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 {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé

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MessageSujet: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mar 14 Déc 2010 - 23:08

Le nez dans la poudreuse, une jeune fille hors du temps bougonnait, maugréait à y croire un vieillard aigri. La neige battait son plein, avide de recouvrir ces étendues de sa matière pure pour cacher aux yeux du monde le malheur que ces êtres capables de penser peuplant ces terres pouvaient bien faire endurer à la nature. Certainement les dieux, offusqués par tant d’ignominie, d’égoïsme et de barbarie décidaient encore une fois de punir leurs enfants mortels par un rude hiver, sans se douter un instant que ceux qui en souffraient n’étaient que les pauvres et simples gens.

« C'est pas possible !!! »

Une voix cristalline et à la teinte douce détonna pourtant comme un cinglant orage au milieu du silence éloquent de cette absence de vie. Seule une créature emmitouflée d’un énorme et épais manteau blanc suivi d’un chaton de six mois tout aussi blanc, quoi que zébré de délicates rayures grises, s’avançaient dans cette tornade blanche. Une hache dans une main, l’autre devant les yeux. Le spectacle à la fois hilarant et cocasse de ce « bonhomme de neige » armé suivi d’un félin miniature auraient pu tirer un sourire au plus rude des hommes tant leur démarche était surprenante.
Le chat qui sortait pour la première fois dans la neige, levait plus que de raison chaque patte, intrigué et surpris par le froid mordant ses doux et roses coussinets, regardant d’un air dubitatif les flocons perler sur son petit nez curieux et sur ses vibrisses, tremblantes d’excitation mais aussi de crainte.
Sa maitresse, quant à elle, bien trop oppressée par cette lourde fourrure doublée et redoublée de plumes de canards et d’oies, puis de laine de mouton et encore de coton titubait sous le poids de la cognée qu’elle ne pouvait point aisément porter.

Ainsi émonder ce bois vital serait encore tâche ardue, mais Solveig ne pouvait aucunement laisser ce si mignon petit animal geler, et elle non plus d’ailleurs. Mourir de froid à dix-sept ans avec ce joli minois serait une bien trop grande perte, quoi qu’en définitive dans ces neiges éternelles du sommet des montagnes d’Ymir elle aurait pu prétendre à la conservation millénaire de son corps dans sa splendeur la plus probante… En tout état de cause c’était à réfléchir, mais certainement point avant d’avoir trouvé un mari pour s’occuper d’elle et lui donner l’amour dont toutes les jouvencelles rêvent secrètement, atermoyant avec liesse le jour d’une union bénie des dieux et des hommes, celle qui n’aurait de cesse de…

Un cri aigu se fit entendre alors qu’elle se ramassait une nouvelle fois dans un trou de neige molle, la tirant aussitôt de ses songes radieux. Un soupir brutal - le même que celui d’un taureau si vous voulez bien avoir foi en ce que votre cher narrateur peut vous conter et vous transmettre avec le plus de fidélité possible - se fit entendre par delà les arbres et son écho remonta jusqu’à la montagne suivante. A son grand dam, sa petite maison de bois était loin des arbres qui s’apprêtaient le mieux au feu de cheminée. Cèdre et mélèze empestaient trop et leur fumée l’étouffait à moitié. Sûrement devrait-elle vérifier le conduit de ce vieil âtre centenaire.
Mais au moment où elle sortait de sa prison glacée, une silhouette noire aux bras dévêtus et à la chevelure aussi blanche que la sienne s’avançait à toute hâte, en direction de son petit chez elle…

Fronçant ses sourcils fins et délicats, se remémorant d’abord ce beau jeune homme inconscient de se promener en si légère tenue par ce temps rigoureux, puis en un second temps cette territorialité propre à ceux qui vivent en solitaire depuis longtemps sur des terres qui leur sont exclusivement allouées, son esprit frigorifié se réveilla et la seule chose à laquelle elle pensa fut :


« Intrus… »

Lentement, suivie du menu matou, elle fila l’étranger. Silencieuse telle un lynx, cet animal auquel ses parents se plaisaient à la comparer… En ces souvenirs où ils ne l’avaient point reniée et délaissée.
La poupée du pays des glaces s’avançait, transparente de blanc sur blanc, son visage aux douces teintes de marbre, et ses boucles immaculées dissimulés par cette épaisse capuche en hermine. Soudain, sans qu’elle n’ait pu s’empêcher d’agir, elle se trouvait à balancer avec difficulté et pourtant hargne son merlin vers la tête de cet être profane qui souillait son territoire.



Dernière édition par Solveig Linden le Mer 15 Déc 2010 - 16:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mar 14 Déc 2010 - 23:32

Avançant sous le ciel de gris menaçant, les montagnes devant lui étendant leur immaculée blancheur poudreuse seulement tranchés en quelques rares endroits par les striures ténébreuses d’un basalte plus ancien que l’humain. Le doux craquement de la neige s’écrasant sous ses pas alors que doucement il distançait ceux dont la charge était de tirer le cercueil. Un magnifique cercueil de bois noir lustrée, reposant sur un chariot presque flambant neuf tirés par des bœufs, dans un coin un rouleau de corde enroulant semblant déjà narguer les pauvres hères de sa présence, leur rappelant qu’il y’avait de forte chance que le macchabée finisse son voyage tirés par les épaules des hommes. Son regard ne cillait pas, scrutant l’horizon pour essayer de prévenir des dangers innombrable peuplant ses contrées, les monstres étant des moindres à cet époque de l’année. Tempête et avalanche, aussi ironique que celui puisse être, étaient un danger permanent pour les hommes de Nadare en ces lieux.

Plus loin une forêt de conifère pointant vers le ciel ombrageux leur cime tel un défi à la neige qui oserait tenter de le recouvrir. Un sourire discret naquit sur son visage devant la quiétude de la scène hivernale, la nature endormit semblait attendre patiemment son heure alors que els hommes dans leur folie s’activaient pour essayer d’arriver au lendemain. Les dieux leur avaient joués un fort vilain tour, une injustice qui pourtant permettait à l’homme de toujours se relever et de faire face ç son destin avec la fierté qu’il sied à son rang dans la création. Tout don se paye d’une malédiction, toute malédiction peut devenir un don, rien n’est immuable si ce n’est le cycle de la vie. L’homme vit, grandit, vieillit puis meurt parcourut d’une agitation à tous les stades de sa vie, seul le vieillard usé mais ayant acquis l’expérience se rend compte de la futilité de l’agitation. Mais qui donc en ce monde écouterait un vieux rabougri radoteur ? Surement pas lui, son destin était tout autre, il se devait d’être tout autre, même s’il devait pour cela le forger lui-même dans le fer et le sang.

Il continua son avancée, absorbé par ses pensées, se coupant lentement mais surement de son environnement qu’il savait pourtant hostile, plein de danger capable de réduire à l’état de poussière l’homme en quelques fractions de seconde. Quel élément le tira de sa rêverie ?? Le souffle rauque, un craquement inhabituel ou quelques sens secret acquis par l’entraînement ? Il ne saurait le dire, mais cela lui sauva la vie lorsque d’un geste à la fois fluide et brusque, dominé par une agilité et une rapidité acquises par des heures de tortures néfaste à sa glorieuse mémoire, il sentit le souffle passer au dessus de sa tête. Une arme improvisée dans la main, un ours se dressait devant lui, ou bien plutôt un homme semblable à un ours, immense et imposant. Les possibles secours étaient trop loin, et de toute façon son corps et son esprit façonnés réagirent bien avant qu’il ne puisse seulement se pencher sur le problème qu’il lui était posé. Se redressant il frappa, la poitrine de l’inconnu en son centre, juste au niveau du sternum espérant ainsi coupé la respiration de ce dernier, toutefois son étonnement ne connut aucune borne lorsqu’il sentit la chair à la fois moelleuse et ferme se refermer sur sa main, étonnement qui le déconcentrant un instant le vit glisser sur son agresseur tombé à terre. Le contact qui se produisit alors, semblant fondre ensemble leurs corps sur la longueur confirma à Elric quelle sorte de doux globes avaient enfermés sa main de leur douce étreinte. Un peu plus loin un chat aux allures féroces n’hésita point à s’attaquer à lui plantant avec force volonté ses dents dans la soie noire de ses bras, soie recouvrant ses bracelets de protection. Se redressant un peu et immobilisant les mains de la belle dont il ne voyait guère le visage il décida de faire preuve d’un minimum de civilité en cet instant.


Bien le bonjour belle dame, je me nomme Elric Dun Culann.. Puis je m’enquérir des raisons de votre actes envers l’humble voyageur que je suis ??

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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mer 15 Déc 2010 - 11:52

Comme au ralentit, elle vit chacun des détails de son attaque lancée à la hâte puis la tête de l’étranger se baisser légèrement, et se retourner vers elle. Nuage et glace furent la seule chose qu’elle aperçu lorsqu’elle sentit le poing de l’homme en noir traverser l’épais manteau à ce point où l’attache venait de céder sous la force de son coup. En un instant, elle eu le souffle coupé et émit un hoquet haletant et pantelant. Ses doigts ne réussirent plus à garder en main l’arme bien trop lourde qu’elle portait avec mal et elle retomba en un bruit sourd…

Les oreilles de la femme-enfant bourdonnèrent comme si plus aucun son ne lui parvenait, l’une de ses mains s’agrippa au poignet de l’homme dont la main se trouvait toujours au niveau de son diaphragme tandis que de l’autre elle se retint à sa nuque dans cette irrémédiable chute. Ils glissèrent, comme emportés par une avalanche muette, s’étalant sur la neige émettant le son feutré caractéristique de son doux craquement.
Abysse quant à lui tentait désespérément de mettre l’intrus à mal en le mordant de ses petites quenottes de chaton, jouant des griffes sur un bras qui avait plus la texture du cuir que de la peau. Ne perdant point l’espoir d’au moins le gêner, la boule de poil blanche restait accrochée là, dans un secours à sa maitresse qui avait de tout sauf du providentiel.

Solveig, reprenant difficilement sa respiration voulu se dégager de l’étreinte de l’homme avant qu’il ne se décide à la plaquer rudement au sol, s’emparant de ses mains tandis qu’il se redressait et que le chat tournait autour de son poignet, les dents toujours bien serrées autour de son avant bras, les fesses reposant maintenant sur le buste de Solveig avec un « mweeoow » étouffé qui signifiait entre autre « touche pas ma maitresse, va t’en ! ».
La princesse des neiges se débattait à mesure que les battements de son cœur s’accéléraient, de crainte, de honte, et de ce je-ne-sais-quoi des rencontres étranges et fortuites.

Bien le bonjour belle dame, je me nomme Elric Dun Culann.. Puis je m’enquérir des raisons de votre acte envers l’humble voyageur que je suis ??

Sûrement croyait-il que la belle allait lui répondre aussi simplement que ce qu’il avait osé lui adresser la parole tandis qu’il foulait ses terres impunément. Il n’en fut rien, tentant tant bien que mal de se dégager, la fourrure s’ouvrit à l’endroit où le premier bouton la fermant fut cassé, dévoilant ses épaules et sa gorge dont la peau se fondait autour d’un vêtement brun aux reflets déroutants. La capuche glissa, de longues boucles platine entourant un visage de porcelaine, ainsi que des yeux au dégradé de terre de sienne, d’or et de jade apparurent, soulignés sous son œil droit de deux délicats grains de beauté. Les regards se croisèrent alors qu’elle levait un peu la tête, dans un dernier défi, puis souleva avec brutalité son genou au niveau de l’entrejambe de ce charmant « Elric Dun Culann ».
Sans demander son reste, elle bascula en profitant de la stupeur de son adversaire et se retrouva assise au dessus de lui, l’enserrant entre ses jambes, et l’étranglant d’une main. Un râle félin se fit entendre d’Abysse qui s’était fait dégager aussi sec par le mouvement de Solveig dont la voix siffla, implacable et aussi froide que le vent et les flocons glacés qui s’engouffraient sous ses vêtement et commençaient à la faire frissonner.

Celui qui ose s’aventurer sur mes terres n’est qu’une victime de plus de ces monts redoutables !

Sa main relâcha légèrement la pression qu’elle exerçait sur cette carnation claire avant que ses prunelles ne vinrent se perdre au-delà des glaces dissemblables des yeux de cette créature dont l’allure lui indiqua immédiatement « ninja », ces tâches disgracieuses de la surface de ces contrées, traîtres de la nuit et assassins sans pitié. Elle déglutit et ses lèvres nuancées de bois de rose s’entrouvrirent dans un sermon inaudible qui le visait lui et tous ceux de son espèce. Le regard d’Elric était déroutant, tant et si bien que toute la rage qu’elle voulait exprimer disparaissait en un écho de silence à travers l’orle de ses lèvres.


Dernière édition par Solveig Linden le Mar 28 Déc 2010 - 22:55, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mar 28 Déc 2010 - 11:22

Une prise étrange et pitoyable, mais recelant d’une volonté à tout épreuve n’ayant d’égale que sa beauté, sa tentative de le frapper avait avorté, notre héros foudroyé ayant tout de même encore les réflexes nécessaire à sa protection, à défaut de la présence d’esprit. Le pauvre chaton, fier et farouche défenseur se retrouva injustement puni de son inutile mais courageuse action pour un apprentissage peu convaincant du vol, dont la beauté elliptique contrasta étrangement avec l’atterrissage fort peu gracieux de ce dernier dans la neige où il disparut engloutit dans un râle d’agonie. De froides paroles démontrant que d’une étrange manière elle se croyait en position de force parce qu’elle le dominait de sa taille, les dames étaient vraiment des créatures étranges et incompréhensibles à l’intellect à la fois gelé et carbonisé de Elric, et son cerveau dont les compétences laissaient déjà à désirer semblait avoir rendu l’âme dans un terrible bruit de déchirure.

Remarquant soudain l’accoutrement de la belle, et dardant une main preste Elric enlaça sa taille passant sous le manteau et la serra doucement contre lui, dans un geste plein d’affection et hautement fraternel, sa voix douce brisant le silence qui régnait désormais.


Vous devez avoir bien froid dans cet accoutrement, puis je vous proposer mon gilet afin de pouvoir vous réchauffer ?? Vous pourrez aussi ainsi y accueillir le félin féroce qui désormais repose dans les étendues neigeuses nous entourant.

Un sourire sur les lèvres notre ami fort inquiet pour le devenir et la santé de la dame dont la chevelure semblable à la sienne, d’une parfaite pureté, presque éclatante de blancheur ne formait qu’une bien faible mise en valeur pour ses yeux profond et indéfinissable, des yeux où l’on semblait avoir concentré l’essence des forêts même tant leurs reflets changeant s’approchait de la cime des arbres caressée par le vent du soir. Il n’y avait qu’une seule chose à regretter, le sourire qui semblable au soleil éclairant toute création, était absent en cet hiver, un déchainement de fureur et de surprise, une belle dame médusé par sa beauté presque irréelle. Il n’est de tâche plus difficile à porter, de plus lourd fardeau que la charge d’une beauté d’une divine quintessence mais à la seule pensée qu’elle fut captivée par sa beauté il ne put s’empêcher de lui faire son plus magnifique sourire. Technique du Sourire qui fait Fondre les Cœurs.
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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mar 28 Déc 2010 - 22:56

Le contact de mains venant se poser sur ses hanches, remontant délicatement à sa taille pour enfin l’emprisonner... La princesse solitaire sentait la chaleur des bras qui venaient la rapprocher au plus près de celui qui la retenait sans l’ombre d’une envie de la laisser partir, sans qu’elle-même n’ait eu la force d’y opposer quelconque résistance. Trop abasourdie par cette réaction saugrenue, et tout à la fois complètement bouleversée par ce séducteur en puissance qui lui dit d’une voix à l’incomparable subtilité :

Vous devez avoir bien froid dans cet accoutrement, puis je vous proposer mon gilet afin de pouvoir vous réchauffer ?? Vous pourrez aussi ainsi y accueillir le félin féroce qui désormais repose dans les étendues neigeuses nous entourant.

Leurs souffles chauds émettaient à chacune de leurs respirations de légers nuages blancs qui se fondaient dans l’air, traversant les flocons, tandis que, serrés là, dans une posture des plus inconvenantes, ils s’observaient une nouvelle fois en silence.
Autour d’eux le vent hurlait avec rage entre les épais arbres de cette forêt menaçante, se déchainant de plus en plus fort à mesure de ces interminables secondes de doute.
Puis il lui sourit, étirant des lèvres en un sourire des plus adorables, qui aurait donné à plus d’une l’envie de gouter à ce fruit défendu qu’il était. Une envie que Solveig, qui se redressa doucement ne ressentait pas vraiment... Puis, lui offrant son plus radieux sourire et son regard le plus chaleureux, au sein de l’agitation frénétique de ces bourrasques glaciale, ce sourire tomba presqu’aussitôt qu’il était apparu et elle balança son poing en direction du nez fin et droit de cet être méprisable au visage angélique.

La poupée de glace se redressa et dévisagea de sa pleine hauteur l’homme qu’elle avait laissé à terre, une lueur insaisissable au cœur de ses étranges iris, mêlant haine et défi, sûrement. Comme s’il avait cru que par un simple regard il aurait pu la faire chavirer et tout obtenir d’elle. Comme les centaines d’autres qu’il avait dû rencontrer auparavant…
Son cœur aux allures insensibles ne pouvait point se laisser tromper.


Je ne crois pas qu’il soit possible pour vous de résister à ce temps sans ce gilet qui vous couvre pour ainsi dire à peine. Malgré la douce couleur neige de votre chevelure, vous n’êtes pas l’un de ceux qui, comme moi, vivent au cœur des montagnes.

Rajustant sa tenue d’ours polaire, elle attrapa Abysse qui affichait, étrangement pour un être qui n’était pas humain une moue déconfite et boudeuse, avant de le mettre dans la poche intérieure du manteau qui lui était destinée et qu’elle avait cousue pour porter son chaton. Caressant sous son vêtement la petite boule de poil tremblante pour le rassurer, elle considérait avec méfiance le temps qui se gâtait vraiment sévèrement et les conifères s’agiter brutalement, déversant leurs avalanches de manteaux neigeux, avant de rebrousser chemin en direction de chez elle.
Au bout de quelques secondes, hantée par le fait de retrouver Elric mort le lendemain, et de devoir s’ennuyer à creuser sa tombe, elle revint vers lui et attrapa son bras sans vergogne, lui ôtant l’un de ses gants avant de secouer la tête et de le trainer avec elle sans explications.


Je ne sais pas où vous cherchez à aller comme ça mais à continuer ainsi vous auriez eu de sévères problèmes… Ne croyez pas que je fais ça par pitié, je n’ai juste aucune envie de vous retrouver congelé dans une posture de survie ridicule et de devoir vous dégager de mes terres en vous faisant rouler jusqu’en bas, ou bien de me forcer à vous enterrer. Je ne sais pas si on vous l’a déjà dit, mais vous n’êtes qu’un abruti.

La demoiselle mettait du cœur à l’ouvrage pour être la moins grossière possible bien que sa voix sifflait de colère, ravalant sa rage et sa hargne ainsi que son aversion naturelle pour tout ce qui était de sexe masculin. Ces hommes par qui tant de mal arrivait, et qui faisaient subir aux femmes leurs humeurs, comme ce salopard de maçon qui battait sa femme et ses gosses jusqu’au jour où il l’avait tuée, comme tous ces enfoirés de benêts qui se faisaient la guerre et massacraient des innocents pour quelques lambeaux de terre, ou bien comme son connard de père qui l’avait reniée et avait tapé sur sa mère quand elle avait essayé de la défendre, ou comme les coups de fouets qu’il lui avait donné marquant profondément et à jamais la chair de son dos…
Serrant les dents, elle avançait dans le froid, couvrant ses yeux, luttant avec difficulté contre cette tempête qui la transperçait comme autant d’aiguilles de givre, avec la seule idée de mettre dehors avec un coup de pied au derrière cet imbécile qui s’était perdu chez elle mais qu’elle n’arrivait tout de même pas à laisser mourir.
Enfin, après une lutte sans merci contre le temps, elle aperçu la petite maison de pierre, et soupira de soulagement.
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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mar 28 Déc 2010 - 23:03

Les étendues glacées courut par les vents violent et hurlant, porteur de terreur et de mort tranchant de terrible manières les fines et délicates volutes de leurs souffle proches s’élevant dans l’atmosphère particulière qui lentement naissait, déchirant le silence de leur lugubre complainte enserrant d’un doute, d’un poids étrange et mystique les personnes qui l’entendait. Semeur de peur, messager de l’au-delà, souffle des dieux. Forteresse de chaleur et de bonté, un sourire finement ouvragé des yeux qui tel un âtre brulant promet à l’infortuné voyageur un peu de chaleur, une once de réconfort, une pincée de repos durement mérité face aux intempéries et à la sauvagerie. Illusion laminés par une réalités qui rattrape l’imprudent, la sauvegardant chaleur se transformant en un incendie à la froideur à nulle autre pareille lorsqu’il heurte ceux qui se sont laissés bercer par son flamboiement impérieux.

Douleur et sang, surprise et honte alors même que les arbres s’agitant de leur rire sifflant marquait d’indélébile manière le pauvre hère en ces terres alors que son vainqueur se redressait fièrement dans les étendues glacées granit taillés par les montagnes les vents et la glaces. Insaisissable et indescriptible, étrange et ancien, semblant faire partie de ce monde depuis son apparition et y résidant jusqu’à ce que la fin vienne l’ôter de la réalité et Yggdrasill . Les yeux disparates s’allumant d’une lueur indiscernable, incompréhensible pour ceux qui n’ayant cheminé en ce monde sous le soleil et la lune n’ont pu apprécier la beauté glacée de la lune, perle de glace luminescente dans son écrin de velours vivant, tel un joyaux inaccessible narguant les hommes de sa hauteur et sa magnificence que nul ne peut même effleurer du bout des doigts qu’il soit roi ou paysan. La petitesse de l’homme face à ce qui le dépasse, face à ce qui relève uniquement de la faveur des dieux capricieux. Un regard énigmatique à l’unicité précieuse et rare, une vérité improbable crié en silence à la face d’un monde qui ne eut l’accepter.


Je ne crois pas qu’il soit possible pour vous de résister à ce temps sans ce gilet qui vous couvre pour ainsi dire à peine. Malgré la douce couleur neige de votre chevelure, vous n’êtes pas l’un de ceux qui, comme moi, vivent au cœur des montagnes.

De gracieuses mains dont les doigts à l’incomparable finesse, dont la perfection semblait avoir été taillée dans le marbre par quelques artiste inconnu et pourtant omniprésent en ce monde, semblant faire naître tour à tour horreur et beauté au gré de son humeur changeante. Des doigts qui d’un mouvement peu assuré, engourdis par le froid mordant les entourant, refermait en un geste protecteur sa veste, ramassant au passage son vaillant défenseur dont la moue déconfite semblait promettre qu’un jour enfin il pourrait la protéger contre les être étranges qui parcouraient la montagne en ces temps. Puis il disparu, masse infime dans l’épaisseur du vêtement l’entourant, recevant remerciement par une caresse discrète, chaleureuse et rassurante, tel le geste d’une mère pour son enfant qui revient à la maison battu par la vie pour l’encourager à s’améliorer et à retourner l’affronter jusqu’à ce que la mort le fauche en ces vieux jours, pour pouvoir fièrement se présenter devant les hautes portes de la vallée des dieux et pouvoir une dernière fois dresser l’épée, se lever tel l’homme qu’il est pour vaincre ou pour périr. Pour le monde… Pourtant ses yeux étaient ailleurs, deux points d’ambre fixant l’horizon alors que le monde autour d’eux tremblait sous la fureur de quelque souffle malin, transperçant de la morsure du froid qu’il portait tous ceux qui osaient être en travers de son chemin. Puis elle se tourna vers l’être prostré qu’elle avait abandonné dans les étendue neigeuse, doux et accueillant tapis, traître innommable trompant le voyageur ne lui offrant le confort glacé de la mort, l’endormissement perpétuel dont le réveil avait lieux chez Hel, affrontant un futur à l’horreur à nulle autre pareil.

S’approchant de lui à la manière d’un ours affamé, semblant emplir tout l’espace et écraser le monde de sa pesante démarche, condensé de puissance pouvant plier les montagnes à sa volonté, elle lui attrapa le bras, le tirant face à son air médusé, perdu dans quelque labyrinthe aux côtés de Thésée sans Ariane pour en donner le fil. D’un geste à l’indécence réservée avec luxe à ceux qui pouvaient s’en payer le prix, elle lui arracha son gant approchant son visage, son souffle chaud enveloppant les doigts de l’infortuné tombé dans son piège, proie qui ne saurait qu’être dévorée pour calmer l’appétit sans fin de la bête. Sans explication aucune elle l’attrapa, commençant à le tirer vers sa tanière afin de pouvoir à satiété apprécier sa chair alors qu’il s’abandonnait dans les bras de la plus terrible des amantes parcourant le monde. Désespoir est son nom, privant les hommes de leur force, les femmes de leur joie, ne faisant aucune distinction, capable de mettre des armées entières à genoux d’un simple regard, son souffle seul fait frémir même le plus courageux des héros. Car avec elle vient sa sœur la mort, inséparable jumelle dévorant le monde…


Je ne sais pas où vous cherchez à aller comme ça mais à continuer ainsi vous auriez eu de sévères problèmes… Ne croyez pas que je fais ça par pitié, je n’ai juste aucune envie de vous retrouver congelé dans une posture de survie ridicule et de devoir vous dégager de mes terres en vous faisant rouler jusqu’en bas, ou bien de me forcer à vous enterrer. Je ne sais pas si on vous l’a déjà dit, mais vous n’êtes qu’un abruti.

Une voix à peine humaine, semblant venir de quelque caverne recouverte par les éternelles glaces que les dieux seuls pouvaient espérer traverser sans voir l’ombre de la mort s’accrocher à leurs pas, une glace brulante comme si par quelque magie une aura s’était formée autour de la créature irradiant de puissance. Avançant inexorablement, traînant son infortunée proie à travers la tempête qui se levait sifflant autour d’eux et transformant la moindre bourrasque en assaut porté au front par quelques malfaisant génie prenant vie dans la neige et la glace, la formant selon leur meurtrière envie pour transpercer sans vergogne maître et serviteur, libre de toute entrave le monde courrait vers sa fin, Heimdall soufflant dans son cor annonce l’imminence de Ragnarök, le fracas des dieux et des hommes s’armant pour faire face aux géant, le monde tremblant sous le pas des armées qui courant l’une vers l’autre se préparent à d’affronter, choc qui fera trembler le monde… Pourtant au loin, transperçant la blancheur sans fin de l’horizon proche, une tâche noirâtre promesse de secours et d’abri, piquant l’être hagard dont les yeux s’ouvrirent quittant leur rêve étrange et chassant Désespoir pour accueillir Volonté, celle qui fais chanter les armées, celle qui rend l’homme plus fort que les dieux, défiant le monde sans fin par la fierté de ceux qui par leur inflexibilité continueront à avancer.

Avec elle, la chaleur revint dans les membres que le courage avait abandonné, les bras que la force avait abandonné redevinrent vigoureux et la proximité enfin d’un confortable asile fit flamboyer encore une fois cet étrange alchimie mêlant force et courage, folie et volonté. Elixir de puissance qui le fit se redresser tel un géant trop longtemps maintenu au sol, défiant le monde, faisant face sans faillir à la fureur impuissant des éléments déchainés. Voyant sa sauveuse sur le point de défaillir, il la souleva dans ses bras la maintenant assez près de lui pour partager avec elle la chaleur se dégageant de son corps endolorie, commençant l’impitoyable marche vers la salvatrice lumière. Les minutes s’égrenaient, instant d’éternité dont le compte ne saurait être tenu alors que d’un geste héroïque et pourtant simple de la vie, Elric poussa la porte de la petite cabane de bois sombre, passant le seuil en portant dans ses bras celle qui l’avait vaincu. Refermant d’un geste preste et rendu nécessaire par la nature la porte derrière lui, il observa un instant la pièce unique de la maison, meublée de simple manière, presque grossière de par sa conception. Un endroit que l’on ne peut nommer que d’une seule manière en ce monde comme dans les autres : un foyer. Le lieu où chacun revient inexorablement après s’être enfuit aussi loin qu’il le pouvait, celui où les racines se prenaient, un lieu qui toujours vous accueillait à bras ouvert. S’avançant, il déposa la belle dame sur le lit qui devait être le sien avec douceur, comme l’on dépose une fleur fragile n’osant point la brusquer de peur de l’abimer et sans mot dire, il s’avança vers la cheminée où des braises rougeoyantes promettaient un réchauffement sans parcimonie à ceux qui auraient l’obligeance de le nourrir. Réfléchissant un instant, il se saisit de l’une des rare buche se trouvant là et l’ajouta dans le feu attenant quelques instant de voir les flammes crépiter et commencer leur danse hypnotique aux reflets changeants. Enfin, se tournant vers celle qui venait de le sauver il ne put retenir ses mots plus longtemps…


Je ne puis que vous remercier pour votre abri, belle compagnie, mais je n’ai point l’honneur de connaître le nom de la dame dont je dois louer les mérites et la beauté…
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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Mar 28 Déc 2010 - 23:07

Rage et haine, ire et détestation, la nature crachait sa hargne et sa rage au plus profond des gorges et des vallées de ces terres sauvages, repoussant sans cesse les limites de ceux qui luttaient pour leur pathétique survie au milieu de ce chaos lumineux. La progression n’était plus possible, le blizzard la repoussait en arrière si fort qu’elle crut ne jamais plus réussir à avancer vers cette petite maison qui avait connu ses plus ultimes tourments et sa plus profonde solitude. Sa carrure frêle ne pouvait plus supporter les assauts de la tempête, tant et si bien qu’elle hésita un instant à se servir d’Eux.
L’imbécile qui la suivait avait autant de mal à se battre qu’elle contre ce froid transperçant et elle eut pitié de lui…
Jusqu’à ce qu’il triomphe et dans une guerre sans merci contre la mort il l’attrapa aussi soudainement qu’on peut gifler un frère traître, la portant de ses bras et avançant avec volonté et fureur vers les derniers mètres qu’il leur restait à parcourir.
La jeune femme en resta pantoise, dans l’incapacité de réagir tandis que son corps se battait pour garder une température de survie.
Et le tonnerre gronda.
En un sursaut désespéré elle s’accrocha au cou de l’homme sans plus le vouloir que le contrôler, tétanisée par la manifestation de ce dieu parmi les dieux.
Ses ongles s’enfonçaient dans la chair de la nuque d’Elric pendant que son visage tentait de s’enfouir dans sa lourde capuche pour ne plus être aveuglée par les flocons de neige qui auraient certainement désiré les transpercer dans leur vivace et macabre danse.
Et enfin ce fut le calme plat. Sa tête se redressa, elle ne sentait plus la déchirure que causait la rigueur de cet hiver au sommet des montagnes, elle considéra avec des yeux perplexes et perdus sa maison et l’âtre flamboyant avant de sursauter une nouvelle fois, par ce nouveau coup lacérant ses tympans qui lui rappelait la présence divine et la fureur des Dieux. La fureur de Thor qui se vengeait de ces humains impies.
Doucement elle se rendit compte qu’il la déposait sur son lit. Ses gestes étaient doux mais d’une certaine manière pathétique, emplis de fausse poésie et d’une sorte pitoyable prévenance galante. Elle récupéra Abysse qui tremblait tant qu’il lui engourdissait les mains, puis elle le déposa sur la couche, l’emmitouflant d’une couverture qui trainait là, et rassura le petit être en frottant son nez contre le sien, le cajolant de ses doigts maternels.
Solveig regarda le vent se déchainer à travers le carreau glacé au dessus de ce lit, avant de fermer les volets qui claquaient là dehors. L’opération fut délicate et laissa la neige se faufiler un temps, avant de se tarir à mesure que les lourds pans de bois se fermaient en un grincement plaintif de leur pauvre métal fatigué.
Il n’y a nul mot pour décrire la détresse de cette femme alors que, par charité, elle avait laissé un homme rentrer chez elle, ce même homme qui l’avait prise dans ses bras sans même la consulter, et pendant qu’il nourrissait l’âtre d’une buche elle le toisait de haut en bas, pour mieux juger l’ennemi qu’elle avait à affronter.
L’homme.

Celui-ci se retourna et lui parla, sous son regard décontenancé.


Je ne puis que vous remercier pour votre abri, belle compagnie, mais je n’ai point l’honneur de connaître le nom de la dame dont je dois louer les mérites et la beauté…

Elle ne put s’empêcher, sans un sourire, ni un froncement de sourcil, ni même l’ombre d’une expression sur le visage, de lui répondre :


Arrêtez vos simagrées. Je suis simplement Solveig et je vous remets aux Dieux de la montagne dès que ce blizzard cesse.

Se levant elle caressait le bois des murs jusqu’au coffre posé à l’opposé de l’endroit où elle se trouvait, sentant la moindre de ses aspérité et de sa texture, et elle ouvrit la malle, récupérant un épais manteau de fourrure de loup avant de l’envoyer prestement sur l’intrus dont elle ne notifia pas la trace sanguinolente qui souillait encore quelque peu le dessus de ses lèvres. Elle retourna sur le lit où elle s’assit en tailleur, fixant Elric avec conviction et sans une once de respect de la personne. Une kyrielle de questions assaillirent son esprit, cela faisait de longs mois qu’aucune âme humaine ne s’était aventurée ici, que foutait-il donc là ? Le silence au dehors forçait à la concentration de son inspection rigoureuse du mâle qu’il était alors qu’elle attendait patiemment le moindre faux pas pour l’envoyer du côté de chez Hel.
Puis elle se mit à détailler ses traits… Il ne lui inspirait pas tant la méfiance, il y avait comme un je-ne-sais-quoi qui lui rappelait son frère. Ce n’était point sa chevelure, ni ses yeux différents, mais peut être sa carrure. Il avait l’air fort, mais sa stature était bien trop gracieuse pour être celle d’un véritable homme, ou plutôt d’un homme comme elle les connaissait. Il n’y avait que peu de juste milieu entre ces mages valétudinaires de Lleya et ces guerriers rudes aux airs imposants qui peuplaient le village.
Et les questions se mirent à fuser en son esprit inquisiteur et suspicieux. Un homme à l’allure et au visage aussi délicats ne pouvait être que comme son frère l’était.
Maintenant c'était certain, il était un homme qui aimait les hommes et lui foutrait la paix ! Parfait.

Elle ne put s’empêcher de détourner les yeux lorsqu’elle croisa le regard vairon de l’étranger qu’elle dévisageait sans pouvoir détacher son attention de ses traits. Et elle resta prostrée là, contre le mur, avec Abysse sur ses genoux, sans un mot dire, fixant avec détermination les oreilles du petit félin qui s’agitaient à mesure qu’il ronronnait et patinait dans sa couverture.
Et sans s’en rendre compte, elle souriait.
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Elric Dun Culannavatar

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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Ven 14 Jan 2011 - 18:29

Solveig doux nom à l’étrange saveur sauvage, un ours qui se révèle être en fait une délicate fleur souffrant pour pousser dans ses montagnes glaciales, se levant de la place pourtant confortable où il l’avait déposé elle alla jusqu’au coffre en sortant un manteau d’où la grisaille parsemé de blanc ne saurait cacher l’origine. Puis elle retourna de sa gracieuse démarche en son antre, l’observant du coin de l’œil avec une méfiance mêlé d’admiration devant sa beauté divine. Elle n’était toutefois point la seule à l’observer de la sorte, le fauve sauvage et assoiffé de son sang reposait à ses côtés sur le lit l’observant avec une crainte mêlé à une rage hérité de ses plus lointain ancêtre, un prédateur vaincu par sa proie ne pouvait connaître le repos. Elric le savait mieux que personne.

Toutefois alors que leur regard se croisait, elle détourna le regard n’osant point fixer leurs regard l’un dans l’autre alors même qu’elle l’observait d’une fort curieuse manière, son regard glissa en direction de son félin de compagnie, se concentrant sur les mouvements peu assuré de cet être qui n’avait point fini de grandir, se perdant dans les couverture et arrachant un sourire à sa maîtresse. Une éclaircie dans la plus terrible des tempêtes, telle la lune fendant l’obscurité de la nuit, ainsi était le sourire sur ce visage preuve d’un amusement sincère semblant rajeunir sans fin et faire briller sa beauté d’un étrange éclat, un éclat semblable au sien. Un don hérité des dieux, qui telle la lumière au bout d’un obscur tunnel était une bénédiction sans fin pour ceux qui l’observait comme si quelques magie à l’œuvre dans cet acte simple suffisait à ôter le poids des ans et de la fatigue des épaules de ceux qui les portait.

Elle semblait avoir oublié sa présence, et il ne voulait pas par quelques gestes ou parole malencontreux briser ainsi cet instant magique, profitant plutôt de la lumière et du calme que transmettait se doux sourire, semblant les isoler de la tempête qui faisais rage avec plus d’efficacité encore que la petite maison. Une frêle créature dont la réaction face à son félin compagnon ne pouvait qu’attendrir son cœur d’artichaut, pourtant se dernier souffrait du souffle chaud s’échappant de l’âtre où les flammes dansaient alors même que son corps transi ne semblait vouloir se réchauffer. Laissant tomber là la peau de bête qui lui fut si gracieusement fournit, il commença à défaire d’un sensuel mouvement à la lenteur presque obligé les attaches de son armure détrempée, déposant cette dernière ruisselant encore de la fureur des cieux il prit la peau de bête et d’un mouvement intemporelle s’essuya le haut du corps de la fine pellicule de sueur et d’eau mêlée le recouvrant…

Puis une fois son être à nouveau sec et profitant de la douce chaleur des flammes dansante, il suspendit son armure afin que cette dernière puisse atteindre le même état que sa personne, enfilant d’un geste vif la peau de loup qui glissait doucement sur sa peau en un soyeux chuintement avant de doucement respirer, sentant remonter de ce vêtement étranges des effluves qui n’étaient guère sans rappeler celle émanant de la jeune dame l’ayant accueillit en son gîte. Se tournant vers cette dernière il lui sourit d’une manière à la fois franche et tendre.

Je ne puis que vous remercier ma dame de votre hospitalité sauvegardant ma vie, puis je vous être d’une aide quelconque ? Demandez et je ferais mon possible pour vous porter assistance…
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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Sam 15 Jan 2011 - 21:04

Un cliquetis se fit entendre, geste naturel qui consista à forcer le mouvement de sa tête afin qu’elle voit l’homme ôter doucement son armure. Ses gestes étaient presque ceux des héros des légendes aux conquêtes aussi nombreuses que les étoiles dans le ciel tant la beauté et la force irradiait de leurs traits. Les yeux de Solveig ne purent se détacher de ce dos puissant barré d’une large cicatrice. Elle en fut un moment perplexe et ne réagit pas quand il se retourna, épongeant sa peau brillante comme l’aurait fait Ioric. Ce point commun l’avait retournée, sauf que son dos à elle portait de bien plus nombreux stigmates, et elle se demanda un instant comment on ne pouvait pas avoir honte de ce genre de marques alors qu’elle avait tant de mal à les accepter.
Avec tout autant de grâce il enfila le manteau de fourrure, les démarcations des muscles de son ventre et de son torse se détachant de la couleur claire de la toison qui ne les recouvraient pas entièrement.
Solveig tourna la tête et attrapa Abysse qui avait l’air vraiment mécontent de la présence d’Elric sur son territoire. Un instant elle crut lire de la jalousie en sa moue méfiante et contrariée. Lui était humain, et c’était lui qui l’avait ramenée en son foyer avec la seule force de ses bras et de sa volonté, tandis que lui tremblait, trop petit et trop chat pour ne pouvoir aider sa maitresse et amie.


Je ne puis que vous remercier ma dame de votre hospitalité sauvegardant ma vie, puis je vous être d’une aide quelconque ? Demandez et je ferais mon possible pour vous porter assistance…

Si je puis vous demander quelque chose, ce sera de m’aider à couper suffisamment de bois pour que je puisse tenir tout l’hiver, si cela ne vous incombe pas d’une trop lourde tâche ni ne vous prend trop de votre temps.

Le bruit de la couverture se froissa et avec subtilité lorsque Solveig se leva puis se posta devant Elric avant de fermer d’un seul et rapide mouvement de main l’un des gros boutons du vêtement, tout en ne pouvant laisser ses yeux s’égarer aux alentours de ses prunelles dissemblables.
Le langage du corps était l’un des arts que Solveig maitrisait le mieux. Et son silence, ce geste vif et nonchalant, puis cette fausse indifférence feraient peut être comprendre à son invité qu’il n’était pas ici à même de pouvoir s’exhiber à moitié nu, de comprendre que son hôte était une personne prude mais toutefois autoritaire qui décidait plus qu’elle ne se laissait imposer certains choix ou situations.
Si sa retraite n’avait pas été aussi isolée et silencieuse, sa tendance naturelle aux colères aux joutes verbales auraient trahi la haine qu’elle essayait de masquer depuis bien longtemps pour tous ceux dont le genre était différent du sien.
Peut être était-il temps d’oublier un être qui était mort et de réfléchir longuement sur le sens des choses et ce qu’étaient les gens. Elle ne pourrait pas oublier ces gestes mais tentait avec peine, luttant contre elle-même, se disant que tous n’étaient pas faits de la même essence que la majorité des Linden… Il y avait bien les mages, il y avait bien Ioric, après tout.

Continuant dans sa lancée, elle déposa le chaton au sol et ferma les boutons jusqu’au cou de son invité avant d'aller attiser un peu plus le feu pour aller remettre la marmite de bouillon dans l'âtre.

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MessageSujet: Re: {Montagnes d'Ymir} L'abominable homme des neiges - Privé   Sam 4 Juin 2011 - 15:46

Le doux bruissement de la fourrure glissant avec légèreté de sa peau d’albâtre alors qu’avec la grâce d’un fauve, félin à la majesté implacable, elle se redressait s’approchant de lui d’une démarche presque sinueuse comme un appel venant d’un autre monde, un être transcendant la réalité pour imposer dans sa glorieuse présence sa volonté aux éléments déchainés dont la violence semblait se calmer à la mesure du battement ininterrompue des battements sourds d’un cœur à la puissance dépassant l’imagination. Elle se dressait devant lui telle une statue de glace à la grâce et la beauté figé pour l’éternité alors même que ses yeux luisaient d’une étrange chaleur lorsqu’ils croisèrent les siens, une main à la peau douce qui d’un geste rapide et prude, pourtant presque gêné referma sa veste, scellant les pans de fourrure et son corps transi d’avoir affronter les éléments déchainés, vengeance immature d’être qui le craignaient sachant que le jour venait où il les détrôneraient reprenant sa place dans l’ordre de l’univers. Pourtant, alors même que ses yeux voyait la beauté, son cœur se serrait et son âme ne pouvait s’empêcher de hurler vers les cieux, comme si quelques part sous le vernis visible de cette exquise beauté, une blessure profonde et tenace, une menace aussi planait, un mystère à la douleur insoutenable pouvant happer sans crainte le plus puissant des être pour le faire tomber dans les tourments éternels. Il ne put mener ses réflexions à leur terme surpris de la voir se baisser pour déposer le chat dont il n’avait pas même remarqué la présence tellement il était absorbé par son observation de dame Linden, puis d’un geste vif elle finit de refermer sa veste avant de se retourner, attisant les flammes pour s’occuper du repas brisant le charme pour laisser à nouveau place à la violence des éléments, aux sifflements et aux coups portés par la tempête à la frêle chaumière, frêle et tellement solitaire, si frigide…

Bien sûr, je ne dispose que de peu de temps, mon devoir me poussant vers l’est mais je puis sûrement vous aider…

En effet, l’ancien avait su se montrer patient de son vivant alors qu’il disposait désormais de tous son temps dans la mort, il ne lui en voudrait sûrement pas pour un jour ou deux de retards au calendrier, dont il ne s’était en outre jamais soucié. Il lui semblait par ailleurs bien plus important d’apporter son soutien en ce lieu. Le repas passa, morne et dans le silence, même si jamais bouillon n’avait semblé aussi délicieux, une nourriture digne d’un prince ou d’un roi, met auquel aucun de ses être gonflé d’orgueil et d’importance ne saurait donner sa juste valeur. Puis vint le moment fatidique de se coucher, s’appuyant contre l’âtre Elric regarda son hôte gênée se coucher, lui souhaitant une bonne nuit alors que lui-même regardait sa lame, plongeant dans les ténèbres de ses souvenirs, des ténèbres à l’obscur couleur carmin envahissant tout, chacune des âme venant le tourmenter pour ses méfaits, pour son devoir…

Un tintement, comme celui d’une cloche. Il ouvrit les yeux reconnaissant le signal entre mille, son instinct déjà chassant les brumes du sommeil alors qu’il se redressait doucement toute douceur ayant quittés ses traits, laissant place à une ferme détermination, à la glace et l’acier entourant son cœur et son âme. Dehors la tempête s’était calmé laissant place aux premières lueurs perçante de l’aube, illuminant la création d’un éclat presque magique, faisant brillé la fraiche neige et la glace d’une lumière changeante et pourtant tellement magnifique. Mais il ne vit rien de tout cela, d’un geste ferme il laissa retombé la fourrure qui lui avait tenu si chaud et dont l’odeur embaumante l’avait accompagné pour enfiler avec quelques cliquetis à la limite de l’audible sa côte de maille et saisir ses armes. Ils seraient bientôt là…


[HJ : bon s’est repartit je pense, je te laisse raconter le repas si tu le désir, ainsi que le moment où elle se couche. Je voulais te laisser libre de l’interprétation. Ensuite à toi de voir Wink]
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