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 Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]

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MessageSujet: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Ven 19 Juil 2013 - 11:11

Fuir, une fois encore. Mettre un pied devant l'autre, dans ces pas incertains des terrestres, sur un sol irrégulier. L'air semblait la retenir au lieu de l'accompagner, comme l'aurait fait l'onde bienfaisante et froide de l'Omaur. Mais d'autres étaient arrivés. D'autres humains, d'autres Ondins, d'autres personnes, tout simplement. Et si l'enfant en elle mourait d'envie de les rejoindre, de parler avec eux, d'apprendre le monde et d'avoir, à nouveau, de la compagnie, une autre, plus sombre, moins confiante, redoutait de les approcher. Ils auraient pu être des Ondins tout disposés à la ramener à ses parents, ce qu'elle refusait catégoriquement. Elle ne serait plus jamais enchaînée. Ou alors il pouvait s'agir de simples gens, en voyage ou venus chercher de l'eau... peu importait en réalité, car sa dernière rencontre avec des Humains n'avait pas été des plus rassurantes, même si elle remontait à six ans.

D'autant qu'elle n'avait aucune idée de la politique des hommes, elle ignorait comment ils géraient leurs affaires, comment ils traitaient les étrangers, comment ils se comportaient. Tout l'effrayait et pourtant il lui faudrait bien, à un moment ou un autre, se jeter... à l'eau selon l'expression, mais malheureusement ce n'était pas le cas. C'aurait été bien plus simple pourtant... D'un rapide coup d’œil, elle s'aperçut que ses pas avaient pris la direction des Montagnes, et l'air piquant qui emplissait ses poumons lui donnait à penser qu'elle n'en était plus très loin, mais aussi qu'elle aurait très froid cette nuit.

Les bruits avaient cessé derrière elle, la laissant à la merci des immensités vertes, si terriblement vertes, qui lui rappelaient sa mère et aiguillaient la nostalgie de ses eaux. Il lui aurait suffit de quelques jours pour y retourner et fermer la porte elle-même, avant de jeter la clef. A bout de souffle, car son endurance à la course à pied était loin d'être aussi bonne qu'à la nage, elle s'arrêta, les mains sur les genoux, penchée en avant, une vague nausée au ventre. Ses cheveux, encore mouillés, collaient à son front, emmêlés. Sa robe de laine lui semblait inconfortable sous le lourd manteau, et ses bottes lui frottaient les pieds désagréablement. De tels engins de torture n'auraient pas dû exister...

Elle parvint à faire encore quelques pas sous les frondaisons avant de finalement s'écrouler sur un rocher affleurant sous la mousse. Celle-ci était glissante, gluante, et lui rappelait certaines algues qu'elle avait pu apercevoir. Avec nostalgie, elle se hissa au sommet, assise, et contempla son nouveau royaume. Il lui faudrait bien s'y faire, après tout, surtout si elle espérait descendre la Sonata pour voir la mer. Avec fébrilité, elle sortit de son escarcelle un peigne d'ivoire qu'elle commença à passer dans ses cheveux. Ce mouvement lénifiant lui rappelait les longues heures passées sous les Cascades, à la belle saison, où elle était bercée par les chutes d'eau et les récits de Joran, les yeux perdus dans la brume de gouttelettes multicolores étincelant au soleil comme des joyaux. Elle ne restait jamais calme très longtemps, prenant un malin plaisir à faire tourner son mentor en bulot, avant de replonger dans l'eau vivifiante avec un grand éclat de rire.

Avec un soupir triste, elle reposa ses mains dans son giron. Ce monde lui était refusé désormais, pour une durée indéterminée. Avec courage, elle fronça les sourcils pour s'empêcher de pleurer et termina sa tâche. Le rideau d'un blond presque blanc avait repris sa texture veloutée habituelle, encadrant son beau visage fin, qui promettait d'égaler la splendeur de celui de sa mère. Son nez droit ne déparait pas son expression, farouche et déterminée, mais une lueur de frayeur assombrissait encore les prunelles d'un bleu glacier presque trop brillant. Rangeant son peigne, elle empoigna son pendentif avec force, faisant tinter son bracelet de coquillage. Les vestiges de sa vie d'avant. Seize ans et déjà blasée, condamnée. Elle savait qu'elle dramatisait, mais son monde avait toujours tourné autour d'elle-même, et les changements brutaux advenus ces dernières années n'avaient pas aidé à la rendre sûre d'elle.

Lasse, elle se laissa tomber au bas du rocher, manquant s'étaler sur la terre froide, et c'est donc en maudissant ses jambes qu'elle reprit son chemin vers le nord. Sa propre voix la surprit. Elle avait l'impression de ne pas s'être entendue parler depuis une éternité, et la prise de conscience de sa solitude alourdit encore l'atmosphère. Elle ne savait pas pourquoi elle continuait vers les Montagnes, alors qu'il lui faudrait redescendre pour atteindre Mannheim. En passant par le Fort, peut-être, si elle se souvenait bien de la carte que lui avait un jour montrée Joran. Elle s'étonnait elle-même à cette pensée. Elle avait beaucoup plus écouté le vieil Ondin qu'elle ne l'avait cru. Mais d'un autre côté, à qui d'autre aurait-elle pu parler, puisqu'il était le seul à prêter attention à elle.

Elle secoua la tête en soufflant un nuage d'air froid. Si elle continuait, elle allait se remettre à pleurer, et les croyances stupides des Humains voulant que les rivières montaient en crue à cause des pleurs des Ondins allait finir par se révéler vraie. Grelottante, elle poursuivit donc son chemin alors que, intrigué, son regard était attiré par une brillance inattendue. Elle la suivit, déviant vers l'ouest, pendant de longues minutes, mais ce ne fut que trop tard, bien trop tard, qu'elle reconnut qu'il ne s'agissait que de l'éclat du soleil sur une lame d'acier. Tellement tard, d'ailleurs, qu'elle avait déjà pointé son magnifique nez curieux dans la clairière où se tenait, apparemment, un homme de dos. Elle n'eut que quelques fractions de secondes pour se demander si elle devait s'enfuir, mais à aucun moment l'idée de disparaître ne l'effleura alors que, en son esprit et en son cœur, des sentiments contradictoires de soulagement et de frayeur se disputaient la part belle.
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Ven 19 Juil 2013 - 17:51

Art venait juste de s’enfuir du camp mercenaire nains, il ne savait pas si ses compagnons c’étaient aperçu de l'évasion. S’ils s’en étaient aperçu, restait à savoir s’ils le poursuivaient. Le jeune homme était seul, et comme tout être humain seul il commençait à réfléchir, et la première chose qu’il éprouvait en fuyant le camp n’était pas un sentiment de liberté ou une sensation d’avoir accomplit un acte de révolte. Non, la seule chose qui commençait à tourmenter l’âme d’Art c’était la culpabilité. Le jeune homme savait très bien qu’au fond de lui cette situation ne pouvait plus durer. Une blessure à l’œil, une jambe qui boite, une cicatrice immonde au torse qui avait faillit le carbonisé . Ça allait être quoi la prochaine fois ? Il fallait qu’il trouve un remède à sa malédiction le plus vite possible avant de souiller son âme à jamais et de mourir. Il avait peur des enfers d’Helm qui l’attendait sûrement s’il continuait ainsi.

Mais voilà, y a-t-il une gloire à s’enfuir de chez les seuls amis qu’il avait ? Y a-t’il une gloire à ne plus voir sa famille durant des années ? Ils le croyaient sûrement mort depuis longtemps. Art aurait fait n’importe quoi pour avoir ne serais-ce qu’une seule nouvelles d’eux, et aussi de pouvoir leur transmettre un message. Seulement voilà tout les sous qui aurait pu servir à lui payer un scribe il l’avait dépensé en alcool. Puis ses parents non plus ne savaient pas lire. On pouvait toujours demander au messager de lire à voix haute ou ses parents seraient allés au prêtre du village. Enfin ce qui était fait était fait.

Le jeune paysan (qui en était plus vraiment un) venait des montagnes d’Ymir, des mystérieuses disparitions étaient fréquentes suivants les rumeurs et le mot vampire venait souvent à la bouche. Cette fois Art était persuadé de leurs existences, et le prochain qu’il croiserait aurait à faire avec lui. Cependant cette première journée de voyage se passa sans heurte, mais au bout d’un moment il commença à entendre des bruits d’une personne qui le suivait… Trop rapide et léger pour être un nain, trop bruyant pour être un elfe. Un humain ou… Un vampire. Art fit alors comme si de rien n’était, après tout la « présence » ne se rapprochait pas et elle ne s’éloignait pas. Peut-être essayait-elle de voir s’il était dangereux. Avec une certaine déception il constata que la thèse du vampire n’était surement pas la bonne. Un vampire en aurait profité pour se jeter sur lui. Soudain il sentit le bruit se rapprochait. Le sang d’Art ne fit qu’un tour. Sa colère de berserk monta en flèche il prit sa hache cogna rapidement son ennemis à l’épaule pour le déstabilisé et l’achevait avec sa hache dans l’autre main qui ne réagit pas sûrement à cause de l’effet de surprise et atterrit au sol dans un cri… Un cri de jeune fille…

Il vit alors sous lui une belle jeune fille qui devait avoir à peu près son âge. La révélation lui fit un choc, la jeune fille avait l’air craintive, et le regardait mi-apeuré mi fascinée. Ce qu’il serait bien mal avisé de lui reprochait. Peut-être un petit village de montagne qui avait subit une attaque de pillard organisé. Ça Arrivait de temps à autre. En tout cas il ne fallait pas qu’elle reste sans protection, les vampires étaient partout… La colère d’Art disparut d’un seul coup, il ne savait donc pas comment réagir. Il dévisagea ainsi la jeune fille durant plusieurs secondes avant de jeter sa hache au loin (mais pas trop) pour montrer sa volonté de pas lui faire du mal.


-Excusez-moi mademoiselle, mais c’est très dangereux par ici, d’ailleurs vous avez rien à faire ici toute seule. Qu’est-ce que vous faite par ici ? D’où vous venez ?

Il se releva alors pour lui tendre une main amicale pour l’aider à se relever, il avait aussi envie de poser une question qui était : Où sommes-nous ? Car oui Art était belle et bien perdu.

-Si je vous ai fais mal je vous prie de m'escusez ce n'était point le but.

Il avait entendu des nobles parlaient comme ça, comme la jeune fille avait l'air plus riche qu'une simple paysanne de part ses habits, il préférait prendre des gants.
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Ven 19 Juil 2013 - 23:25

Un mouvement flou. A peine avait-elle eu le temps d'apercevoir la lame luisant au soleil froid des Montagnes qu'elle avait été violemment percutée et jetée au sol. Peut-être avait-ce été ce hoquet de surprise, celui-là même qui l'avait trahie la première fois, six ans auparavant. Ou simplement son cri aigu lorsqu'elle retomba lourdement sur une racine qui s'enfonça dans son flanc. Toujours était-il que l'Homme, ou était-ce une bête, lui avait sauté dessus et levait désormais sa hache brillante. Vite, bien trop vite, les souvenirs envahirent son esprit, effaçant en une grande vague noire les évènements présents.

Un groupe d'hommes, au milieu desquels Teran. Une épée resplendissant du même éclat verdâtre sous la canopée, quelques échanges violents puis, enfin, en une longue gerbe terrifiante, le sang qui s'échappait à gros bouillons, emportant auprès des Ases la vie de ce frère qu'elle n'aimait pas particulièrement, mais qui était à ce moment-là son seul lien avec la Tosm. Ces souvenirs semblèrent ne durer qu'une fraction de secondes, à peine le temps pour elle de finalement rouvrir les yeux sur son agresseur. *Les Humains sont bien tous les mêmes!*

Comme un instantané, ses traits se gravèrent dans sa mémoire. Il était, à n'en pas douter, la personne la plus étrange qu'elle ait jamais vue, mais cela ne signifiait pas grand-chose. Elle n'avait, après tout, pas fréquenté beaucoup de gens ces dernières années. A travers ses mèches brunes, elle aperçut son visage, tordu partiellement par une cicatrice qui lui fit écarquiller les yeux, alors que son regard accrochait sur son expression farouche. Encore une fois, cela ne dura qu'une seconde, avant qu'elle ne ferme les paupières, ne souhaitant pas assister à ses propres derniers instants.

Ne sentant rien arriver, elle osa rouvrir les yeux pour poser ses prunelles d'un bleu givré sur les siennes. Malgré sa frayeur, elle se rendit compte qu'il semblait surpris de la voir en lieu et place de... eh bien, probablement un quelconque agresseur ou ruffian. Il avait l'air plus âgé qu'elle, mais les Humains vieillissaient tellement vite qu'elle aurait été bien en peine d'en dire plus. Cependant, les instants passant, elle finit par prendre conscience qu'il était installé à califourchon sur elle, et la peur céda le pas à la gêne. S'il n'escomptait pas la tuer, qu'il ne se tienne pas ainsi et se relève, par les Ases!

Mais au lieu de se lever, il jeta sa hache (*Idée stupide, si jamais nous étions attaqués pour de vrai*) et commença à la harceler de questions. Rapidement, un petit sourire fit se relever le coin de ses lèvres. Elle avait l'impression de comprendre enfin ce que ressentait son mentor. Enfin, dans une bien moindre mesure, cependant, parce que s'il voulait poser des questions, il était tombé sur leur Princesse et bien mal lui prendrait de vouloir la battre à son propre jeu. Car, depuis qu'il avait ouvert la bouche, sa terreur avait totalement reflué, laissant la place à sa personnalité piquante, envahissante et bavarde, terriblement immature et follement curieuse.

Cependant, avant même qu'elle put ouvrir la bouche, il se releva (*Enfin! J'espère au moins qu'il en a profité!*) et lui tendit la main avant de s'excuser. Avec un soupir, elle essuya sa main pleine de terre sur son manteau avant de repousser les longs cheveux blonds qui avaient envahi son visage pendant sa chute puis de, finalement, prendre sa main pour se relever. Elle fut d'ailleurs surprise de sentir les nombreux cals sous sa paume, elle qui n'avait jamais rien fait de constructif de ses dix doigts. Elle ne relâcha d'ailleurs pas sa prise sitôt qu'elle fut levée (une présence restait rassurante, malgré le fait qu'il venait de l'agresser), et elle se demanda quelques secondes s'il se rendrait compte qu'elle tremblait un peu à cause du choc. Elle lui adressa cependant malgré tout un sourire incertain, tentant de reprendre contenance, avant de répondre de sa voix cristalline qui porta dans l'air froid:


"Ca va, je m'en remettrai, je crois. J'ai surtout été... euh... surprise, j'imagine."

Elle avait commencé en douceur mais, rapidement, le souvenir de ses questions la titilla et elle repartit à l'assaut (métaphorique, cette fois):

"C'est dangereux comment? Il y a des monstres? Des créatures malveillantes? Des gens méchants? Qui vous dit que je suis seule, après tout? Je pourrais être une avant-garde... Pas très vaillante, j'admets... Mais vous avez de la chance. Et vous? Vous êtes seul? C'est certainement dangereux également alors, non? Vous faites quoi ici? Vous n'avez pas l'air du coin... Vous venez de loin? D'où? Vous connaissez des gens dans la région?..."

Elle s'arrêta quelques instants pour reprendre son souffle, avant de froncer les sourcils. Il s'était excusé, mais ne s'était pas présenté. Normalement, elle aurait attendu qu'il prenne l'initiative, puisqu'il était en tord mais les circonstances la poussaient à se demander si les Humains avaient des mœurs différentes. Aussi consentit-elle, dans sa grande mansuétude, à prendre les devants, non sans lui rappeler la politesse la plus élémentaire:

"Normalement vous auriez dû vous présenter avant de me poser toutes ces questions, mais je vous pardonne pour cette fois... Je me nomme Denelle Shahn, je... euh... Et vous? Comment vous appelez-vous? Vous avez quel âge? Vous avez un métier? Vous tuez des gens pour vivre?"

Elle allait enchaîner en citant sa rivière d'origine, mais cela ne lui dirait probablement rien, et elle n'avait certainement plus le droit d'en dépendre. Une expression affligée, entre la solitude et le chagrin extrême, traversa ses traits alors qu'elle baissait la tête, contemplant son manteau couvert de terre. Pour se reprendre, elle s'employa à chasser les grains de poussière et les épines du col en fourrure de son manteau, avant de l'observer du coin de l’œil. Ses questions servaient à noyer le poisson (*Quelle expression stupide, comme si c'était possible!*) mais elle était certainement véritablement intéressée par certaines réponses, notamment celles sur son identité... Et peut-être aussi sur son âge. En fait, tout ce qu'il pourrait lui apprendre sur les Terres serait bénéfique, car la vie de recluse avait ses inconvénients (*A-t-elle des avantages?*).
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Sam 20 Juil 2013 - 21:40

Art se sentit contre toute attente affreusement gênait, au fond de lui il était sûr qu’il pouvait sortir cette splendide créature de cet endroit de cauchemar. Cependant pour ça il fallait qu’il trouve le chemin, normalement c’était tout droit… Pas bien difficile à trouver. La jeune fille commença à lui parler, et c’est là que commença une sorte de calvaire pour Art. C’était amusant dans le sens ou on lui parlait surtout pour lui demandait quelque chose et pas tout un tas de questions sans fin. Il ne savait pas trop quoi répondre à cela. En tout cas la petite ne tenait pas à son rang de « non dangereuse » pour remettre en question celui-ci. Il avait vu des personnes se faire découper en morceaux pour moi que ça, et ce n’était pas du tout drôle à voir. Elle avait l’air de rien ne connaitre à rien. Il fallait croire qu’elle n’était pas humaine… Pas humaine ?

A ce moment là, de la réflexion Art ne pu s’empêcher de repenser qu’elle était un vampire, lui prit violement la tête et vérifia ses dents… Elles étaient tout à fait saines, blanche et surtout… Pas pointues. Confirmant qu’elle ne faisait partie de la noblesse. Il espérait à ce moment précis qu’elle ne raconte pas ses brusqueries à son père. Celui-ci risquait de lui envoyer des chevaliers et le jeune homme avait tout sauf besoin de cela. Il relâcha alors la jeune fille.


« Je vous prie une fois de plus de me pardonner gente dame, comprenez-moi bien j’ai cru en un bref instant d’égarement que vous n’étiez point humaine. Je vous prie de ne point vouloir vous vengez des affronts que je viens de vous faire subir. »

Il avait mit des phrases toutes faite entendue de la bouche de noble bout à bout, les formulations paraissaient donc affreusement clichés et pas très employer. Maintenant fallait sûrement lui expliquer son geste. Bien ça allait être facile avec ces nobles qui croyaient en rien d’autre qu’à leurs fortunes.

« Donc, pour vous expliquez mon geste, et je vous prie de croire en mes paroles, il grouille dans la région des êtres humanoïdes que certain nomment « vampires », ils capturent les humains pour après leurs boire le sang. Voire pire. Certains se retrouve avec des parties animales greffées à eux ou on une malédiction qui pèsent sur eux. Il parait encore que certain disparaissent et on les retrouve jamais vivant ou mort… »

Il prit alors son souffle, prit de peur et dit ;

« D’ailleurs si vous voulez bien me suivre, je veux quitter cet endroit le plus vite possible. Je vous raconterez tout en chemin.»

Il prit dans sa hache rapidement (de toute façon il en avait deux). Une fois qu’il s’assura que Denelle le suivait bien, il continua à parler :

« Ces créatures de l’ombres viennent surtout la nuit, elles sont fortes si fortes qu'une femme comme vous aurez pû me soulever d'une main, rusées, se font passer pour disparu auprès des nobles et surtout nous pourchassent. J’ai ainsi vérifié que vous n’étiez pas l’une d’elle, car vos canines ne sont pas pointues. Permettez donc moi pour me racheter de nous raccompagner chez vous ou du moins vous amenez dans un endroit plus sûr.»

En guise d’excuses il se mit en tête de vouloir répondre à toutes les questions que lui avait posées cette Denelle. Elle voulait savoir son nom. En quoi étais-ce important? Les nobles étaient très attachés aux noms, ces gens étaients compliqués.

« Au fait mon nom est Art Aegirson, et j’ai servis servit de mercenaire et né dans une famille de paysans. Age que j’ai… Voyons. Je suis né en hiver et c’est parait-il le dix-huitième hiver que je vais voir passer. »

Il commença à lever la tête au ciel pour se rappeler de toutes les réponses, et surtout de les formuler convenablement. Les nobles aimaient beaucoup rappeler aux paysans que « leur » langue était plus pure que celles des paysans. Il ne voyait pas en quoi. C’était des taquineries de Nobles à force de s’ennuyer dans leurs château il fallait sûrement qu’ils trouvent des occupations. Ha !

« Hé ben, je suppose que pour être franc cette endroit est mortellement dangereux, d’où ma prudence. Des monstres, des créatures malveillantes, des gens méchants ? Il y a les trois ici voire des êtres qui sont les trois à la fois… Comme les vampires. Il y a des trolls, des loups géants, des bandits et j’en passe. Puis j’ai été mercenaire pendant trois ans, bien que maintenant ce soit une époque révolue. Une avant-garde même pas armée qui ne peut même pas tenir debout fasse à un coup comme j’ai donné, qu’elle piètre avant-garde. Apelle-moi tes autres compagnons ou plutôt pour leurs biens dit leurs de fuir. Au mieux tu pourrais être une éclaireuse bien que tes vêtements ne soient pas adaptés ou plutôt une apprentie éclaireuse vu le bruit que tu fais en marchant. Tu pourrais être aussi un appât pour quelqu’un d’assez bête pour s’arrêter et qui se fait attaquer de tout les côtés alors qu’il a baissé sa garde, mais dans ce cas il serait probable que je me sois déjà prit plusieurs flèches dessus depuis un bout de temps. Surtout quand j’étais sur toi où je formais une cible idéal.»

Il parlait de ça avec un air sombre, mais non agressif envers la jeune demoiselle qui était à côté d’elle. Rien que de parler de tout ça il augmentait ses chances d’avoir une crise de berserk. La jeune fille devait être déjà assez apeurée comme ça, autant évité de lui dire que chaque runes sur son armure correspondait à une centaine de tués.

« Cela me rappelle mon début en temps que mercenaire avant qu’il se fasse sa cicatrice à l’œil, les nains m’avaient laissés avec un chariot dont la roue était cassée près d’un campement de bandit. Le but étant évidement dire à ses bandits que moi Art j’étais une cible facile. Les nains leurs sont tombés dessus et ça était un vrai massacre… Les villageois ont été tellement contents que malgré leurs pauvretés ils nous ont offert à boire et à manger en abondances »

Bolt et Feyr avaient adoré lui raconté cette histoire, ils ne cessaient de se marrer de la tête des bandits quand ils avaient vu Art devenir fou dangereux et leurs rangs en train de se faire décimés. Ce qu’Art avait oublié de rajouté c’est que deux bandits étaient mort de ses mains avant même que les nains arrivent au niveau des bandits. Le plan mettait en évidence le fait qu’Art risquait de mettre une belle surprise aux ennemis en passant de paysans transportant son foin à machine à tuer .

« Donc pour te répondre oui c’est dangereux pour moi, mais moins que pour toi ! Je viens de Demetterre un endroit où il y a des paysans et des champs à perte de vue, je ne sais pas si tu connais. »

Sûrement que oui, les nobles se targuaient souvent de savoir ce genre de choses. Quant à savoir pourquoi... Dire à tout bout de champs qu'ils connaissaient un lieu où ils étaient jamais allé... Avait quelque chose d'inquiètant.

« Et je viens de loin, donc je connais pas grand monde dans le coin. Malgré que j’ai beaucoup voyagé.»

Il avait oublié de répondre à la question « vous faite quoi ici ? », mais Art ne savait pas quoi répondre et d’ailleurs n’avait pas envie de répondre. La question risquait d’être « je ne sais pas, je suis perdu ».
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Dim 21 Juil 2013 - 10:30

Elle avait véritablement cru qu'il arrêterait de la toucher maintenant qu'ils étaient levés. De toute évidence, elle s'était bien trompée. Quand il lui agrippa la tête, elle eut un instant de panique, avant de finalement ressentir une étincelle de colère qui chassa sa peur. Il avait mis les doigts DANS SA BOUCHE! C'était absolument dégoûtant! Si elle n'avait pas porté autant d'affection à l'eau, et surtout si elle avait su le faire proprement, elle aurait craché par terre. Pour quelle raison, par les Ases, avait-il fait une chose pareille? En attendant une explication, les sourcils froncés, elle s'essuya simplement la bouche en espérant qu'elle n'aurait pas de bleus. Cet homme ne savait pas maîtriser sa force et elle était bien loin d'être aussi résistante que lui. Mais avant qu'il ne le fasse, il recommença à s'excuser. C'était une véritable constante chez lui, apparemment, d'autant plus qu'il semblait en avoir plein la bouche. Il l'avait même appelée "Gente dame"...

Elle secoua la tête avant de se figer en entendant la fin de sa phrase. Il avait donc cru qu'elle n'était pas humaine? Elle retint sa respiration. Il avait touché la cible, cependant, mais semblait croire qu'elle n'était pas... eh bien simplement pas le monstre qu'il pensait. La tête baissée, elle porta la main à sa bouche, soudainement terrifiée. Et si elle était obligée de jouer les Humaines? Y arriverait-elle? Non, certainement pas... Mais d'un autre côté, si les terrestres tuaient les Ondins... Après tout, elle n'avait jamais vraiment su pourquoi son frère avait été tué. Peut-être simplement pour... Elle n'en savait rien, véritablement, mais il lui sembla tout à coup capital que cet homme en particulier n'apprenne pas ce qu'elle était.

Il lui parla ensuite de vampires. Joran les avait déjà évoqués. Ils étaient, de toute évidence, véritablement dangereux. Ils vivaient isolés, selon son mentor, et créaient des abominations chimériques. Il en avait rencontré une, une fois, et cela l'avait marqué, mais pas en bien. Il n'avait pu s'empêcher de frissonner en y songeant. Elle le croyait donc, même s'il n'avait pas l'air convaincu. D'ailleurs, rapidement, son esprit dériva et elle se demanda pourquoi il la vouvoyait alors que, de toute évidence, elle était plus jeune que lui. Il se perdait d'ailleurs en circonlocutions véritablement étranges, alors même qu'elle aurait souhaité des réponses claires. Pour une fois qu'elle les attendait, ces fameuses, il aurait dû se sentir flatté. Sauf qu'il ne le saurait jamais, car il ne la connaissait pas et n'avait pas l'air intéressé. Avec un pincement au cœur, elle ressentit à nouveau la perte de son vieux mentor. Personne ne savait comme lui.

Il commença ensuite à marcher, proposant de la ramener chez lui. Elle se prit les pieds dans une racine, manquant tomber tant elle était surprise. Serait-il...? Mais non, il évoqua un endroit sûr. Il voulait simplement quitter cette clairière trop exposée. Une fois encore, elle se demanda pour quoi il la prenait. Certainement pour ce qu'elle était, une gamine trop gâtée qui s'était enfuie de chez elle et s'était perdue. Sauf qu'elle ne l'était pas, et qu'elle ne put s'empêcher de le lui faire remarquer:


"Ravie de faire votre connaissance, Art. Enfin, si vous permettez que je vous appelle par votre prénom? Vous pouvez m'appeler Denelle, d'ailleurs, pas besoin de "mademoiselle" ou de "gente dame". Vous pouvez même me tutoyer, puisque vous êtes plus âgé que moi. Même si je suis surprise, vous faites plus que vos dix-huit ans. Cependant... Je ne suis pas certaine que les Montagnes soient un endroit sûr. Mannheim est plutôt dans l'autre sens, vers notre gauche, et l'Omaur, si j'en crois la rumeur de l'eau, au sud-est. J'ignore votre destination mais, je ne suis pas équipée pour le grand froid..."

En entendant son propre ton prudent et poli, elle esquissa une grimace. Elle devait avoir beaucoup plus peur qu'elle ne l'avait cru. JAMAIS elle ne parlait aussi gentiment. Les gens se vexaient de toute façon en définitive, donc à quoi bon faire des ronds de queue? Elle ne savait pas s'il avait pris en compte sa remarque ou s'il avait simplement trouvé cela plus fluide, mais il commença à la tutoyer, ce qui mit la jeune femme à l'aise. C'était fatiguant de vouvoyer les gens et de faire attention à la moindre parole. Ce qui relèverait du miracle pour elle... Elle chassa cette remarque d'un geste de la main qui fit cliqueter son bracelet, puis se concentra sur son discours. Elle savait écouter parfois... Quand elle était suffisamment intriguée par les réponses.

Lorsqu'il détailla ce qu'elle ne pourrait pas être, elle résista à la tentation de lui tirer la langue. Elle rirait bien de lui s'ils avaient été sous l'eau. La terre n'était pas son élément de prédilection, voilà tout. Sa moue boudeuse devint gênée et ses pommettes rosirent plus que légèrement lorsqu'il dit qu'il avait été "sur elle". D'un côté, elle trouvait cela inconvenant, et de l'autre... Rapidement, elle remonta son col de fourrure sur son visage pour y dissimuler ses joues brûlantes. Il valait mieux ne pas y penser. Mais il parla ensuite de sa vie de mercenaire, et elle laissa retomber ses mains, les yeux brillants d'excitation. Elle ne put s'empêcher de remonter à sa hauteur (elle marchait jusque-là deux pas derrière lui) et de lui poser les questions qui lui traversaient l'esprit:


"Des Nains? C'est vrai? Je n'en ai jamais vu, ils ressemblent à quoi? Est-ce qu'ils boivent autant que le disent les histoires? Ils se bagarrent vraiment tout le temps? Leurs femmes ont des barbes? Ils parlent une langue particulière? Tu la connais? Tu as vécu longtemps avec eux?"

Elle avait du mal à se concentrer à la fois sur le jeune homme et sur la route, aussi trébuchait-elle régulièrement, se rattrapant le plus souvent au bras d'Art pour éviter de s'étaler de tout son long dans la forêt. Pourquoi était-ce si difficile de MARCHER? Sitôt qu'il eut fini de parler de Nains et évoqua des paysans, des champs, des plaines et Demether, de nouvelles questions lui vinrent. Cet endroit n'était qu'un point sur une carte, sans aucune réalité pour elle. Elle avait déjà vu des plaines, lors du Rassemblement, quand elle allait espionner les Humains avec les autres enfants, mais avait seulement entendu parler de champs et de paysans. Leur vie ne lui évoquait pas grand-chose, et elle se demandait ce qu'ils faisaient concrètement. A quoi servait de gratter la terre? Pêchaient-ils sous la terre? Elle secoua la tête, perdant à nouveau l'équilibre, avant de répondre, la voix claire et enthousiaste:

"Non, je ne connais pas. Sur une carte, c'est à l'est, non? Ça ressemble à quoi? Il y a quoi dans des champs? Les paysans font quoi? Il y a beaucoup de plantes dans les plaines, non? Ah, le fleuve se rapproche, on devrait y être ce soir si on ne s'arrête pas."

Revenir sur ses pas la décevait, mais elle apprenait tant de choses intéressantes qu'elle n'y prêtait pas véritablement attention. Elle se demanderait le moment venu s'il souhaitait traverser à la nage ou descendre au sud jusqu'à la route. Les Humains avaient construit des ponts absolument fascinants pour ne pas se mouiller (même si c'était stupide de refuser de se tremper les pieds). Avec un soupir contenu, Denelle se rendit compte qu'elle avait à nouveau mal aux pieds, d'ailleurs. Un nouvelle fois, elle tenta d'en apprendre un peu plus sur leur destination, puisqu'elle semblait condamnée à le suivre pour au moins un moment:

"Et donc, tu vas où? Vers une ville? Tu as déjà quitté Midgard? Tu as déjà vu la mer?"

Elle n'avait pas pu s'en empêcher, une question en entraînait toujours une autre... Fataliste, elle haussa les épaules. Il ferait comme Joran, il répondrait à celles dont il se souviendrait et éviterait celles auxquelles il ne voulait pas répondre. Mais elle espérait quand même qu'il lui fournirait quelques informations.
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Lun 22 Juil 2013 - 17:04

Art écouta de nouveau sa jeune protéger qui commençait à se rendre compte qu’il l’emmenait n’importe où. Cette situation plutôt gênante avait cependant un bon côté, la jeune Denelle avait l’air d’avoir des dons pour se repérer… A moins que ce fût un piège, néanmoins ne sachant véritablement pas où il était Art décida de lui faire confiance. Il essaya de voir visualisé la carte dans sa tête mais n’y réussis pas.

-Je vais au sanctuaire de Mannheim, t’accompagner en ces lieux me fera faire juste un léger détour, enfin pour quelqu’un qui sait marcher. Si tu veux bien me guider, vers la rivière? Sur ma route ? Ça me va.

Il ne comprenait vraiment pas l’attitude qu’avait cette jeune demoiselle, Art essayait de savoir d’où elle venait et il n’y arrivait pas. De plus elle avait une attitude des plus étranges, sans pour autant être agressive au contraire. Il avait l’impression qu’elle voulait se cacher derrière son col de fourrure, pour une raison inconnue. De plus elle semblait avoir apprit à marcher y a pas longtemps vu le nombre de chutes qu’elle faisait, elle marchait comme un enfant de cinq ans. Sa curiosité fût donc mit à rude épreuve, il écouta la jeune demoiselle avec Attention et non sans un certain mal de tête quand les questions avaient trop tendance à s’accumuler, c’est pour cela qu’il décida de répondre à toutes ses questions à la fin, quand elle aurait tout finit de dire. Elle avait l’air très intéressé notamment par le peuple nain, ce qui arracher un sourire à Art. Les nains il les connaissait bien.

- Avant toute chose Dennelle, j’aimerai bien savoir tout de même qu’elle âge vous avez, mais surtout d’où vous venez. Je n’ai encore jamais rencontré de personne comme vous. Vous avez tellement peu l’air de connaitre ce monde…

Cependant Art s’en souvenait plus très clairement, mais lorsqu’il était partit de chez lui la première fois, il ne connaissait pas beaucoup plus de choses. Son interminable voyage l’avait changé. C’était un fait.

-Dans le sens où vous avez l’air d’avoir peu voyager, pour partir à l’aventure seule faut du courage… Ou de la malchance…

Art se rendit compte avant d’aborder le sujet des nains qu’il en avait une profonde nostalgie, il avait honte d’avoir fuit. Il se considérait limite comme un déserteur maintenant. Peut-être bien que c’était ce qu’il était.

- Oui, les nains sont barbus et aiment beaucoup boire et se battre, ils aiment ça. Ils se battent avec leurs amis, avec leurs ennemis, avec leurs mentors. Enfin ça c’est surtout les guerriers. Il y a aussi les forgerons qui sont plus calme et les mineurs mais eux je n’en ai jamais vu. Les nains sont très pragmatiques. Il est possible que les guerriers nains se donnent volontairement une mauvaise réputation pour surprendre leurs ennemis et pour avoir ses derniers tout les coups sont permis. Je parierai sur les nains dans un champ de bataille même s’ils sont dix fois moins nombreux que leurs ennemis, mais lorsque qu’ils ont décidé d’être ton amis alors là… Impossible de s’ennuyer. Je les ai côtoyés pendant bien trois ans. Les femmes naines ? J’en ai vu sans barbes mais c’est possible qu’elles se rasaient. Dit il avec un clin d’œil amicale à Denelle, parait que si on les voit pas c’est qu’elles ont le plus souvent des barbes… Jamais su si c’était une plaisanterie naine ou pas.
La question suivante ? C’était quoi déjà ? Ah oui son pays natale. C’était compliqué d’expliquer à des gens qui ne connaissaient pas les choses. Ainsi Art mit un moment avant de répondre

-Demether ma demeure natale est … (coup reçu par Denelle qui perdait son équilibre), la patrie des paysans, ils grattent la terre pour en faire pousser des plantes pour nourrir tout le pays. J’ai déjà quitté Midgard et je suis allé à Utgard mais jamais en Lysangard… les nains n’aiment pas les elfes… Et c’est réciproque.

Il se prépara mentalement, à un nouvel assaut de questions.
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Mar 23 Juil 2013 - 14:03

Il posait des questions également. Comme elle l'avait pensé auparavant, il ne la battrait pas à son propre jeu. Véritablement pas. En plus, il n'insistait même pas pour avoir des réponses. C'était presque trop facile. Il voulait connaître son âge? Son origine? Elle étouffa un rire. Il pouvait toujours nager. Il avait assez d'informations comme ça. Il savait qu'elle était plus jeune que lui, c'était amplement suffisant. Et puis, on ne demandait pas son âge à une femme, c'était malpoli. Et elle ne souhaitait pas lui révéler d'où elle venait. Donc elle arbora son plus beau sourire et se contenta de lui répondre de sa belle voix claire:

"A ton avis, j'ai l'air d'avoir quel âge? Et puis, évidemment que je ne connais rien au monde! Si tu n'étais jamais sorti de chez toi avant, tu n'en connaîtrais pas plus que moi... Il faut bien commencer quelque part."

Pour partir seul il fallait du courage ou de la malchance? Ah oui, vraiment? Elle n'avait ni l'un ni l'autre. Elle était partie parce qu'elle avait peur, parce qu'elle ne savait rien, parce qu'elle avait été sur le point d'imploser. Aucune bonne raison, en somme, et maintenant, elle était forcée de revenir sur ses pas pour accompagner ce guerrier somme toute impressionnant mais au sens de l'orientation véritablement déplorable. Enfin, ils avaient l'air d'être revenus sur un trajet à peu près acceptable, donc elle en rediscuterait plus tard (et puis il commençait à répondre à ses questions sur les nains, alors...). Elle écouta sa réponse distraitement, elle savait qu’elle la retiendrait pour la ressortir dans les moments les plus inattendus (et souvent à contre-propos), se concentrant sur sa marche, imaginant que les racines des arbres étaient des cailloux roulant au fond de l’eau qu’elle devait éviter. Son pas devint donc un peu plus sautillant, mais elle trébuchait moins. Cependant, elle intercepta ce qu’elle cru bien reconnaître comme un clin d’œil. Il parlait de la barbe des Naines à ce moment-là. Avait-il fait une blague ? Elle ne l’avait pas écouté mais lui sourit néanmoins, tout en se disant que c’était dangereux de faire ça. Il n’avait déjà plus qu’un œil valide si elle en croyait les cicatrices sur son visage, et il s’aveuglait volontairement pour appuyer ses plaisanteries. Soit il lui faisait véritablement confiance, soit il était totalement inconscient et elle ferait mieux de le laisser là pour repartir vers Mannheim.

Non, elle ne laisserait pas quelqu’un d’aussi peu… doué en orientation, elle ne trouvait pas le mot juste. Et puis il avait l’air d’avoir des histoires intéressantes à raconter. Il était allé à Utgard ? Elle hésita quelques instants à poser ses questions. On lui avait appris à regarder les gens quand elle parlait, mais elle avait du mal à concilier son éducation et les contraintes de la route à ce moment précis. Avec une petite moue, elle chercha une solution, puis un sourire effleura ses lèvres fines alors qu’elle posait délicatement sa main sur l’épaule d’Art. Comme ça, elle se retiendrait à quelque chose et pourrait poursuivre la conversation, ce qu’elle s’empressa de faire :


« T’es allé à Utgard ? C’est de là que tu viens, pour être arrivé par les Montagnes ? Ou alors tu t’es vraiment perdu ? Parce que là… Enfin bref. C’était comment ? Froid ? Les gens sont différents ? ils portent des fourrures toute l’année ? Ils mangent quoi ? »

Elle se limita dans ses questions parce qu’il avait dit une autre chose intéressante. Il se rendait au Sanctuaire de Mannheim ? Ne savait-il donc pas se repérer aux étoiles ou au soleil ? N’entendait-il pas le chant de l’Omaur, pourtant si proche ? Ou alors les Humains ne savaient pas se diriger et étaient contraints d’errer de par le monde en espérant trouver quelqu’un pour les guider, ou arriver par chance à leur destination. Elle comprenait pourquoi ils prenaient les Ondins pour des êtres supérieurs, à ce moment-là. Et cela expliquait aussi la raison pour laquelle ils priaient autant les Ases. Elle tenta de réprimer un éclat de rire cristallin, sans succès. Il s’éleva dans l’air froid comme un collège de clochettes argentées, alors qu’elle se prenait une nouvelle fois les pieds dans une branche traînant par terre. Il lui fallut un temps étonnamment long pour reprendre son souffle et le regarder de ses yeux bleu givre brillants d’hilarité presque contenue :

« Passons un marché, Art. Je te conduis au Sanctuaire de Mannheim, à tout le moins aussi près que possible, et tu me racontes les histoires de tes années de mercenaire. Pfff… Donc là, on se dirige vers l’Omaur, on devrait y être ce soir. De là, on a le choix. Soit on traverse à la nage, mais il fait froid, et le courant est assez fort. Soit on descend plus au sud pour rattraper la route. Si on traverse à la nage, on tombera sur la route avant de rejoindre la Tosm… Normalement. »

Elle s’était arrêtée là. Ils récupéreraient effectivement la route à cet endroit-là, et traverseraient le fleuve sur un pont, ce qui devrait lui permettre de ne pas se faire repérer. Ensuite, il suffisait de suivre la route. Ils pourraient même se reposer au… non, définitivement, elle l’abandonnerait avant d’en arriver là. Elle refusait de mettre le pied au Divin. Catégoriquement. A voir maintenant ce qu’il déciderait de faire, et ce qu’il faudrait lui dire.
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Lun 29 Juil 2013 - 12:22

La petite Denelle avait un sacré caractère ce n’était certainement pas le genre de personne à se laisser faire malgré sa faiblesse. Toutefois elle semblait se rassurer petit à petit. Art dans les même circonstances, il le savait que trop bien aurait eut une crise de Berserk et… Il aurait certainement retrouvé le Corps de son adversaire en bouillit. A Utgard il arrivait que les nains tremblent devant les naines, et Art se sentait étrangement déstabilisé devant la jeune fille. Certes un coup de hache l’aurait fait taire très rapidement et personne n’aurait été là pour le punir. Même un coup de poing l’aurait calmé ou fait fuir… cependant il n’y arrivait pas… Même pas à imaginer la scène ... Hasil lui avait dit un jour que c’était la seule frontière entre un vrai monstre et un guerrier… A méditer avait il rajouter. Il n’empêchait que cette jeune fille avait tous les clichés d’une étrangère à Utgard. Comme tout les nobles. Ils se faisaient tout le temps des idées fausses et après ils étaient persuadés d’avoir raison.

-Utgard est contrairement aux préjugés une ville très chaleureuse il est vrai qu’ils n’aiment pas beaucoup les humains, mais moi je faisais plutôt figure d’exception même si je n’étais pas encore totalement des leurs. On allait avec ma troupe près d’un village de Manheim allait tuer des trolls qui faisait trembler de peur la garnison locale. Mieux vaut qu’un nain meurt qu’un humain… En respectant ce raisonnement les nains ont la peau bien plus dure que les humains et ils s’en vantent souvent… ça créer des bagarres dans les tavernes au plus grand malheur de la race humaine le plus souvent.

Mais pas toujours, la fois où tout le village s’étaient soudés contre eux il s’en souvenait encore…

-Les nains sont comme les humains, ils peuvent s’habiller aussi avec des tenues très élégantes. Ils sont omnivores bien qu’ils ont tendance à furieusement préféré la viande. Par contre leurs vénération de la bière est on ne peut plus vrai. Ils se sont habitués au froid sinon… certains pensent même que portait des fourrures est signe de faiblesse…


La conversation sembla plaire à Denelle, car cette dernière finit par lui proposé un marché… Un marché qu’il ne pouvait pas refuser sous peine de mourir manger par des vampires. Cependant elle soulevait un point qu’Art n’aimait pas aborder. Il fallait traverser à la nage… La nage ? Il avait jamais apprit ! Il devait donc obligatoirement prendre le chemin. Le problème c’est que son « honneur » lui interdisait de dire ça à une jeune fille qui visiblement savait le faire. De quoi aurait-il l’air ? Hein ? Il se faisait guider par elle, elle imposait ses conditions et il se retrouvait bloquer avec elle… Art eut une soudaine sueur froide. Heureusement qu’il avait maintenant la certitude que Denelle ou quelque soit son nom était pas un vampire sinon…

-Je préfère prendre par le sud, mes haches pèsent lourd … Pour ce qui est de notre marché… Que veux tu que je te raconte sur la vie de mercenaire ? Les anecdotes ? la manière de vivre ? les gens qu’on y rencontre ?

… Ou tout à la fois. Ça risquait malheureusement d’être le cas. Art se prépara à l’avance à répondre à toutes ces questions. La jeune Denelle ne savait pas à quel point elle avait de la chance qu’Art se sente redevable…
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Mer 31 Juil 2013 - 16:23

"Les nains ont souvent la peau bien plus dure que celle des humains..." Quelques instants, elle laissa cette phrase tourner dans sa tête, en se concentrant sur le chemin et en essayant d'oublier qu'elle était bien trop proche de l'homme à son goût. Enfin, pas vraiment à son goût, mais plutôt à celui des convenances. Et elle avait été élevée selon certaines règles qui avaient régenté sa vie seize ans durant. D'un autre côté, elle avait fui, et il était peut-être bien temps de s'affranchir de certaines, en commençant par ne pas s'éloigner sous le simple prétexte qu'elle était un peu... embarrassée. Son attention se reporta donc sur cette phrase, qu'elle décortiqua une fois encore en se demandant ce qui la dérangeait. Puis elle jeta un œil au guerrier qui l'accompagnait. Mais oui, bien sûr! D'un ton pensif qui montrait qu'elle parlait bien plus pour elle-même (réfléchir à voix haute était une mauvaise habitude, paraissait-il, mais bon), elle déclara:

"Mais tu n'es pas un Nain... Ta peau n'est pas aussi dure, mais tu as quand même été entraîné dans toutes ces bagarres et dans ces missions périlleuses, d'où le..."

Un vague geste de la main désigna globalement l’œil d'Art. Elle n'avait pas posé de question, pour une fois, mais elle n'en était pas moins certaine d'avoir raison. Et comme elle n'attendait pas de réponse, elle le laissa enchaîner sur Utgard. Elle avait eu l'impression que sa première remarque tenait à lui démontrer que certains préjugés avaient la vie dure mais étaient totalement sans fondement. Elle esquissa un petit sourire ironique avant de hocher la tête. Soit, elle savait qu'elle ignorait beaucoup de choses sur le monde, et de toute évidence sur les Nains, mais ses questions avaient été posées en toute bonne foi. Enfin, elles l'étaient la plupart du temps. Quoique...

Quand elle évoqua la traversée de l'Omaur à la nage, elle le sentit se crisper sous sa main. Aurait-il un problème avec l'eau? Elle avait entendu dire que certains craignaient cet élément, ce qui était aussi cohérent que stupide. L'eau devait être crainte, mais aussi aimée, car elle apportait la vie, elle était la vie, mais elle pouvait être cruelle et tuer l'imprudent qui s'avancer dans ses ondes sans préparation. Quand il annonça qu'il souhaitait prendre par le sud, elle hocha la tête, satisfaite. Ainsi, elle n'aurait rien à lui dire pour l'instant. La rumeur du fleuve s'était faite plus présente, les entourant et les guidant vers lui, et elle sut donc qu'il arriveraient incessamment sous peu. Peut-être avait-elle sous-estimé leur vitesse de marche. Elle le regarda ensuite avec un petit sourire doux avant de dire:


"Les anecdotes, la manière de vivre, les gens qu'on y rencontre, le genre de missions à effectuer... Tout ce qu'il y a à en dire, Art, absolument tout."

Elle le lâcha ensuite pour prendre quelques pas d'avance sur lui en riant. Elle imaginait presque sa mine déconfite à l'idée de devoir lui raconter toutes ses aventures, sans oublier les centaines de questions qu'elle ne manquerait pas de lui poser entre-temps. Non, vraiment, il était presque aussi drôle que Joran... A cette instant, elle fut contente de lui tourner le dos lorsqu'elle sentit son sourire s'évanouir. Très vite, elle reprit contenance, avança encore un peu, et écarta deux branches d'un air extrêmement théâtral : ils étaient sur les berges. Elle l'attendit quelques instants avant de s'avancer vers l'eau qui l'appelait et de prendre, très rapidement, une décision (avant qu'il ait le temps de proposer quoi que ce soit):

"Tu restes ici et tu allumes le feu, tu fais un brin de toilette si tu as envie, mais le courant est fort. Moi je pars un peu plus haut, et je ramènerai du poisson..."

Elle commença à s'éloigner, remontant la rive, ôtant déjà son manteau, quand elle se retourna et lui adressa un clin d'oeil assorti d'une remarque assénée avec un grand sourire:

"Et on ne vient pas espionner!"

Enfin, elle avait été ironique, mais elle espérait vraiment qu'il ne le ferait pas, sinon, elle aurait beaucoup de choses à lui expliquer, elle n'en doutait pas. Par exemple, pourquoi elle avait une queue avec des écailles. Elle laissa échapper un soupir, et s'arrêta à proximité d'un gros rocher. Elle y déposa son sac, son manteau et ses bottes, avant de retirer le reste de ses vêtements, ne gardant sur elle que son collier et son bracelet, puis de plonger dans l'eau. Effectivement, elle était froide, et vivifiante. Et la sensation de ses jambes s'étirant pour ne plus former qu'une seule et unique extension était proprement jouissive. Elle ne traîna cependant pas longtemps (elle avait peur qu'Art réussisse à se perdre quand même), juste le temps pour elle de laver ses sous-vêtements et sa robe, d'attraper trois beaux poissons, puis de s'emmitoufler encore humide, dans son manteau. Rapidement, elle remonta ses cheveux en un chignon qu'elle coinça avec ses deux peignes, empoigna ses bottes et le fruit de sa pêche, et reprit le chemin du campement. Elle espérait qu'il avait allumé un foyer, car elle sentait presque ses cils geler sur ses paupières, et elle commençait sérieusement à avoir faim.

Aussi silencieuse qu'un phacochère en rut, elle approcha donc, avant de frapper du talon de ses bottes sur un pierre pour lui signaler son arrivée, puis de débouler sur la rive, plutôt satisfaite. Elle n'était pas tout à fait certaine de savoir si elle préférait qu'il soit habillé de pied en cap ou non quand elle le verrait, mais elle relégua sagement cette question pour une étude ultérieure, quand elle serait seule et sur le chemin de Mannheim, à nouveau.
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Ven 9 Aoû 2013 - 11:50

Denelle semblait écouter avec attention tout ce qu’Art lui disait, ou du moins elle écoutait tout ce qu’il lui disait plus qu’à l’ordinaire. Elle ne manqua pas de lui faire remarquer qu’il n’était pas un nain. Après un « mais bien sûr ! », avait il tellement perdu de son humanité pour qu’on le confonde avec un nain.. Il avait peut-être beaucoup trop vécu avec les nains pour se considérait comme un être humain, cependant il n’avait pas assez vécu parmi eux pour se considérait comme un nain. Les autres personnes aussi se disaient ça, il le devinait par apport à leurs attitudes, leurs manières de l’aborder, leurs tendances à vouloir le provoquer et à boire en sa compagnie.
« Je n’ai juste pas la peau dure d’un nain, pour le reste je ne sais pas »

Pour le reste il fût plus qu’agréablement surpris quand il s’aperçut que Denelle était d’accord pour contourner la rivière. Elle devait penser comme lui, que c’était un endroit dangereux et qu’il fallait être fou pour vouloir le traverser. Les dieux seuls savaient ce qui pouvait bien arriver en traversant cet endroit dangereux. Des légendes circulaient sur des gens qui avaient disparut près de la rivière, on racontait qu’ils s’étaient fait capturé par des ondins à cause de leurs beauté. Il ne parla pas de ça à la jeune fille près de lui. Elle était déjà assez froussard comme ça pas la peine d’en rajouter.


« Il y a tellement à raconter sur les nains, ils ont tendance à avoir une forte rivalité entre eux. On avait un forgeron dans le groupe. Au milieu de mercenaire pour qu’il puisse se prendre toutes leurs moqueries. Il a finit par prendre l’habitude. Il n’empêche que Bolt aurait jamais autorisé qu’on le maltraite sauf dans des cas extrêmes. Le genre de missions qu’on avait été généralement faire le piquet pour voir si des gars louche arrivaient pas. Si c’était le cas arrivait à les intimidé ou les combattre suivant les situations. Parfois on allait directement affronter l’ennemi, généralement un troll qui terrifiait les paysans, voire aller sur les champs de batailles. Une fois on nous a demandé de détruire un pont même. Ils ont dût se dire que des mercenaires nains devaient faire l’affaire ah ! »


Il n’eut pas le temps de comprendre quoi que ce soit que Denelle avait déjà prit les devant, tout on lui disant ce qu’il fallait faire et s’éloigna vers la rivière.

« L’inconsciente »


Cependant le « m’espionne pas » lui fit devenir tout rouge. Une femme avait besoin d’intimité. C’était le genre de chose qu’il avait oublié en trainant qu’avec des nains… Où parfois la pudicité et couardise était considéré comme exactement la même chose. En effet qu’est-ce qu’un homme qui n’avait rien à cacher s’encombrait d’un concept comme la pudicité ?

« Bienvenue dans le monde des humains » Pensa Art avec une certaine nostalgie.
Que pouvait bien faire Denelle ? Il resta alors au bord de la rivière en train de se demandait se qu’ils allaient bien pouvoir manger ce soir, il fit le feu comme prévu. Il choppa un hérisson qui passa par là, et le prépara avant de faire un petit autel improvisé pour le présenter aux ondins. S’ils venaient à mourir noyer à cause de leurs pleures, il pourrait au moins se dire qu’il aurait essayé d’éviter ça… Un seul point le tourmentait. « Les ondins aiment ils les hérissons ? »

Ainsi quand il entendit revenir Denelle il dit à celle-ci, tout en fixant la rivière avec un joie quasi enfantine à l’idée de voire un ondin prendre son offrande et partir.


« Il parait qu’il y a des divinités des rivières que l’on nomment ondins dans la rivière, j’ai entendu toutes sortes de rumeurs à leurs sujets. Personnellement je n’en ai jamais vu. Changeant suivant les régions il parait que dans certaines régions ils kidnappent les humains qui sont beau pour les enfermés dans des grottes sous-marines. D’autres pensent qu’avoir des ondins dans les cours d’eau près de chez soit est un très bon présages et beaucoup de gens rêvent d’en voir un jour, d’autres encore pensent que ce sont des parasites. Il est fort possible que ça dépende sur quels ondins on tombe… En tout cas tout le monde semble s’accorder qu’il vaut mieux leur faire des offrandes. Moi je ne crains rien à cause de ma cicatrice qui m’enlaidis, mais toi… Puis ce serait bête qu’on meurt noyer pour ne pas avoir nourris des ondins. »

Après un instant d’hésitation il finit par dire.

« Tu crois qu’ils aiment les hérissons grillés ?» Conclu un Art peu convaincu.

« J’aimerai bien en voir un tout de même. Je ne pense pas qu’ils soient méchants. Sinon aucun humain ne vivrait le long des rivières. J’en ai la certitude. »

Puis il se tourna vers Denelle avec une peur quasi enfantine qu'un ondin prenne l'offrande pendant qu'il avait le dos tourné, et poussa un cri de joie.

« Du poisson ? Un produit de luxe, faut être un noble ou un pêcheur pour avoir la chance d’en manger. D’ailleurs je n’en ai quasiment jamais gouté. C’était très bon. Je crains de ne pas avoir la méthode pour les pêcher à chaque fois que je le pouvais mais je n’ai pas encore la technique adéquate. Tu pourras me montrer ? Tu sais les préparer ? Je crains de gâcher cette merveille.»

Art émit soudain un petit rire nerveux en s’apercevant que c’était lui maintenant qui posait des questions à Denelle. Décidément sa protégée était bien étrange…
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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Ven 9 Aoû 2013 - 15:54

Il était habillé. Une petite déception la fit soupirer. Puis elle se reprit bien vite en voyant le feu qui crépitait joyeusement. Elle étala sa robe et ses sous-vêtements sur une pierre devant le feu, pendant qu'il commençait à parler des Ondins. Elle manqua exploser de rire. En fait, elle ne parvint pas tout à fait à se reprendre et se contenta de lui lancer avec ironie:

"N'es-tu pas celui qui se plaignait que les Nains étaient le sujet de nombreux préjugés? Ne crois-tu pas simplement que les Ondins sont des gens comme les autres, avec des familles, et pas une simple superstition dont les larmes font gonfler la rivière, ou... Et puis franchement, qui voudrait enlever un Humain?"

Elle s'était presque vendue, sur ce coup-là, mais c'était énervant. Joran avait essayé de nombreuses fois de lui expliquer que les Humains créaient des divinités pour expliquer ce qu'ils ne maîtrisaient pas. Mais là, c'était proprement ridicule. Il disait tout et son contraire. D'abord, les idées reçues étaient stupides, et ensuite il construisait même un autel. Ce serait plus sûrement un renard qui dévorerait ce pauvre hérisson grillé qu'autre chose. D'ailleurs, ça se mangeait, les hérissons? Et puis, enlever des gens... Pour quoi faire? Les enfermer dans des grottes sous-marines? Mais les Humains NE RESPIRENT PAS SOUS L'EAU! Aussi stupide que ça puisse être, d'ailleurs. Ce n'était pas comme si c'était bien compliqué. Il n'y avait pas une grande différence, après tout... Une question de pression peut-être?

A sa question, elle haussa les épaules. Qu'est-ce qu'elle en savait si les autres aimaient le hérisson? Elle n'avait jamais essayé, elle, après tout. Quand il dit qu'il aurait aimé en voir un, elle songea que si elle avait su, elle ne se serait pas rhabillée. Quoiqu'elle avait juste son manteau à enlever. Elle haussa à nouveau les épaules avant de répondre, un peu plus calmement qu'avant:


"L'eau est nécessaire pour de nombreuses choses. Et le poisson est une source de nourriture pour beaucoup d'animaux terrestres, dont les Humains. Même la crue apporte du positif aux terres en les inondant..."

Elle lui récitait presque mot pour mot une leçon de son vieux mentor. Son souvenir se raviva et lui fit mal. Des larmes lui montèrent aux yeux mais elle les réprima durement. Il parla du poisson. Elle leva sa prise comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, puis tendit son autre main:

"Je suis partie précipitamment, je n'ai pas pris mon couteau. C'est meilleur sans les intestins et les écailles..."

Elle réprima une grimace devant cette litote. Les intérieurs donnaient un goût âcre à la cher tendre et délicate. Mais au vu du manque d'équipement, il faudrait simplement les faire à la broche. Rien de bien compliqué en somme. Même lui devrait pouvoir le faire. Elle lui sourit avant de s'asseoir, le poisson coincé entre ses jambes pour le maintenir. Elle attendait juste le couteau pour pouvoir commencer son œuvre. Cependant, elle releva la tête pour répondre à sa question:

"On pêche en pleine rivière, chez moi. Mais ici c'est dangereux, le courant est un peu fort pour se tenir debout immobile au milieu de l'onde. Ce n'est pas forcément adapté à tous les types de cours d'eau..."

Ou toutes les races, au demeurant...


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MessageSujet: Re: Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]   Lun 16 Sep 2013 - 12:53

Art avait quelques petites difficultés à suivre le raisonnement de la jeune femme, un coup elle semblait lui apprendre la vie. Un coup c'était elle qui se mettait en tête de lui rendre la pareille. Elle lui expliqua avec des détails qui sentait le vécu des explications sur les ondins. Elle cria au préjugés... Un peu comme les nains étaient victimes. Art se gratta finalement la tête d'un air gêner. La petite avait raison très certainement! C'était pas parce qu'une race étaient victime de préjugés que les autres ne l'étaient pas. Personne ne connaissait les ondins. Personne. Sauf peut-être une poignée d'élues dont la jeune femme semblait faire partie.

-Désolé Denelle, finit il par répondre d'un air vraiment désolé. Mais vous avez vraiment rencontrer des ondins par le passé? Vous dites ça avec force de détails.

Finit-il par dire en ce grattant derrière la tête. Cependant, cela expliquerait pourquoi la jeune fille ne connaissait rien, il se demanda comment par qu'elle magie elle s'était pas noyée? Peut-être tout simplement qu'elle vivait avec sa tribu près des ondins. Elle était réellement très surprenante. Art se détourna du hérisson et commença à écouter tout ce que la petite Denelle lui disait.

-Oui c'est vrai j'ai entendu parler de ce phénomène que les terres parmis les plus fertiles étaient dans les endroits où il y avait des fleuves. Les gens disaient que c'étaient les on... A quoi c 'est dû?

Se rattrapa comme il pouvait un Art ayant peur du courroux d'une faible femme. ses camarades nains se seraient moqués très violemment de lui. A croire qu'il avait gagné ses deux runes en jouant aux dès. Enfin Art avait bien essayé... Il avait perdu toute sa solde ... Il entendait déjà les raillement.

"Art la prochaine fois fait attention à pas perdre l'équilibre"" Les femmes sont l'anti-berserker de Art, la prochaine fois que tu en vois une fuis."

Soudain Denelle lui demanda un couteau, il lui tendit son couteau tout en ne cessant de dévorer des yeux la jeune femme. En vrai Art aurait très bien pu faire lui même cette partie du travail, cependant il voulait voir comment Denelle y arrivait.



-Vous vous entrainez depuis toute petite pour pêcher à la main je suppose, ça doit être ça pour les gens vivant près des rivière. Vous avez de la chance jeune Denelle.



Il prépara machinalement pendant ce temps des piques pour les broches avec sa hache. Inconsciemment le berserker avait tellement utilisé ceux-ci que ses armes faisaient partit de lui. Il pouvait désormais faire n'importe quoi avec.


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Association Terre-Mer [Pv (et flashback) Art]

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