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 Près du Lac [pv Khaelan]

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AuteurMessage
Chevalier
Morrighan Luaineavatar

 :Peuple :
Humain
 :Âge du personnage :
23 ans
 :Equipement :
Une jument blanche : Daithe, une épée légère


* * *

Vêtements:

MessageSujet: Près du Lac [pv Khaelan]   Dim 29 Sep 2013 - 19:39

Le chemin boueux qui s’étendait devant lui n’était pas engageant, mais à moins de revenir en arrière, Morrighan n’avait pas le choix. C’était normalement la dernière ligne droite avant de rejoindre la route qui le conduirait à Bakken, où il avait prévu de s’arrêter.

Il avait évité les villes ces derniers temps, même Mannheim. La foule le faisait se sentir mal, et il avait l’impression de lire un reproche sur chaque visage étranger. Parfois, à la vue d’une tignasse brune, il sursautait, courrait après l’inconnu et quand celui-ci se retournait, et s’avérait ne pas être celui qu’il cherchait, il s’excusait piteusement et tournait les talons.

Se souvenant que Marbhan lui avait dit venir du Sud, il s’était d’abord rendu en territoire Invidia, mais c’était comme cherchait une aiguille dans une botte de foin, et il y avait ce petit quelque chose, cette petite voix qui lui disait qu’il faisait fausse route. Après avoir passé plusieurs semaines à errer d’auberges en auberges et de villes en villes, il n’avait plus ni argent, ni espoir de trouver le vampire en ces lieux, et il décida de retourner vers des territoires plus accueillants.

En vérité, il songeait à la solution qui l’occupait depuis plusieurs mois déjà, une idée qui l’obsédait, le tourmentait : il voulait aller au Nord des montagnes d’Ymir, là où peut s’aventurent. Il ne savait pas ce qu’il y trouverait mais justement, ce doute donnait sa valeur au voyage. Il avait donc prévu de remonter jusqu’à Bakken puis de couper pour éviter le territoire Avalach, sur lequel il n’avait pas le droit de retourner sans craindre pour sa vie.
Ses cheveux avaient repoussés depuis, mais ils étaient désormais blonds pâles et ondulés, ce qui le faisait paraître étranger. Sa plus grande difficulté sur les routes lorsqu’il partit de chez lui fut de trouver sa nourriture. La plupart des chevaliers savaient attraper des lapins sauvages par exemple, mais Morrighan n’avait pas abandonné ses coutumes en même temps qu’il avait quitté son pays, et il ne consommait pas de viande.

Trouver des racines, des fruits ou d’autres plantes prenait parfois un temps fou, et comme il se refusait évidemment à cueillir la moindre baie sur un buisson qui ne lui appartiendrait pas, il avait pris l’habitude de souffrir de la faim. Peu lui importait tant que Daithe pouvait se nourrir à vrai dire. Le bien-être de la jument lui importait plus que le sien.

Il avait passé les derniers jours de route seul, après que le vieillard avec qui il marchait partit en direction de Mannheim. Il avait rencontré le vieil homme au détour d’un chemin, alors qu’un voleur s’en prenait visiblement à sa bourse. En bon chevalier, Morrighan l’avait évidemment défendu et puisqu’ils allaient dans la même direction, il lui proposa de l’accompagner jusqu’à ce qu’ils doivent se séparer.

Le jeune homme avait alors préféré couper par des petits chemins pour rejoindre plus vite le Nord du Lac, qu’il avait décidé de contourner. S’il ne se trompait pas, il devait bientôt arriver sur la route qui reliait Mannheim à Bakken, qui serait sans doute plus fréquentée.

Les bruits de succion que produisaient les sabots de la jument en s’extirpant de la boue cessèrent enfin alors qu’ils parvenaient à un sol plus ferme. Il distinguait un croisement au loin, mais les alentours étaient déserts, et la journée déjà bien entamée. Il espérait vivement ne pas s’être égaré.
Il sauta à terre, et tenant la jument par la bride, il regarda autour de lui voir s’il voyait quelqu’un. N’était-ce pas une silhouette au loin qui se dirigeait dans sa direction ? L’ombre des arbres l’empêchait d’en être certain…

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Elfe
Khaelan Eklemtaälavatar

 :Peuple :
Elfe sylvain
 :Âge du personnage :
85
 :Equipement :
Ses vêtements, un poignard, son luth, sa lyre, un journal de bord et du matériel pour y écrire. Et une chaîne solide.


* * *

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MessageSujet: Re: Près du Lac [pv Khaelan]   Lun 14 Oct 2013 - 0:42

Cela faisait quatre jours que Khaelan avait quitté Mannheim. Quatre jours qui eurent tôt fait de teinter les souvenirs des festivités de la même nostalgie qui accompagne chaque bon moment passé. Après de longues heures de marche, l’elfe atteignit l’élégante cité des mages, qui sans respirer la pureté comme Alfheim, avait un je-ne-sais-quoi d’apaisant. Était-ce la blancheur des bâtiments, le doux teint bleuté laissé par les ombres sur les murs et le pavé, ou encore le peu de bruits qui émanait de ses rues en comparaison avec la capitale midgardienne? Sans doute un peu des trois.

Après une journée de visite où Khaelan eut l’occasion de gagner quelques piécettes avec sa harpe et son luth, le jeune barde repartit en direction de Demether. En chemin, les nuages se mirent à déverser par torrents leurs larmes chaudes sur le royaume, incitant l’elfe à rester un peu plus longtemps que prévu. Mais un tel contretemps ne sut déplaire à l’être aux oreilles pointues, dont la longévité rendait plus patient.

La pluie passée avait laissé derrière elle une fragrance de terre humide qui emplissait les narines de Khaelan. Fort heureusement pour lui, le sol à ses pieds était battu au point de ne point être boueux. Non que cela ne l’inconforta grandement, seulement, cela l’éviterait d’avoir à laver ses bottes. Tiens, cela me rappelle une chanson, se dit alors l’elfe. Et il se mit à chantonner de bon train :

« Dis-moi o voyageur aux bottes couvertes de boue,
Qui salis mon tapis en t’y tenant debout,
Où es-tu donc allé pour revenir ainsi?
Vaut-ce la peine de gâcher tes beaux habits?

Jusqu’au bout du monde j’allai avec fierté,
Bravant marécages, montagnes et vallées.
Il n’y a pas un village que je n’aie croisé,
Il n’y a pas de gens que je n’aie rencontrés.

Les nobles se prélassent dans leurs maisons dorées,
Certains d’accumuler richesses inégalées,
Mais les perles naturelles des contrées sauvages
Valent pour moi la noblesse et ses ambages. »*

En fin d’après-midi, après une longue marche en solitaire, apparut une silhouette à l’horizon. Le sourire aux lèvres, l’elfe pressa le pas, par hâte de rencontrer le nouvel individu. Jusqu’à maintenant, ses rencontres s’étaient montrées fort intéressantes : Dyrlian, l’elfe sympathique, bien que motivé par la vengeance; Mina, la musicienne dont le talent n’avait d’égal que la tendresse; et Shad, le garçon énigmatique. Qui sera la prochaine personne? Sera-t-elle amicale, ou hostile envers son peuple comme la plupart des humains?

En se rapprochant, Khaelan finit par distinguer les traits la silhouette blanche et brune. Ce qui semblait à première vue être une veste devint une armure de cuir et de métal ne recouvrant qu’en partie le corps de l’être aux cheveux blonds et ondulés. Une épée se dessina à sa hanche, et à ses côtés, un cheval blanc attendait patiemment, ses brides retenues fermement par l’individu. Serait-ce un chevalier? se demanda l’elfe.

Arrivé à quelques mètres de l’individu, Khaelan leva la main en signe de salutation, et déclara :

« Le bon soir à vous, voyageur. »

Le cheval leva la tête vers lui. L’elfe, par son lien empathique avec l’animal, ne ressentit aucune crainte ni aucun stress. Sans aucun doute, il – ou elle – était habitué à la présence d’inconnus, et son maître le traitait convenablement. L’inspection mentale terminée, le jeune barde se retourna vers son interlocuteur et demanda :

« Vous dirigeriez-vous vers Bakken, par hasard? »

Il en profita pour détailler le visage de l’inconnu, qu’il pouvait maintenant voir correctement : des traits doux se dessinaient sur son visage, presque à l’image des elfes mais pas assez pour s’y méprendre. Son apparence frêle ajoutait à cette délicatesse qui l’aurait pu faire passer pour une femme si l’on ne jetait qu’un bref regard sur l’individu, mais n’importe qui s’y attardant pouvait voir qu’il s’agissait bien d’un homme. À vue de nez, Khaelan estima que son interlocuteur devait être dans la vingtaine humaine.

Continuant d’avancer jusqu’à une distance acceptable pour la discussion, l’elfe attendit la réponse du jeune homme.

Spoiler:
 
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