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 Réjouissances Dansantes [Evènement - Fête de Mannheim]

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MessageSujet: Réjouissances Dansantes [Evènement - Fête de Mannheim]   Jeu 14 Juil 2011 - 19:48




Etonnants. Les enfants sont étonnants. Que l’on soit adulte, vieillard, sage ou ignorant, roi ou paysan, l’enfant restera toujours un mystère complexe qu’il est impossible de comprendre dans sa globalité. Pourquoi plonger ses mains dans la terre avant de s’essuyer la bouche, pourquoi exiger de mettre sa plus belle robe pour aller courir au milieu des ronces, pourquoi jouer à chat dans un couloir emplit d’ornements? Serait-ce que l’enfant n’a aucune conscience du danger et de la logique, ou bien simplement une manière de vivre… A quoi pense l’enfant? Pense-t-il seulement à quelque chose de concret? L’enfant est-il dans le réel.

La voix perçante de la plus jeune de ses filles extirpa brusquement Cid II de ses pensées, dans lesquelles il semblait avoir trouvé refuge depuis quelques minutes déjà. Les joues rougies couvertes de larmes empêchaient Aleanor, la mignonette Aleanor aux cheveux coupés courts, de parler distinctement. Le Roi, un sourire aux lèvres, s’accroupit au milieu de l’interminable couloir où étaient exposés les portraits de ses ancêtres, et plaça délicatement ses longues mains sur les épaules fragiles de sa benjamine. Ses immenses yeux verts plein de larmes fascinaient l’homme depuis la naissance de ce dernier enfant. D’un revers de manche, il essuya le visage coulant de la fillette il lui caressa les cheveux avec amour. Encore légèrement tremblante, Aleanor se calma et prit quelques grandes inspirations, le regard planté dans celui de son père.

Ravalant de nouvelles larmes, la petite laissa Cid II l’embrasser sur le front et frotta énergiquement ses yeux mouillés. L’homme, habillé de ses plus somptueux vêtements, lui murmura quelques mots à l’écoute desquels elle éclata de rire. Le sourire retrouvé, Aleanor, princesse de son état, trépigna pour pouvoir monter dans les bras de son père avant qu’une jeune femme aux longs cheveux bruns tressés ne débouche dans le couloir, essoufflée, et mette fin au caprice. La fillette dut alors se rendre à l’évidence, elle se devait de retourner avec sa nourrice. Dans un grognement d’animal, elle traversa le couloir à toute allure, provoquant le rire chez le roi et ses deux gardes du corps.

Cid II se releva, imposant, dépliant son corps puissant. La longue cape noire et or qui l’enveloppait complètement était incrustée de joyaux et lui sciait à merveille. Présente depuis l’arrivée de sa plus jeune fille, la reine Draedia, sublime dans sa robe pourpre, observait son époux avec fierté. Plus que le souverain confiant et adulé, que le combattant courageux et vigoureux, c’était un homme fait et un père de famille remarquable. Et en ce jour au combien important, il allait offrir lui-même aux habitants d’Yggdrasil le discours de paix qui lui tenait tant à cœur. Si Balder le Brillant, prestigieux fils d’Odin, était un homme, il serait Cid II. La magnifique Draedia vint se placer auprès de son mari, et lui serra la main avec tout l’amour donc elle était capable. Un regard s’échangea entre le couple royal, doux et brillant.

Le garde du corps, après avoir prononcé ces quelques mots, fit un pas et déverrouilla la porte donnant sur le balcon principal du château de Mannheim. Dehors, la foule s’était entassée sur plusieurs dizaines de mètres et hurla de joie à l’apparition du souverain et de sa femme. Yggdrasil s’était donné rendez-vous au centre de la capitale de Midgard. Cid II salua la multitude d’êtres présents, étonné d’une telle influence, soutenu par son épouse dont le visage rayonnait de bonheur. Lorsqu’au bout d’une dizaine de minutes le parterre se fut enfin apaisé, le roi déroula le discours qu’il avait lui-même rédigé durant la nuit, et se clarifia la voix.

« Aux hommes, femmes et enfants des contrées d’Yggdrasil, je souhaite la bienvenue au cœur de mon royaume. A l’occasion des 100 ans d’une Paix commune au combien indispensable, j’ai souhaité inviter ici-même les habitants d’Yggdrasil, quelle que soit leur race, leur peuple ou leurs coutumes, à venir prendre part aux festivités préparées par notre chère capitale. Tous…

Les têtes levées vers le ciel relativement clair écoutaient avec passion les dires de cet homme lumineux qui avait rendu à Midgard la splendeur qu’elle avait connu au temps du règne d’Elizabeth II, grand-mère de l’actuel souverain. Cid II possédait un charisme hors du commun qui faisait de lui un personnage adoré de ses sujets, et ce depuis sa plus tendre jeunesse passée parmi les chevaliers de Mannheim. La foule observait cet être qu’elle savait blessé et qui pourtant résistait aux forces magiques qui lui dévoraient les entrailles. En effet, une dizaine d’années plus tôt, le roi avait été victime d’une attaque qui visait clairement à son extinction, et que grâce à ses reflexes et au courage de ses hommes de main il avait en partie réussi à éviter. Le maléfice l’avait pourtant effleuré, et chaque année passant sa vue baissait un peu plus. Malgré cet incident, l’homme était resté debout et continuait à servir son peuple comme le voulait la tradition de la famille royale de Midgard.

…Vivez, êtres de toutes contrées. Vous êtes mes invités pour ces quelques jours de partage et de réjouissances, j’espère de ce fait que Mannheim sera à la hauteur de vos espérances. »

La foule applaudit à tout rompre le roi et la reine, qui furent bientôt rejoint par leurs neuf enfants. Cid II posa une main emplit de fierté sur l’épaule déjà robuste de son aîné, Cid III, jeune homme plein de promesses à qui reviendrait la couronne de Midgard. Se tenant légèrement en arrière-plan, les jumelles Hannah et Faeris, tout juste femmes, saluaient elles-aussi, protégées par trois juges chargés de leur sécurité. Les plus jeunes, Joran, second fils du couple, Morwen et Illysaviel, entouraient la reine, qui soutenait quant à elle Aleanor et Jade, les deux benjamines, dans ses bras. Il fut alors temps de quitter le balcon pour traverser le château et se rendre dans la salle de bal, où se tenaient déjà les premiers invités.

Cid II eut tout juste le temps de caresser la joue de sa femme que déjà arrivait le moment d’apparaître dans la salle de bal, magnifiquement ornée pour l’occasion. Son entrée fut accompagnée d’applaudissement et dès lors qu’il fut assis sur le trône central, on vint le voir pour le féliciter de la plus galante manière qui soit. Draedia prit place à sa droite et Cid III à sa gauche, légèrement tendu. Les jumelles à l’étrange chevelure rougeâtre n’avaient pas reparu dans la salle, et les six autres enfants en étaient déjà à retrouver leurs amis, surveillés à distance par les nombreux gardes présents dans l’immense pièce. Un groupe de musiciens installés à l’autre bout de la salle inspira à l’unisson et s’engagea dans le premier morceau.

La fête annoncée de Mannheim venait de débuter.
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Réjouissances Dansantes [Evènement - Fête de Mannheim]

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