufilant à travers elle, Khaelan s’amusa à constater que la jeune femme – il devait continuer à la considérer comme telle s’il voulait éviter qu’il lui arrive malheur – avait agis avec spontanéité, ce qui était un changement fort apprécié.

Khaelan et Mina arrivèrent à côté des musiciens, qui venaient de terminer une chanson. Khaelan prit la parole :

« Hola, nobles ménéstrel! Nous voulons nous joindre à vous. Gratuitement, cela va sans dire. »

Il devait avoir l’air un peu ridicule, à parler de façon presque solennelle alors qu’il se faisait tirer par la jeune femme. L’un des musiciens, un luthiste aux longs cheveux blonds, observa les deux jeunes l’espace d’un instant, comme pour les juger.

« Je peux chanter, » précisa Khaelan. « Comme ténor. »

Le luthiste signifia son accord d’un sourire et d’un hochement de la tête. Les musiciens commencèrent à jouer une mélodie, qu’il reconnu immédiatement, pour l’avoir déjà entendue plusieurs fois. C’était un classique, en Midgard. Puis, il entendit la lyre de son amie. Le son était apaisant, et si beau. Il se surprit à l’envier. Mais il était temps pour lui de commencer à chanter. Au début, la nervosité l’avait gagné. Khaelan avait déjà fait quelques petites performances publiques lorsqu’il était jeune, alors qu’il faisait partie d’une chorale. Par contre, c’était la première fois qu’il performait devant autant de gens, et la première fois qu’il performait devant des humains. Comment allait-il se débrouiller? La foule allait-elle apprécier? Mais à peine quelques secondes passées, tous ses soucis s’évaporèrent. Khaelan était fait pour la foule, il était fait pour être barde. Performer devant un public était naturel pour lui.

Aux sons du luth, de la flûte et du tambour s’était joint avec délicatesse le son de la lyre. Aux voix des ménestrels, s’étaient jointes avec harmonie celles de Mina et de Khaelan. La foule fut captivée. Captivée par la beauté des instruments, surtout la lyre de Mina; par le talent des musiciens; par la qualité du chant et la présence des chanteurs. Puissance et douceur, une main de fer dans un gant de velours. Mais aussi, une chanson connue de tous, une chanson très dansante et très joyeuse qui rendait parfaitement justice à l’esprit de la fête. Autour des musiciens, des enfants s’amusaient, des gens de tous âges se mettaient à chanter en chœur. Tous se plaisaient à écouter ces performeurs qui s’étaient donné corps et âmes à eux, aux gens normaux. Ces performeurs qui ne vivaient que pour divertir la foule. Khaelan réalisait plus que jamais que c’était la voie qu’il voulait suivre.

Dernière note, applaudissements. Sons de pièces qui rebondissaient sur le sol, manquant de peu le chapeau. Pièces que Khaelan refusa poliment, malgré l’insistance de ses collègues du moment.

« Vous avez posé ce chapeau au sol, c’est à vous que reviennent les dons. Vous êtes venus ici sans doute pour gagner quelques pièces en plus de pratiquer votre art. Nous ne sommes venus ici que pour le deuxième. »

L’elfe se retourna vers son amie.

« Ta lyre a vraiment un son magnifique. Et tu en joues très bien. Ce fut un véritable plaisir que de performer avec toi. »

Il était comblé. Il avait eu l’occasion de rencontrer Mina et de chanter devant la foule. Que pouvait-il demander de mieux? Avec tout ça, il avait oublié ses très probables origines. Regardant vers l’astre solaire, Khaelan estima qu’il devait être trois heures de l’après-midi. Ce qui lui laissait beaucoup de temps avant le discours du Roi. Son regard retourna vers Mina.

« Marchons un peu, d’accord? Voyons voir ce que la fête nous réserve encore. »

Thelmoril, suis-je enfin un Barde?

[hrp]Comme toujours, s'il y a quelque chose que tu n'aimes pas, fais-moi en part![/hrp]
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Lun 5 Mar 2012 - 22:06

Jouer au milieu de ces autres musiciens était un vrai plaisir. Il n’y avait rien de plus plaisant que d’être ainsi tous ensemble pour apporter la joie. Lorsque la petite prestation fut terminée, son camarade elfe refusa poliment l’argent des bardes et se tourna vers Mina pour la complimenter. Flattée, elle se sentit rougir et détourna le regard. Depuis le temps, elle devrait être habituée à ce genre de commentaire, mais rien n’y faisait, elle en était toujours aussi heureuse et gênée. La vie d’artiste était très gratifiante, on ne pouvait le nier.

- Merci beaucoup, dit-elle d’une petite voix timide. Je dois dire pour ma part qu’il fut très agréable de t’entendre chanter. J’espère que tu deviendras vite un grand artiste.

La jeune Dise osa un sourire hésitant, mais sincère. Elle accepta sans hésitation la proposition de son ami musicien, enchantée à l’idée de se promener un peu en sa compagnie des plus agréables. Il y avait tant à découvrir dans cette ville ! Et un guide ne serait pas de trop. Toute cette foule en devenait presque effrayante, impossible de savoir où donner de la tête.

Particulièrement joyeuse, Mina prit une fois de plus l’initiative de joindre sa main à celle de l’elfe, et telle une enfant surexcitée à l’idée de s’amuser, elle traîna Khaelan à sa suite, heureuse, un immense sourire fendant son visage. Tout était si merveilleux ! Il y avait ces bonnes odeurs, ces bruits, ces chansons et ces voix fortes que l’on entendait de loin, le brouhaha des passants, les petites querelles entre commerçants …

Dès que quelque chose attirait son regard, Mina s’en approchait et le montrait à l’elfe, des étoiles plein les yeux. Que ce soit l’atelier de peinture d’un artiste ambulant, un saltimbanque ou un groupe d’enfant dansant dans une ronde légère, elle s’arrêtait pour graver ces images dans sa mémoire. Dans un élan d’altruisme, elle aida aussi un petit garçon égaré à retrouver ses parents. Le pauvre marmot avait été emporté par les torrents de gens arpentant les rues.

Les heures défilant, le discours du roi se rapprochait, et la demoiselle avait bien envie d’aller l’écouter. Elle n’avait jamais vu cet homme, et, de plus, n’avait jamais eut l’occasion d’entendre les paroles d’un personnage d’un tel rang, d’une aussi grande importance. Se faufiler pour se rapprocher ne fut pas aisé, mais ils réussirent néanmoins à être placés de façon à en voir un minimum. La Dise ne demandait pas plus. Le plus intéressant, c’était les mots et non le physique de cette personne.

Mina écouta très attentivement, ravie d’entendre qu’il accueillait les représentants de tous les peuples, sans distinction. Quel discours plaisant ! Mais était-ce là la vérité ou ce roi cherchait-il simplement à plaire à son auditoire ? Elle espérait sincèrement que tout cela n’était pas que faux semblants et duperie, mais n’ayant aucun moyen de s’en assurer, inutile de se tracasser l’esprit plus longtemps. C’était jour de fête, il fallait en profiter.

L’après-midi passa à une vitesse surprenante, et déjà le soleil déclinait alors que la Dise avait le sentiment de ne découvrir cet univers coloré que depuis quelques minutes à peine. Il y avait tant à voir et à faire, et si peu de temps … Mais peu importait. Malgré tout, elle s’était énormément amusée en compagnie de Khaelan et était très heureuse d’avoir fait sa rencontre. Le bon sens aurait voulu qu’elle l’abandonne ici et retourne à son auberge, mais elle avait bien envie de profiter encore un peu de sa présence. Aussi, sachant l’heure du repas proche, elle osa demander, hésitante :

- Khaelan … Pourrions-nous diner ensemble ? Enfin, si cela ne vous … Ne te déranges pas. Je peux tout à fait comprendre que tu sois las de ma compagnie. Surtout que je t’ai beaucoup fait cavalé cet après-midi ... Je m’en excuse.

Gênée, elle tordait ses doigts dans tous les sens, les joues rosies et le regard baissé. Elle avait peur de trop en demander, ou de s’être montrée insupportable, voire irrespectueuse. Elle avait bien conscience qu’il était impossible de plaire à tout le monde, mais Khaelan était une personne si gentille qu’elle n’avait pas envie de le déranger. Était-elle capricieuse de lui demander de souper à ses côtés ?

Elle prit une profonde inspiration. S’affoler ne servait à rien, il fallait réfléchir à tête refroidie. Qu’avait-elle à perdre à formuler sa demande ? Rien. Au pire des cas, elle se verrait congédier par son camarade, et dans le meilleur des cas, elle prendrait un bon repas avec lui.

- Dans tous les cas … ajouta Mina. Dans tous les cas, j’ai été très heureuse de faire ta connaissance et passer cette journée avec toi, et rester encore un peu en ta compagnie me ferait très plaisir.

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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Mer 7 Mar 2012 - 15:39

Ainsi donc, les deux jeunes gens s’étaient joints à la foule, aspirés par ce tourbillon de sens qui était maintenant très familier à Khaelan, sans toutefois devenir lassant. Mina avait encore une fois pris sa main et avait trainé l’elfe sylvain dans les rues de Mannheim. Il ne s’y était pas opposé, maintenant habitué à cette démarche démontrant la joie de vivre de la jeune femme. Souvent, les deux amis s’étaient arrêtés pour observer gens et objets d’étals. Khaelan eut même l’occasion de voir Mina aider un jeune enfant égaré à retrouver ses parents. Parfois, la possible origine divine de Mina lui revenait en tête, et à chaque fois il la chassait de ses pensées, non sans implorer les Ases de la laisser sur Yggdrasil. Après tout, ce n’était pas de sa faute, il espérait qu’Ils le réaliseraient.

Khaelan tomba sur une aubaine chez le vendeur d’armes. Il s’acheta un poignard, ce qui lui serait sûrement utile lors de ses voyages. Bien entendu, il espérait ne pas avoir à s'en servir pour autre chose que couper de la corde ou du pain.

Spoiler:
 

L’astre luminescent avait dépassé la mi-chemin entre le zénith et l’horizon. La foule se déplaçait vers le château, signe que le discours du roi allait bientôt avoir lieu. Les deux amis avaient suivi le mouvement de masse jusqu’à l’impressionnant bâtiment royal. Ils s’étaient frayé, non sans difficulté, un chemin à travers la marée à majorité humaine pour pouvoir mieux voir et entendre ce qui allait se dérouler. Le discours de Cid II avait grandement impressionné Khaelan. Il n’y avait pas une goûte de dédain dans sa voix assurée. Tous les signes avaient semblé indiquer qu’il croyait en son message d’ouverture envers les autres peuples. Il n’était pas facile à cette
distance de déterminer s’il était tout simplement un acteur hors-pair, mais Khaelan s’était laissé rêver. Aussi, le roi lui-même l’avait fortement impressionné par son charisme. Khaelan savait qu’il n’arrivait pas à sa taille en tant qu’orateur, ainsi l’enviait-il.

À la fin du discours, l’elfe avait entendu parler des réjouissances dansantes qui allaient avoir lieu au château même, et auxquelles tous sans exception étaient invités. Cela piqua légèrement sa curiosité, mais il n’avait pas réellement envie d’aller danser. Ainsi, lui et son amie quittèrent le château, en direction du centre-ville.




Le crépuscule approchait maintenant, et la faim se manifesta chez Khaelan. Visiblement, il n’était pas le seul : Mina aussi semblait vouloir se remplir la panse, ce qui se manifesta dans sa requête :

« Khaelan… Pourrions-nous diner ensemble ? Enfin, si cela ne vous … Ne te déranges pas. Je peux tout à fait comprendre que tu sois las de ma compagnie. Surtout que je t’ai beaucoup fait cavalé cet après-midi ... Je m’en excuse. »

Las de sa compagnie? C’était bien le contraire : il s’était apprêté à lui faire la même proposition. Aussi répondit-il en riant :

« Oh, ne t’excuse pas : je me suis bien amusé. »

Mina semblait gênée. Avait-elle vraiment peur de trop lui en demander? Quoiqu’il en soit, elle poursuivit :

« Dans tous les cas… Dans tous les cas, j’ai été très heureuse de faire ta connaissance et passer cette journée avec toi, et rester encore un peu en ta compagnie me ferait très plaisir. »

Sentiment réciproque. Il répondit :

« Moi aussi. Mais les adieux seront pour plus tard. Alors, on y va? »

Cette fois-ci, ce fut lui qui prit les devants. Il lui fallu un peu de temps avant de trouver une taverne pas trop bondée. Trouver un endroit véritablement calme au centre-ville à cette heure-ci aurait été très difficile, surtout en temps de fête. Les repas étaient à prix abordable et, à ce qu’il pouvait voir, leur qualité était dans la norme. Khaelan trouva une table libre au fond, à côté d’une fenêtre d’où il pourrait observer le coucher du soleil convenablement. En attendant le menu, il décida d’engager la conversation avec son amie, parlant de tout et de rien.

La serveuse arriva avec le menu, qui était très diversifié. Notamment, on pouvait commander des plats cuisinés avec de la viande d’eskuriax (surtout servis en bouchées, vu la taille de l’animal). Par contre, même si Khaelan pouvait normalement manger à peu près n’importe quoi sans l’avoir sur la conscience, tant qu’il n’en était pas le chasseur, la seule pensée que l’on puisse chasser à une créature aussi mignone et inoffensive que lui le répugnait. Bien entendu, il n’en parla à personne, mais choisit néanmoins un plat différent : un ragoût de légumineuses typique de Demether.
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Mer 21 Mar 2012 - 21:43

Mina fut particulièrement heureuse d’apprendre que Khaelan ne regrettait pas cet après-midi à ses côtés, et qu’il acceptait de dîner en sa compagnie. Savoir que cette merveilleuse journée n’était pas encore tout à fait terminée lui offrait une énergie nouvelle et un regain de bonne humeur. Ce n’était pas le moment d’être abattue, mieux valait profiter de cette soirée autant que possible. Et puis, une Dise déprimée, ce n’était pas beau à voir, n’est-ce pas ?

La jeune fille suivit docilement son ami à travers les ruelles, en recherche d’un lieu un peu moins peuplé que les autres pour prendre un agréable repas ensemble. Et à défaut de réussir à dénicher un endroit désert, Khaelan put trouver une taverne à prix abordable, et plutôt calme pour un jour de fête pour comme celui-ci.

S’installant à une table libre avec son compagnon elfe, Mina se mit à discuter de tout et de rien, entretenant la conversation avec joie et vie. La Dise était expressive, sans nul doute, aussi bien dans les mouvements que dans les expressions ou l‘intonation de la voix. Toute sa gaieté transparaissait au moindre geste, au moindre mot.

Face au menu qui arriva bien vite, Mina eut beaucoup de mal à se décider. Tout semblait attirant, ainsi présenté à l’aide de jolies phrases. Ce fut dur de s’arrêter sur un choix, mais elle finit par prendre une salade composée, très variée. Elle n’était pas affamée, ce serait bien suffisant, et cela lui faisait envie, c’était le plus important.

Khaelan avait très bien choisi leurs places. Assis à côté de la fenêtre, ils pouvaient observer le coucher du soleil, et Mina ne manquait pas de le contempler, sereine, le sourire aux lèvres. Toutes ces belles couleurs flamboyantes, cette chaleureuse douceur, c’était réconfortant, d’une certaine manière. Un peu mélancolique, aussi. Mais, oui, sans nul doute, le crépuscule sur Yggdrasil était un spectacle grandiose, apaisant.

Toutefois elle ne pouvait pas rester indéfiniment silencieuse, le regard vague, rivé sur un point lointain dans le ciel qui s’obscurcissait peu à peu pour laisser place à la nuit et ses étoiles, toutes aussi radieuses que le soleil lorsqu’il éclairait le monde. Elles étaient différentes, mais pas moins grandioses à observer.

S’arrachant à la contemplation du ciel, Mina s’adressa à son ami, rompant le silence qui s’était installé.

- C’est peut-être stupide de s’extasier devant si peu, mais je n’ai de cesse de trouver ce monde ravissant. C’est une véritable joie d’y être née, de pouvoir y vivre, de le découvrir. C’est dommage que tout le monde ne puisse pas apprécier cette chance, voir sa beauté. C’est très triste de se dire qu’il y a des gens trop malheureux pour savourer les bonheurs simples comme celui de contempler les humeurs du ciel.

Elle soupira, et ses doigts vinrent jouer avec ses cheveux. Mina n’aimait pas penser à ces gens seuls, à ces êtres désespérés, à ces âmes en perdition. Elle détestait le malheur, les vices du monde. Même en sachant cela impossible, elle rêverait de pouvoir ne découvrir que les bons côtés d’Yggdrasil. Bien heureusement, il y avait le cadeau de Frigg. Sa lyre apaisait les cœurs. Peut-être un jour pourrait-elle réellement servir ? Peut-être pourrait-elle redonner un peu d’amour et d’espoir à quelqu’un ?

- J’ai beaucoup voyagé, mais j’ai pour l’instant eut la chance de ne pas être confrontée à la véritable peine, à la véritable souffrance. Elle s’arrêta quelques instants, pensa à cet être cher qu’elle avait perdu. Bien entendu j’ai connu la douleur moi aussi, mais je sais que ce n’est rien en comparaison du poison qui ronge ces terres. Je sais qu’il existe un désespoir beaucoup plus profond que celui que j’ai pu ressentir. Et ce désespoir, j’aimerais pouvoir le chasser. Je voudrais voir les gens rire, et vivre avec joie.

Elle serra instinctivement son instrument contre son cœur, et ferma les yeux. C’était un souhait qui lui était cher. Était-ce sa nature de Dise, sa gentillesse naturelle ou un vœu égoïste pour se donner bonne conscience ? Elle n’en savait rien. Mais trêve de bavardage déprimant, elle s’était pourtant dit de profiter de cette soirée, et il n’était pas dans son caractère de broyer ainsi du noir. Elle secoua vivement la tête pour se redonner contenance, puis afficha son habituelle expression douce et simple.

- Enfin, ce n’est pas l’heure de déprimer. De plus, je crois bien que notre repas arrive.

Car en effet le serveur s’approcha d’eux et déposa les plats. Mina souhaite un bon appétit à son compagnon, puis attaqua son dîner.
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Mar 27 Mar 2012 - 23:53

Alors que Khaelan et Mina attendaient leur menu, le soleil avait entamé son coucher. La mer astrale s’était teinte de doré, de rosé et de rouge, les nuages et bâtiments noircis par le contre jour. Jamais Khaelan ne se lasserait de ce spectacle magnifique! Nulles paroles ne furent échangées lors de ce laps de temps, les deux amis étant captivés par leur contemplation.

Le jour céda la place à la nuit, et la multitude de points lumineux qu’étaient les étoiles parsemèrent le ciel sombre alors que sur la ville s’étendait une chape d’ombre amincie par la lumière des deux lunes et des milliers de lanternes allumées dans la ville. L’elfe et la jeune femme regardaient toujours par la fenêtre. Jusqu’à ce que Mina prenne parole :

« C’est peut-être stupide de s’extasier devant si peu, mais je n’ai de cesse de trouver ce monde ravissant. C’est une véritable joie d’y être née, de pouvoir y vivre, de le découvrir. C’est dommage que tout le monde ne puisse pas apprécier cette chance, voir sa beauté. C’est très triste de se dire qu’il y a des gens trop malheureux pour savourer les bonheurs simples comme celui de contempler les humeurs du ciel. »

Encore une fois, Khaelan trouva une grande sagesse en ses mots. La plus grande sagesse ne venait pas toujours des grands philosophes, elle se trouvait surtout dans la simplicité de la vie, la vie à son état le plus pur. Cela se reflétait dans les paroles de Mina. Khaelan partageait son avis. Lui-même prenait toujours son temps pour observer la beauté de ce qui l’entourait et se désolait de voir certaines personnes trop malheureuses pour faire de même. Contrairement à son amie, par contre, il pensait aussi aux gens qui étaient tout bêtement trop pressés pour se préoccuper de ce que la vie avait à leur offrir. Surtout lorsqu’il était question d’argent. Il portait un jugement négatif sur eux. Puis, honteux de sa propre attitude, il chassa ces pensées de sa conscience.

Khaelan voyait Mina jouer avec ses cheveux, pensive, le regard un peu… attristé? Oui, c’était bien cela. Ses grands yeux expressifs ne mentaient pas. L’elfe eut un moment d’admiration pour la bonté que démontrait la jeune femme envers ces personnes qui souffraient. Elle reprit la parole :

« J’ai beaucoup voyagé, mais j’ai pour l’instant eut la chance de ne pas être confrontée à la véritable peine, à la véritable souffrance. »

Mina fit une pause. Ses yeux reflétaient une tristesse plus profonde. Ses propres paroles lui avaient-elles fait penser à quelque chose? À un événement triste qu’elle avait vu ou vécu? Elle continua :

« Bien entendu j’ai connu la douleur moi aussi, mais je sais que ce n’est rien en comparaison du poison qui ronge ces terres. Je sais qu’il existe un désespoir beaucoup plus profond que celui que j’ai pu ressentir. Et ce désespoir, j’aimerais pouvoir le chasser. Je voudrais voir les gens rire, et vivre avec joie. »

Alors qu’elle fermait les yeux, Khaelan sourit et dit :

« C’est un bien noble souhait. »

Il allait continuer, mais Mina, secouant vivement sa tête, repris :

« Enfin, ce n’est pas l’heure de déprimer. De plus, je crois bien que notre repas arrive. »

En effet, un serveur arriva avec leur repas, celle qui avait pris leur commande plus tôt étant occupée. Le ragoût de légumineuses de Khaelan lui mettait l’eau à la bouche et, qui plus est, son amie avait raison : ce n’était pas le moment de se tracasser sur quoi que ce soit. Ainsi, il décida de taire ses pensées et d’entamer son plat.

En mangeant, Khaelan se mit à penser à son itinéraire de voyage. Il y avait médité un peu la veille, avant de s’endormir, ainsi que durant la journée. Il n’avait pas encore eu l’occasion de voir Demether, ni aucune autre ville ou village secondaire du royaume, comme Bakken. L’idée de voir à quoi ressemblaient la campagne et les petits villages ruraux l’enchantait. C’était donc décidé, du moins en partie : il irait visiter Bakken et Demether. Le reste de son itinéraire, il le tracerait en temps et lieux.

L’elfe commença alors à se demander où Mina comptait aller. Probablement où le vent la portera!

Il lui demanda donc :

« Dis-moi, Mina… Après les festivités, où comptes-tu aller? As-tu une destination en tête? »

Il lui laissa le temps de répondre, puis lui dit :

« Pour ma part, je comptes me rendre à Svartalfheim. J’ai toujours voulu voir le peuple des mines. Mais je ne m’y rendrai pas directement : Je compte explorer un peu le royaume humain. Je passerai par Demether. Je vais probablement chercher à travailler un peu là-bas. Je n’ai par contre pas d’intinéraire précis. Je déciderai de ma route en temps et lieux. »
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MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Jeu 5 Avr 2012 - 17:25

Le repas fut des plus agréable et la soirée s’acheva paisiblement. Intérieurement, Mina fit son bilan personnel de cette journée et en conclue qu’elle fut très enrichissante. Aujourd’hui, elle avait pu voir beaucoup de joie, de rire, et elle avait compris que malgré les différences qui séparaient les peuples d’Yggdrasil, il y aurait toujours moyen de s’entendre et de faire preuve de tolérance. Parce que les enfants de cette terre étaient riches, hauts en couleur et diversifiés, avaient un cœur, un caractère et une apparence propre, et qu’ils évoluaient tous ensemble qu’ils le veuillent ou non.

Au terme de leur repas, Khaelan lui parla de ses projets, de ses futurs itinéraires, et la jeune Dise écouta attentivement tout en se questionnant à son tour. Et elle, où aimerait-elle se rendre ? Yggdrasil était grand, et elle avait encore beaucoup à voir. D’un côté, tracer son chemin d’avance pourrait se montrer intéressant, mais se laisser porter au gré du vent était si agréable … Mêler l’aventure à la surprise donnait à la vie un goût de bonheur particulièrement savoureux.

- Je ne sais pas vraiment où me rendre. Je crois que, plutôt que de décider d’un lieu fixe, je vais simplement écouter mon cœur, mon instinct, mes envies, et je verrais bien où j’arriverai. Je pourrais aussi retourner chez moi … Mais je pense que je préfère voyager encore un peu avant d’aller conter mes aventures à ma famille.

Elle adressa un doux sourire à l’elfe et acheva son repas. Sa famille … Elle l’aimait beaucoup elle aussi, au moins autant qu’Yggdrasil, mais sa curiosité était pour le moment plus forte que l’envie de revoir ses proches. Et puis, elle avait si hâte de faire de nouvelles rencontres ! Elle n’avait de cesse de s’émerveiller et de s’étonner face au nombre d’êtres vivants sur cette terre. Nul doute qu’elle ne vivrait jamais assez longtemps pour tout découvrir et tout apprendre, mais peu importait. Pour l’heure elle savourait sa jeunesse en sillonnant le monde.

- J’espère que ton voyage sera agréable et que tu ne seras pas déçu, dit-elle alors à Khaelan. Elle jeta un coup d’œil à l’horloge de l’auberge. Il est l’heure de se quitter. Je suis venue à Manheim uniquement pour voir un bout de cette merveilleuse fête, mais je repars demain dès l’aube.

La jeune Dise se leva et s’inclina légèrement devant son ami.

- Merci infiniment pour cette journée. J’aimerai vraiment que nos chemins se croisent à nouveau un jour, pour jouer de nos instruments et parler de ce que nous avons vu. J’espère aussi que tu réussiras à faire changer les mentalités, au moins un peu. Ce serait extraordinaire.

Un nouveau sourire, et, après une longue hésitation, Mina osa finalement s’approcher de la joue de l’elfe et y déposa un léger baiser. Un rien pas grand-chose, une petite marque d’amitié et sa façon à elle de le remercier. Un dernier regard, puis la jeune Dise quitta les lieux après avoir payé son repas, et retourna à l’auberge où l’attendait son lit, des images encore plein les yeux de tout ce qu’elle avait pu voir aujourd’hui.

Non, vraiment, elle ne regrettait pas d’être venue à Manheim.

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Elfe
Khaelan Eklemtaälavatar

 :Peuple :
Elfe sylvain
 :Âge du personnage :
85
 :Equipement :
Ses vêtements, un poignard, son luth, sa lyre, un journal de bord et du matériel pour y écrire. Et une chaîne solide.


* * *

Vêtements:

MessageSujet: Re: Culture [Terminé]   Lun 9 Avr 2012 - 4:17

« Je ne sais pas vraiment où me rendre. Je crois que, plutôt que de décider d’un lieu fixe, je vais simplement écouter mon cœur, mon instinct, mes envies, et je verrais bien où j’arriverai. Je pourrais aussi retourner chez moi… Mais je pense que je préfère voyager encore un peu avant d’aller conter mes aventures à ma famille. »

Ainsi avait répondu Mina en souriant. Cette réponse ne surprit aucunement Khaelan, qui l’avait vu venir.

« Je m’en doutais bien. » répliqua-t-il donc. Elle continua :

« J’espère que ton voyage sera agréable et que tu ne seras pas déçu. », à quoi il répondit :

« Merci bien, je te souhaite la même chose. »

Alors qu’il répliquait, son amie jeta un coup d’œil à l’horloge de l’établissement. L’elfe fit donc de même, et constata qu’il se faisait tard. Il devrait bientôt retourner à l’auberge. Et il n’était sûrement pas le seul à penser cela. En effet, Mina lui dit alors :

« Il est l’heure de se quitter. Je suis venue à Manheim uniquement pour voir un bout de cette merveilleuse fête, mais je repars demain dès l’aube. »

Ah bon? Elle ne profitera donc pas de toute la fête? Elle se leva et s’inclina légèrement devant Khaelan, qui fit de même. Elle continua :

« Merci infiniment pour cette journée. J’aimerai vraiment que nos chemins se croisent à nouveau un jour, pour jouer de nos instruments et parler de ce que nous avons vu. J’espère aussi que tu réussiras à faire changer les mentalités, au moins un peu. Ce serait extraordinaire. »

« Merci à toi. C’est un plaisir pour moi d’avoir pu te rencontrer, Mina, et j’espère pouvoir te revoir un jour. D’ailleurs, la prochaine fois que tu visiteras Alfheim, n’hésite pas à venir me voir. La demeure de ma famille est à seule à être un peu à l’écart de la ville, tu ne pourras pas te tromper! Elle est à l'ouest de la capitale ressemble beaucoup à un arbre. Je devrais être de retour chez moi dans à peu près deux mois. »

Mina souriait. Elle semblait avoir quelque chose à dire ou vouloir poser un geste, mais hésitait. Après un instant, elle alla poser un léger baiser sur la joue de Khaelan, dont les joues se teintèrent légèrement de rouge. Il ne s’était pas attendu à cela. Mais il déposa à son tour un baiser sur la sienne. Puis, ils allèrent tous les deux payer leur repas. Après quoi, ils prirent chacun leur propre chemin après que l’elfe lui ait dit un « Au revoir » une dernière fois.

Khaelan prit le chemin du quartier des Hôtes, les yeux rivés sur le ciel, la tête dans les nuages. Il repensait à cette journée, cette magnifique journée qui resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Quelle chance il avait eu de rencontrer quelqu’un comme elle, qui lui était si semblable! Une personne charmante, vivante et pleine de bonté. Ses pensées se tournèrent vers l’avenir, vers cette journée de fête du lendemain. Il sourit. Quelles surprises m’attendent?


Fin du topic


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