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 Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)

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MessageSujet: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Sam 24 Mar 2012 - 14:35

La peur.
La lame d’Haarfeith tranchant la chair de la hyène. Le poil éclaboussé, maculé d’un sang presque noir. La chute de la bête. Le rictus d’étonnement et d’incompréhension figé à jamais sur son faciès. Les yeux rouges se voilant. La terre où le corps repose gorgée de rouge. Un rouge malsain. La seconde hyène bondissant. L’épée bloquant ses mâchoires, faisant à nouveau jaillir un flot de sang. Le geste mécanique, tant de fois répété auprès de son père : dégager la lame, porter un second coup. À nouveau, les yeux se voilant. À nouveau, la mort. Son odeur flottant autour des deux cadavres éclairés par la lune en une scène macabre. Les silhouettes des oiseaux charognards surgissant dans le ciel après le massacre.

Lumen se redressa brusquement et ouvrit les yeux, le cœur battant à tout rompre. Sa vision resta d’abord vague, ne distinguant que des taches floues. Elle cilla, retrouvant une vue nette et chassant par la même occasion les dernières bribes de son rêve. Ou plutôt de son cauchemar.
Elle ne reconnut d’abord pas l’endroit où elle se trouvait. Ce n’était pas la chambrette sombre, sale, dans laquelle elle se réveillait tous les matins depuis vingt ans... Elle se trouvait dans un arbre, un frêne, appuyée contre le tronc rugueux, à l’orée d’une forêt. Sur sa gauche, les arbres se faisaient de plus en plus proches les uns des autres, comme s’ils se resserraient par peur devant le fleuve qui leur faisait face. Solis, blotti dans son cou, dormait encore, petite boule de poils réconfortante chassant la solitude. Son flanc se soulevait lentement au rythme de sa respiration. Elle pouvait entendre le murmure de l’eau, non loin d’elle, et voir l’aube blanchâtre illuminer l’horizon.
La mémoire lui revint, la ramenant tout à fait à la réalité : le départ d’Alfheim, la marche, les idioties de Solis et... l’attaque des hyènes. Détestable souvenir qu’elle s’empressa de chasser.
Elle réveilla Solis, qui lui jeta un regard noir en ouvrant ses yeux sombres. Elle l’avait peut-être dérangé dans un songe. A quoi pouvait bien rêver un Eskuriax ?
Elle ramassa son épée et sa besace, posées en équilibre précaire dans l’arbre à côté d’elle, puis sauta à terre. Solis bondit à son tour et la suivit de mauvaise grâce.
À présent, elle se souvenait parfaitement de la nuit passée. Elle avait erré quelque temps, poursuivant sa route sans voir où elle allait et ressassant la mort des hyènes, puis avait fini par s’effondrer sous la fatigue. Elle avait à peine eut la force de grimper se mettre en sécurité dans un arbre et s’était aussitôt endormie, sans même prendre la peine de se couvrir de sa cape malgré le froid.
Elle prit à droite, gagna la rive du Sudri et jeta un œil autour d’elle, tentant de déterminer l’endroit où elle se trouvait. C’est alors qu’elle aperçut la cité, au loin.
À l’horizon, au bord d’un lac, se dressait Mannheim. Les immenses murailles se dressaient fièrement autour de la ville, protectrices. Même de loin, Lumen pouvait apercevoir l’imposante porte qui permettait d’entrer dans la géante de pierre.
« Voici donc la cité des humains… » murmura-t-elle pour elle-même. La capitale l’impressionnait, mais pour rien au monde elle ne l’aurait avoué. Le mépris pour les autres races, que son père lui avait inculqué, était trop fort. Jamais elle n’aurait reconnu qu’elle, une elfe, pouvait être intimidée par l’œuvre d’humains.
Elle fut quelque peu étonnée par la manière dont Mannheim se détachait de son environnement, contrairement à Alfheim qui faisait corps avec la forêt d’Aranwë. C’était la première fois qu’elle voyait une cité entourée de remparts.
Elle jaugea rapidement la distance qui la séparait de la ville : elle y serait en une heure ou deux. Après quoi elle n’aurait plus qu’à trouver une auberge peu onéreuse où séjourner et à se mettre à la recherche des meilleurs forgerons humains. Elle était curieuse de voir leurs œuvres, bien qu’elle soit intimement convaincue que leur travail n’égalait pas celui des elfes.
À présent, elle n’avait plus qu’à se remettre en route.

L’escalier de pierre blanche qui menait vers Mannheim semblait infini, lorsqu’on l’observait d’en bas. Lumen pensa aux contes de son enfance : lorsque les fiers aventuriers atteignaient le Walhalla, au terme de leur existence héroïque, c’étaient des marches semblables que les légendes mentionnaient. Elle se demanda combien il y en avait, commença à les compter avant de se rendre compte de la futilité de son entreprise. Il était temps de pénétrer dans la ville.

La jeune elfe se sentit quelque peu nerveuse en passant devant les chevaliers en armes qui gardaient la porte de la cité. Leurs visages étaient dissimulés sous des heaumes d’acier. Ils la dévisagèrent longuement, s’assurant qu’elle n’était pas une hors-la-loi recherchée. Une fois certains qu’il n’en était rien, ils finirent par la laisser passer. La porte qui s’ouvrit devant elle était finalement d’une taille normale, presque décevante, pas vraiment ce à quoi elle s’était attendue.
La ville lui apparut alors.
De petites maisons blanches, aux toits vert foncé, s’élevaient de part et d’autre des rues pavées. Il y avait des gens partout : certains, pressés, couraient et écartaient les passants d’un geste parfois brusque pour passer. D’autres flânaient, se laissant porter par la foule, profitant de chacune de leurs découvertes. À la terrasse des nombreuses tavernes, beaucoup discutaient, riaient, jouaient aux dés ou aux cartes autour d’une choppe de bière. Elle vit un homme glisser une carte dans sa manche avec un sourire : il y a des tricheurs partout. Des enfants se poursuivaient, chahutant dans la foule, leurs parents inquiets leur criant des avertissements, de peur de les perdre. Dans les grandes rues, de petits marchands vendaient des fruits, diverses babioles ou encore des spécialités locales. Tout respirait la vie. Tous les peuples se côtoyaient dans la cité, et hormis des humains, Lumen croisa aussi des elfes sylvains, un ou deux elfes noirs ou encore des nains, chacun parlant sa propre langue, son propre patois avec divers accents. La population était encore plus diversifiée qu’à Alfheim.
Les rues étaient parées de couleurs, les gens semblaient heureux et détendus. Elle comprit rapidement que l’ambiance était à la fête, tous se réunissant pour l’occasion. Même le ciel participait aux festivités : un soleil éclatant illuminait la cité. La joie de vivre semblait contagieuse ; Lumen ne pu s’empêcher de sourire, heureuse de se trouver là, dans la foule, heureuse de découvrir la ville.
Elle visita le quartier des Quais, où de nombreuses péniches étaient amarrées, des vaguelettes venant se briser contre leur coque dans un agréable clapotis. Les marins chargeaient et déchargeaient leurs navires et devaient parfois réprimander les enfants qui jouaient joyeusement sur les pontons, gênant leur passage. Au loin, les mouettes tournoyaient en criaillant.
Elle passa ensuite sur la place centrale, détailla le majestueux château en sirotant une boisson fraîche depuis la terrasse d’une taverne. Vraiment, la cité humaine était magnifique... Mais évidemment, elle n’égalait pas Alfheim et ses toits d’argent.
Elle jeta un œil vers la place, où jongleurs, musiciens et autres cracheurs de feu se disputaient l’attention des badauds. Oui, il y a vraiment de tout, ici, songea-t-elle en voyant pêle-mêle des voyageurs, des commerçants, ou encore des bourgeois élégamment habillés, qu’ils soient elfes, nains ou humains. Elle aurait sûrement l’occasion, durant son séjour, de faire des rencontres intéressantes...
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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Dim 8 Avr 2012 - 3:03

La nuit s'était passée sans autre incident. Aucune anicroche, aucun mauvais rêve, rien qui ne me dérangea durant mon sommeil, et je ne m'étais réveillé qu'au matin. Une autre journée normale commençait.
Je me levai, et m'habillai en regardant par la fenêtre notre astre orangé se lever pour la troisième fois depuis que j'étais arrivé à la capitale du Midgard. Le spectacle était toujours aussi beau. Je n'irais pas jusqu'à dire magnifique, car la vue de notre fameuse Alfheim au levant devait sûrement mériter cet adjectif... Pour une ville humaine, c'était... pourtant bien beau.
Je quittai l'auberge, et m'aventurai dans la ville pour une autre journée de vagabondage et d'errance dans Mannheim, à m'émerveiller sur tout le contenu que pouvait offrir une ville d'envergure plus importante que mon simple et pauvre village natal.

"Que ekal heima sio soday...", dis-je pour moi-même, "Qu'est-ce que cette ville est splendide..."

Cette phrase résumait assez bien toutes mes pensées. J'errai pendant quelques heures, ne sachant que faire pour occuper ma journée en attendant un combat du tournoi amical. Je passai deux ou trois fois devant le château, le regardant sous tous ses angles, me demandant de quoi il avait l'air vu de l'intérieur. Je m'attardai une vingtaine de minutes dans le quartier des quais, pour finalement être de retour au centre ville. Quelle direction prendre désormais ?
Alors que le temps filait comme au ralenti, je vis passer dans mon champ de vision un visage qui retint mon attention. Parmi tous ces gens qui constituaient la foule, la plèbe de Mannheim, parmi tous ces humains, ces nains et ces elfes en temps de festivités, une jeune personne avait réussi à m'intriguer. Je la regardai de l'autre côté de la place centrale de la ville. C'était une elfe, assez grande pour une femme, et un peu plus jeune que moi. Ses cheveux étaient d'argent, mais, de là, où j'étias je ne pouvais pas en dire beaucoup plus. Je commençai alors à marcher dans sa direction. Pourquoi ? je ne saurais le dire...
Je réfléchissais à ce qui me poussait à avancer, et ne voyais plus vraiment là où j'allais, là où je marchais. Je ne vis pas non plus que j'avais déjà descendu la dernière marche de l'escalier de la grand place, et, dans un surplus d'énergie pour descendre en dessous du niveau du sol, je perdis l'équilibre, et tombai à terre comme un idiot.
Ce fut en relevant la tête que je remarquai que j'étais à quelques pas d'elle.
C'était une entrée en matière, ou je ne m'y connaissais pas...

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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Mar 10 Avr 2012 - 21:21

Lumen promenait un regard distrait sur la foule quand elle aperçut l’elfe qui avançait vers elle. Il avait l’air un peu plus vieux qu’elle, une centaine d’années environ. A première vue, il n’avait rien de très différent des autres de ses congénères : des cheveux blonds, portés lâchés, qui lui descendaient en dessous de l’épaule ; un visage en triangle au menton pointu, pâle, encadré des deux oreilles pointues qui le désignaient comme un elfe. Ses yeux verts, bien qu’assez banals, avaient quelque chose d’inhabituel : le regard était sombre, comme celui de quelqu’un qui en avait trop vu. Qu’avait-il bien pu lui arriver ? ...

Lumen le regardait encore s’approcher d’elle lorsqu’elle le vit perdre l’équilibre, n’ayant pas vu la fin de l’escalier qu’il descendait à pas lents. Il battit un instant des bras, puis s’étala sur les pavés à quelques pas d’elle.
Personne dans la foule qui se pressait sur la grand-place ne semblait l’avoir vu, mis à part la jeune elfe. Du moins, personne ne s’approcha pour vérifier qu’il allait bien. Elle hésita un instant à l’aborder, retenue par sa timidité vis à vis de ses semblables mais finit par s’approcher de lui comme il relevait la tête. Elle s’enquit :

« Tout va bien, messire ? Vous n’êtes pas blessé ? »

Elle pensa à lui tendre la main pour se relever, puis n’osa pas, de peur qu’il l’interprète mal. Elle profita de ce qu’elle était plus proche de lui pour le détailler. Il était vêtu d’une chemise noire et d’un pantalon bleu foncé, retenus par des lanières de cuir. Ses mains étaient protégées par des mitaines. Une cape rouge qui semblait assez vieille lui couvrait les épaules. Lumen remarqua également une dague dans un fourreau de toile, qu’il portait au bras droit, prête à l’usage. Son regard se fit plus curieux, mais elle ne pouvait ne pouvait voir la lame. Cependant la forme de la poignée lui rappela la forge elfique.

Elle releva les yeux vers le visage de l’elfe, attendant qu’il réponde à sa question.
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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Mar 10 Avr 2012 - 23:59

Daren ! Mais pourquoi n'avais-je pas fait plus attention à là où je marchais ? J'aurais pu aisément voir que ce que j'avais pris pour une marche parmi d'autres de cet escalier était en réalité la dernière d'entre elles. J'aurais pu aisément éviter de perdre l'équilibre ainsi. Et j'aurais aussi pu aisément éviter de m'affaler de tout mon long en plein milieu de la voie publique. Pourquoi regarder toujours en face de soi et jamais à ses pieds ? Peut-être parce que le visage de cette jeune fille avait nettement plus de charisme que le dallage pavé de la place centrale de Mannheim ?
Je pensai que quelqu'un allait venir m'aider, ou tout du moins rire, se moquer de moi, me remarquer. Il n'en fut rien : tout le monde vaquait à ses occupations, comme si ma chute n'avait rien de plus anormal qu'une légère brise pendant la belle saison. Peut-être que ce n'était pas du tout dû à ma race, mais je sentis en un instant remonter en moi les pulsions que tout elfe ressent normalement : "ces sont des humains... de méprisables humains... ils t'ignorent, fais en autant quand ils auront des problèmes : pour un oeil, les deux yeux ; pour une dent, toute la mâchoire !"
Je relevai la tête. Quand mon regard se posa à nouveau sur elle, j'oubliai ma rancoeur : c'était une de mes congénères, et je n'avais donc aucune raison - à moins que celle-ci vienne me chercher des noises - de lui en vouloir ; de plus, c'était dans toute cette foule la seule personne qui était venu me demander :

"Tout va bien, messire ? Vous n’êtes pas blessé ?"

Je me relevai tant bien que mal, époussetant mes vêtements, soutenant dans un premier temps mon dos légèrement douloureux. Pendant ce temps, j'en profitai pour l'étudier un peu d'avantage. Sa longue chevelure, telle une rivière de métal argenté, encadrait son visage où étaient implantés deux yeux sélénites eux aussi, un nez fin et une bouche rosée. Son teint était pâle, je la trouvais même... blafarde... Ses oreilles étaient extrêment fines et pointues, remontant presque jusqu'au sommet de sa tête. Une bien jolie jeune femme...
Je vis également qu'elle portait une épée. Rectification : une bien jolie jeune femme
ayant sûrement du caractère...
Je réagis alors enfin à sa question. Il s'était passé tout au plus dix secondes lors de cet examination silencieuse...

"'Messire' ?... suis-je déjà assez vieux pour que l'on m'appelle ainsi ?", demandais-je, finissant ma phrase sur mon sourire inronique habituel. "Je pense que tout va à peu près bien : rien de cassé, en tous cas, rien qui ne puisse m'empêcher de me mouvoir..."

J'hésitai, puis ajoutai dans notre langue.

"En tous cas, je vous remercie de vous être attarder sur le sort d'un bien triste sot qui regarde une jolie fille au lieu de la route qu'il doit prendre... Merci beaucoup de cette attention."

Je ne sais pas pourquoi, je voulais la faire sourire. Ne pas la rejeter d'un ton bourru alors qu'elle avait été la seule à s'inquiéter de moi dans cette foule. Peut-être parce que c'était la deuxième des représentants de mon peuple que je croisais à la capitale humaine, et de surcroit la première
représentante.
Je n'avais pour l'instant aucune réponse. Cela pouvait tout aussi bien être un accès de folie...
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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Jeu 12 Avr 2012 - 17:28

Autour des deux elfes, il n’y avait toujours personne d’autre que Lumen pour s’inquiéter de la chute du nouveau venu. Pas un des humains qui se pressaient sur la place ne prêtait attention au jeune homme à terre, comme s’il n’existait pas. Ils lui auraient presque marché dessus sans le voir...
Le mépris de Lumen pour eux s’en trouva exacerbé : oubliée, la fascination qu'elle avait éprouvé en arrivant en ville, la joie de se mêler à la fête et aux différents peuples. La haine revenait, aussi vite qu'elle était partie...
Ces créatures n’avaient-elles donc aucune considération pour leur prochain, aucune notion de respect ? Nombre de paroles de son père à propos des humains lui revinrent en mémoire. Ce ne sont qu’un ramassis de faibles créatures imbues d’elles-mêmes... Ils ne se rendront jamais compte de leur infériorité...

Elle reporta son attention sur l’elfe qui se relevait, portant la main à son dos, visiblement endolori. Il ne répondit pas tout de suite à la question de Lumen, laissant filer quelques secondes, mais il l'examina alors qu’il se redressait, son regard s’attardant sur Haarfeith. En voyant l’épée, son expression avait imperceptiblement changé. Quelques secondes de plus s'écoulèrent. Elle commençait à se sentir nerveuse quand il lança enfin, de la voix chantante propre aux elfes :

« Messire ? ... Suis-je déjà assez vieux pour que l’on m’appelle ainsi ? »

La jeune fille, surprise et gênée de ce qu’il ait perçu ainsi sa marque de respect, ne sut d’abord que répondre, mais le sourire ironique qui naquit sur les lèvres de son interlocuteur la rassura. Il se moquait simplement, gentiment. Il enchaîna aussitôt, la rassurant sur son état.

« Je pense que tout va à peu près bien : rien de cassé, en tout cas, rien qui ne puisse m’empêcher de me mouvoir... »

Le visage de l’inconnu exprimait la sympathie et la reconnaissance. Lumen commençait à se sentir nettement plus à l’aise qu’au moment où elle avait abordé le jeune homme. Il ne semblait pas faire partie de ces elfes qui faisaient passer la politesse avant tout, et avec lesquels il fallait peser le moindre mot. Au contraire, il paraissait plutôt bienveillant, ouvert. La jeune elfe sentit sa timidité battre quelque peu en retrait.

« Tant mieux. Faites simplement plus attention, la prochaine fois ! »

Elle termina sa phrase en lui souriant à son tour.

« En tout cas, je vous remercie de vous être attardé sur le sort d’un bien triste sot qui regarde une jolie fille au lieu de la route qu’il doit prendre... »

Lumen rougit et murmura un remerciement lorsqu’il la complimenta. Il avait pour cela utilisé la langue elfique, plus discrète au milieu de tous ces humains.

« Merci beaucoup de cette attention.

- Oh ! Ce n’est rien. N’est-ce pas normal que d’accorder attention à son prochain ? ... A vrai dire, l’absence de réaction de tous ces humains autour de nous m’a surprise. Ne s’entraident-ils jamais ? Ou méprisent-ils le peuple elfique ? »

En prononçant ces paroles, elle remercia intérieurement le jeune homme d’être passé à l’elfique. Les paroles qu’elle venait de prononcer n’auraient sûrement pas plu aux humains alentours...

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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Sam 9 Juin 2012 - 0:31

"Oh ! Ce n’est rien. N’est-ce pas normal que d’accorder attention à son prochain ? ... A vrai dire, l’absence de réaction de tous ces humains autour de nous m’a surprise. Ne s’entraident-ils jamais ? Ou méprisent-ils le peuple elfique ?"

Je souris lorsqu'elle énonça cette phrase. Elle était passée elle aussi à notre langue maternelle, cette subtilité totalement sylvaine qui donnait des accents assez chantants... sauf quand un Elfe parlait en humain, où cet accent était parfois à couper au couteau...
Vu ses mots, le choix de la langue elfique était peut-être le bon : il valait sûrement mieux éviter de s'attirer des ennuis avec les humains à Mannheim, car il était sûrement aussi simple de gagner une bataille générale à deux contre... un certain nombre, que pour un humain de franchir le territoire du Novigard les yeux bandés et à cloche pied. De plus, deux habitants du Lyzangard discutant dans le dialecte de leur pays paraissait plus logique que... cette fois, je n'avais pas de comparaison, mais voilà, quoi !

"Je pense que c'est un peu des deux... Humains et Elfes n'ont jamais entrentenus d'excellentes relations sur le long terme de toute manière..."

Je regardai autour de nous : la capitale cosmopolite continuait d'exister comme si de rien était. En même temps, il est vrai que ceci peut être considéré comme incident mineur. J'indiquais une direction : elle n'était pas celle que j'avais prise, et il ne me semblait pas non plus que c'était celle qu'elle avait choisie pour venir jusqu'ici. Je continuai donc en elfique.

"Cela vous ennuierait-il si je me joignais à vous pour quelques... instants ? Je n'ai pas vraiment de but à part errer dans la ville en attendant que le tournoi commence, et la perspective de m'ennuyer tout seul ne m'enchante pas réellement. D'autant plus si je passe mon temps à tomber à terre...", fis-je en laissant échapper un petit rire à la fin.

Si elle répondait par l'affirmative, j'allais peut-être enfin faire quelque chose de ma journée. Enfin, cela restait à voir...

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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Mar 19 Juin 2012 - 21:43

« Je pense que c’est un peu des deux... Humains et Elfes n’ont jamais entretenu d’excellentes relations sur le long terme, de toute manière... »

Lumen eut un bref hochement de tête. Cet incident ne plaidait pas pour les humains, bien au contraire... Mais elle allait bien devoir s’en accommoder et s’habituer à vivre parmi eux, du moins le temps de son séjour leur royaume.

L’elfe leva un bras, indiquant une direction, visiblement un peu au hasard et poursuivit :

« Cela vous ennuierait-il si je me joignais à vous pour quelques... instants ? Je n’ai pas vraiment de but à part errer dans la ville en attendant que le tournoi commence, et la perspective de m’ennuyer tout seul ne m’enchante pas réellement. D’autant plus si je passe mon temps à tomber à terre... »

Sa phrase fut ponctuée d’un petit rire. Lumen eut un petit sourire. Cet elfe-là semblait apprécier les petites touches d’humour bien plus que ceux qu’elle avait fréquentés à Alfheim. Il allait falloir qu’elle s’y habitue, ne serait-ce que pour éviter de tout prendre au mot, comme lorsqu’elle l’avait abordé.

Lumen réfléchit à sa proposition. Elle préférait en général la solitude, mais après tout, pourquoi ne pas accepter ? Ce jeune elfe avait l’air charmant, tout ce qu’il y a de plus sympathique. Et cela ne lui ferait pas de mal de faire de nouvelles rencontres, elle qui ne connaissait personne en dehors du Lyzangard. De plus, il avait l’air de connaître la ville un peu mieux qu’elle, qui venait à peine d’arriver. Il saurait sûrement lui indiquer quelques lieux utiles et lui éviter de se perdre... Oui. Voilà qui était réglé.
La jeune elfe lui fit un sourire et répondit :

« Au contraire, ce serait avec grand plaisir. »

Elle se mit à marcher lentement, d’un pas de promeneuse, vers l’une des nombreuses rues qui partaient de la place centrale, dans la direction qu’il avait vaguement choisie, et l’invita à la suivre.
En marchant, Lumen repensa soudain à ce qu’il avait dit à propos des festivités.

« Vous avez parlé d’un tournoi... J’ai vu, en arrivant dans la cité, que le temps était à la fête, mais je n’en sais pas beaucoup plus. S’agit-il du tournoi annuel de Mannheim ? Il me semble en avoir entendu parler à Alfheim par certains voyageurs, mais cela ne m’avait guère intéressé. »
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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Mar 17 Juil 2012 - 4:11

Je la regardai, pensif. J'essayai de décripter ses mimiques de visages, qui n'étaient pas très prononcées alors qu'elle réfléchissait sûrement à ma proposition de venir avec moi. Et pendant qu'elle faisait son choix, une question trottait à l'intérieur de mon crâne, faisant les cent pas et nous voulant pas déloger : voudrait-elle bien m'accompagner ? J'essayai de peser le pour et le contre de la chose, voir ce qui faisait de moi une agréable comapgnie et ce qui me rendait individu à éviter, mais je vis rapidement que je ne connaissais malheuresement encore rien d'elle, et que, par conséquent, tout ce que je pouvais penser était pensé par mon esprit, était donc biaisé par mon mode de réflexion, et vu que chacun en avait un qui lui était propre...
Elle m'interrompit avant que je reparte dans un de mes profonds délires qui pouvaient m'entrainer loin.

"Au contraire, ce serait avec grand plaisir.", dit-elle avec un sourire amical aux lèvres.

Je n'osai pas me l'avouer, mais je la trouvai encore plus jolie lorsqu'elle souriait comme ça. Je lui rendis à mon tour un sourire. Je n'osai pas non plus m'avouer que j'étais tout de même légèrement étonné par sa réponse. Je chassai encore une fois de ma tête mes pensées envahissantes et en grande partie inutlies, et, me concentrant sur l'instant présent, nous nous mîmes en route dans les rues du centre-ville de la capitale humaine. Elle partit tout d'abord devant, d'un pas léger mais peu rapide, comme lorsque l'on se promène pour apprécier le paysage, pour apprécier le spectacle que nous offre la nature, et ici la ville de Mannheim. Je la rejoignis, et me mis à sa hauteur.
Nous regardions tout autour de nous, et, pour ma part, la capitale du Midgard m'impressionnait toujours autant. Je me disais, à voir cette architecture, ces commerces, ces gens, cette ambiance, toute cette vie et cette animation, qu'il me faudrait sûrement des mois à vivre jour pour jour dans la ville pour ne plus être ébloui par sa splendeur. Je fis le parallèle avec Lleya, me disant que dans le cas de la cité des mages, je n'aurais pas besoin de mois, mais d'années, et me demandai bien ce qui m'attendrait lorsque je poserai les pieds à Alfheim, dans ma capitale.
Je la regardai de temps à autre, quand ses yeux vagabondait dans une autre direction. J'essayai de deviner son âge : elle n'avait pas vécu aussi longtemps que moi, j'étais au moins certain de cela, mais il ne fallait pas non plus exagérer, cela ne se jouait pas à des dix et des cents ; peut-être un peu plus jeune que Khaelan je dirais...
Elle me sortit encore une fois de mes rêveries - enfin, il s'agissait plus ici de pensées que de rêveries -, et me demanda, revenant au sujet du tournoi que j'avais légèrement abordé tout à l'heure :

"Vous avez parlé d’un tournoi... J’ai vu, en arrivant dans la cité, que le temps était à la fête, mais je n’en sais pas beaucoup plus. S’agit-il du tournoi annuel de Mannheim ? Il me semble en avoir entendu parler à Alfheim par certains voyageurs, mais cela ne m’avait guère intéressé."

Je souris : un éternel élément qui met la distance entre deux personnes, quelques soient leurs races, leurs sexes, leurs âges et leurs modes de pensée respectifs, c'était bien le vouvoiement. Indiquer ainsi à l'autre qu'il n'appartient pas au même rang que vous. Je reconnais qu'il s'agit également d'une forme de politesse, pour mettre en valeur son interlocuteur par rapport à soi-même, et j'étais l'un des premiers à l'utiliser... tout du moins dans les premiers temps. Et si, avec certains, ces "premiers temps" pouvaient être plutôt long, j'avais en ce moment la facheuse tendance à attendre très peu avant de tenter de briser la glace...
Je m'en abstins pourtant. Étrangement, d'ailleurs :

"Tu... Vous venez donc d'Alfhiem ? Je n'ai encore jamais visité notre capitale, mais j'imagine qu'elle doit avoir une belle renomée tout de même..."

Je fis une petite pause, et lui donnai enfin un élément de réponse.

"Pour répondre à votre question, j'avoue n'être arrivé dans cette ville moi-même qu'il y a quelque jours, et, d'après ce que j'ai compris, il s'agirait d'une fête symbolique, pour marquer solenellement le centenaire de la Paix sur notre continent..."

Je remarquais soudain que je ne m'étais même pas présenté. J'eus envie de me frapper la tête contre le mur le plus proche tellement cette politesse élémentaire m'avait échappé. Je décidais de me rattraper du mieux que je le pouvais.

"Mais toujours est il que je parle, et que je ne me suis même pas présenté ! Je m'appelle Dyrlian Eslin, mais t... vous pouvez juste retenir Dyrlian si cela vous arrange..."
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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Lun 24 Sep 2012 - 19:37

A son instar, le jeune elfe observait Mannheim, mais lui le faisait avec des yeux émerveillés tandis que ceux de Lumen étaient plus curieux qu’autre chose : à chaque nouvel élément, elle ne pouvait s’empêcher de penser à la ville au toits d’argent qui l’avait abritée ces vingt dernières années. Mais après quelques minutes, de nombreuses observations et malgré tout son mépris, elle dut s’avouer que les deux cités n’étaient pas comparables, et que la capitale humaine était magnifique dans son genre.
Outre l’architecture, elle dévora également des yeux les habitants humains. Elle se rendit compte à quel point certaines habitudes humaines étaient différentes de celles des elfes. Elle devrait s’y faire et apprendre à changer si elle voulait vivre parmi eux, le temps de compléter son apprentissage.
Son compagnon de route reprit leur conversation, l’arrachant à ses contemplations :

"Tu... Vous venez donc d'Alfhiem ? Je n'ai encore jamais visité notre capitale, mais j'imagine qu'elle doit avoir une belle renommée tout de même..."

Lumen remarqua sa légère hésitation : Il avait failli la tutoyer. Décidément, il était vraiment différent de la plupart des elfes : elle en avait rarement croisé qui aillent si vite. Mais était-ce réellement un mal ? Après tout, qu’il la tutoie ou qu’il la vouvoie, tant qu’il restait poli, cela ne changeait rien. Et chez lui, cela ressemblait plus à une marque d’amitié qu’autre chose. En fait, c’était plutôt agréable. Elle avait l’impression qu’avec lui, toute relation serait beaucoup plus simple, plus libre.

« En effet... Et elle ne l’a pas volée : la cité est magnifique. Il serait inutile de vous la décrire, il faut la voir par soi-même, sa splendeur ne peut s’exprimer par aucune parole. Me serait-il permis de savoir d’où vous venez ? »


Il répondit à sa question précédente, la surprenant car elle pensait qu’il séjournait depuis plus longtemps dans la ville. Mais en y réfléchissant, il n’aurait pas observé la cité aussi avidement s’il la connaissait bien :

« Pour répondre à votre question, j’avoue n’être arrivé dans cette ville moi-même qu’il y a quelques jours, et, d’après ce que j’ai compris, il s’agirait d’une fête symbolique, pour marquer solennellement le centenaire de la paix sur notre continent... »

« Je vois. Après tout, le tournoi pourrait être intéressant ; et puisque j’ai la chance d’être au bon moment à Mannheim, j’irai sûrement y assister... »

Elle n’osa pas formuler le « avec vous » qui lui resta sur le bout de la langue.
Soudain, l’elfe eut l’air de se rendre compte brutalement de quelque chose et lança :

« Mais toujours est-il que je parle, et, que je ne me suis même pas présenté ! Je m’appelle Dyrlian Eslin, mais t... vous pouvez juste retenir Dyrlian si cela vous arrange... »

Lumen sourit lorsqu’il hésita une nouvelle fois. Elle décida d'enterrer quelques temps ses habitudes pour en essayer de nouvelles, celles de Dyrlian Eslin :

« Puisque v... tu sembles y être habitué, autant nous tutoyer. Cela ne me dérange pas. Dyrlian Eslin, c’est un beau nom. Le mien est Lumen Siderum. »



Dernière édition par Lumen Siderum le Sam 2 Mar 2013 - 12:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)   Ven 1 Mar 2013 - 4:04

"Puisque v... tu semble y être habitué, autant nous tutoyer. Cela ne me dérange pas."

Elle sembla sourire de mon hésitation entre tutoiement et vouvoiement, mais pourtant elle en fit une presque identique, à ceci près que, si je bridais mon instinct pour tenir un "vous" dans ma bouche, ces fines lèvres qu'étaient les siennes se battaient pour laisser sortir un "tu". En voyant ce sourire innocent, je détournai un peu la tête et le regard, ayant l'impression de rougir légèrement. Je remarquai également que ma jeune compagnone avait décidé d'opter pour le choix d'un tutoiement, et je trouvai cela fort sympathique de sa part.

"Dyrlian Eslin, c’est un beau nom."

Je ne pus qu'articuler faiblement un remerciement, ayant l'impression de bafouiller, de baragouiner et d'être ridicule, mais je n'eus heureusement pas l'occasion de parler plus longtemps, car elle reprit presque aussitôt :

"Le mien est Lumen Siderum."

J'étudiai silencieusement ses nom et prénom. Si les consonnances étaient elfiques, elles s'apparentaient également à une langue que, à mon grand dam, je ne saurais nommer. Le prénom était simple, mais gracieux. Le nom rappelait quand à lui à mon imaginaire une dimension de grandeur, d'espace, d'infini même... J'osai alors la regarder à nouveau en face et lui dis :

"Ton nom aussi est joli..."

Je me sentis légèrement stupide. Pourtant, j'avais envie de compléter cette phrase, de lui dire qu'il était aussi joli qu'elle, que c'était un ensemble de sons magnifique, que... Je m'en abstins. Je n'étais pas entièrement moi-même auprès de Lumen, ou plutôt, quelque chose en moi-même changeait alors que j'étais auprès d'elle. Je pensais deviner ce que cette chose était, mais je préférais me voiler la face pour le moment et faire comme si je n'avais rien vu, rien ressenti.
Je remarquai que j'avais la gorge un peu sèche, et que de dépenser quelques piécettes pour une boisson fraiche serait la bienvenue. Je toussotai pour retrouver l'usage complet de la parole, puis pointai un bâtiment à l'enseigne fraîchement refaite.

"Cette chute, aussi bénine soit-elle, a entamé ma soif. Puis-je t'offrir quelque chose pour te désaltérer ?"

En attendant sa réponse, je redescendis le bras, préférant ne pas avoir l'air trop idiot la main en l'air comme cela pendant des minutes. Au moment où elle allait sagement regagner le côté de mon corps à côté de ma hanche, mes doigts effleurèrent légèrement les siens. Je ressentis un grand choc en moi, comme si tous les arbres de la forêt avaient décidé de tomber devant moi. Son contact était chaud et doux, comme une brise d'été, mais bien plus réel et discernable. La vérité, ou en tous cas ce qui voulait se clamer vérité, tenta à nouveau de se faire entendre dans ma tête, et cette fois elle gagna la surface de mon esprit.
"El libo...", disait-elle, "L'amour..."

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Premier regard. (Privé - PV Dyrlian Eslin)

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